Présentation :

La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

samedi 10 février 2018

Quid des Lévites ?

Alors que certains peuples de l'Antiquité ont complètement disparu ou ont perdu leur identité parce qu'ils ont été absorbés par d'autres nations, la Bible avait prédit, il y a plus de trois mille ans, que les descendants du peuple sacerdotal de l'ancien Israël, les lévites, subsisteraient jusqu'à la fin. De plus, certaines passages, révélant même le destin prophétique des lévites, avaient annoncé qu'ils seraient toujours identifiables parmi les peuples et les nations d'aujourd'hui.

Qui sont les lévites et d'où viennent-ils ?

Lévi, l'ancêtre des lévites, est le troisième fils que Léa, fille de Laban, donna au patriarche Jacob :

«Elle conçut de nouveau, et enfanta un fils. Elle dit : «Ah ! désormais mon époux me sera attaché, puisque je lui ai donné trois fils.» C'est pourquoi on l'appela Lévi.» (Gen. 29 : 34, version Zadoc Kahn).

Malgré la bénédiction peu favorable que Jacob donna à Lévi et Siméon à la fin de sa vie à cause de leur réaction violente dans la vengeance du déshonneur de leur sœur Dina (Genèse 34), le destin des descendants de Lévi n'en fut pas moins honorable et prestigieux.

« Siméon et Lévi sont frères : ils s'accordent pour agir avec violence, mais je ne participerai pas à leur complot, je n'assisterai pas à leurs rencontres, car dans leur colère ils ont tué des hommes et par plaisir ils ont mutilé des taureaux. » (Gen. 49 : 5-6).

En effet, quoique la tribu de Lévi n'obtint pas de terres en héritage, elle reçut néanmoins la prestigieuse fonction sacerdotale et le bénéfice de la dîme.

« ... Je disperserai leurs descendants en Israël, je les éparpillerai dans tout le pays. » (Gen. 49 : 7).

« Les prêtres-lévites et les autres membres de la tribu de Lévi ne recevront pas de terres en partage comme le reste des Israélites. Pour se nourrir, ils disposeront des sacrifices offerts au Seigneur et des autres biens qui lui reviennent. Ils n'auront pas de territoire parmi les Israélites, car leur privilège est de servir le Seigneur, comme il le leur a dit. » (Deut. 18 : 1-2).

«Quant aux enfants de Lévi, je leur donne pour héritage toute dîme en Israël, en échange du service dont ils sont chargés, du service de la Tente d'assignation.» (Nom. 18 : 21, v. Zadoc Kahn).

Les cohanim

C'est également au sein de la tribu de Lévi, et plus particulièrement parmi les descendants d'Aaron, que la caste des prêtres (cohanim en hébreu) fut constituée. Alors que les cohanim (cohen au singulier) exerçaient la prêtrise, les lévites, leurs frères, les assistaient dans des tâches subalternes mais non moins importantes.

« Tu décréteras que les lévites sont à la disposition d'Aaron et de ses fils, pour l'entretien du sanctuaire, en tant que délégués des autres Israélites. Tu veilleras à ce que seuls Aaron et ses fils exercent le ministère de prêtres ... » (Nom. 3 : 9-10).

Le rôle des lévites et des cohanim

Ainsi, d'une façon générale, les membres de la tribu de Lévi s'occupaient de la gestion du culte, depuis l'allumage du feu pour les sacrifices, jusqu'aux psaumes chantés lors des fêtes ou l'ouverture des portes du Temple. Ce service se déroula d'abord dans la Tente d'assignation au désert, puis ensuite au sein du Temple de Jérusalem. Les descendants d'Aaron (les cohanim) ayant plus spécialement leur fonction au sein même du Sanctuaire (I Chron. 15).

« Au sujet des descendants de Lévi, Moïse déclara : « Seigneur, tu as confié les dés sacrés à tes fidèles serviteurs, les descendants de Lévi, après les avoir mis à l'épreuve à Massa et les avoir jugés dans l'affaire de Mériba. Ils ont montré plus d'amour pour toi que pour leurs parents, leurs frères ou leurs enfants, lorsqu’ils ont obéi à ton ordre et respecté ainsi ton alliance. Ce sont eux qui enseignent aux Israélites les commandements de ta loi, et qui présentent sur ton autel les offrandes de parfum et les sacrifices complets. Seigneur, renouvelle leurs forces et bénis tout ce qu'ils entreprennent. Brise la résistance de leurs adversaires pour qu'ils ne se redressent plus jamais. » (Deut. 33 : 8-11).

« Oui, c'est le rôle du prêtre d'enseigner aux hommes à connaître Dieu, c'est lui qu'ils viennent consulter au sujet des règles à appliquer, car il est le porte-parole du Seigneur de l'univers. » (Mal. 2 : 7).

Quelques lévites et cohanim connus dans les Écritures :

  • D'abord Moïse, l'homme qui fit sortir les Hébreux hors d’Égypte (Exode 2),
  • Son frère, Aaron, l'ancêtre des cohanim (Exode 4 : 14),
  • Samuel (I Samuel 1),
  • Élie (qui était probablement lévite puisque Jean le Baptiste, le ''second Élie'', l'était),
  • Ézékiel (Ezék. 1 : 1),
  • Esdras (Esdras 7),
  • Jérémie (Jér. 1 : 1),
  • Aggée (Esdras 5 : 1),
  • Zacharie (Néh. 12 : 16),
  • Et Jean le Baptiste (Luc 1).

Une prophétie pour notre époque ...

«L'armée céleste ne saurait être dénombrée, ni mesuré le sable de la mer : ainsi je multiplierai la postérité de mon serviteur David et les lévites attachés à mon service.» (Jér. 33 : 22, v. Zadoc Kahn).

Chers lecteurs, quelque soit l'endroit où vous habitez, je vous invite à consulter l'annuaire téléphonique de votre ville pour vous rendre compte que la fréquence de noms comme Cohen, Cahen, Coën, Cohn, Kahn, Kahane, Lévi ou Lévy attestent bien de la pertinence de cette ancienne prophétie. Les descendants du patriarche Lévi et Aaron, le frère de Moïse, sont nombreux et représentent une bonne partie de la population juive actuelle.

Le Seigneur ne ment pas ! Les descendants de Lévi et d'Aaron existent toujours, et, actuellement, certains d'entre-eux se rassemblent et se forment dans la yéchiva « Ateret Cohanim » à Jérusalem en vue de se préparer au service sacerdotal qui prendra place dans un Temple qu'ils souhaitent voir rebâti à Jérusalem.

... et pour le futur

On pourrait se demander alors, si ce service lévitique sera également rétabli dans le Temple du Millénium, lorsque le Messie sera revenu sur terre. La réponse est oui, et elle nous est donnée au chapitre 44 du livre d’Ézékiel, dont les chapitres 40 à 48 décrivent en détail le service sacerdotal dans ce futur Temple du Millénium.
C'est ainsi que le rôle dévolu aux lévites sera identique à celui qu'ils avaient à l'époque du premier et du deuxième Temple :

« Je ne les chargerai que des tâches secondaires nécessaires au fonctionnement du temple. » (Ezék. 44 : 14).

Et pour les cohanim, seuls ceux qui descendent de la lignée de Tsadok seront autorisés à exercer leur fonction au sein même du Sanctuaire :

«Ce sont eux qui auront accès dans mon sanctuaire, eux qui s'approcheront de ma table pour me servir et veilleront à mon observance.» (Ezék. 44 : 16, v. Zadoc Kahn).

Remarquez qu'il s'agit bien du Temple du Millénium, car il sera possible de voir arriver le Seigneur par la porte orientale quand Il entrera dans son Temple pour y siéger :

« L'homme me conduisit à la porte orientale. Je vis alors la glorieuse présence du Dieu d'Israël venir de l'est ... » (Ezék. 43 : 1-2, et verset 4).

« Le Seigneur me dit : - Toi qui n'es qu'un homme, regarde ce lieu : là est mon trône, c'est là que je pose les pieds. Je vais demeurer parmi les Israélites pour toujours ... » (Ezék. 43 : 7).

« 1... Soudain, il entrera dans son sanctuaire, le Maître dont vous souhaitez la venue, le messager de l'alliance que vous appelez de vos vœux : le voici qui vient, dit l'Eternel-Cebaot. 2 Mais qui est de force à supporter le jour de son arrivée, à demeurer ferme quand il fera son apparition ? Car il est comme le feu du fondeur, comme la potasse des blanchisseurs. 3 Il se mettra à fondre, à épurer de l'argent : il purifiera les fils de Lévi et les affinera comme l'or et l'argent, afin qu'attachés au service de l’Éternel, ils présentent des offrandes avec piété. » (Mal. 3 : 1-3, v. Zadoc Kahn).

Quant sera-t-il des élus ressuscités ?

L’Écriture est tout à fait claire et sans équivoque quant à la destinée et au rôle de ceux et celles (Juifs et non-Juifs) qui auront crû dans le Seigneur et qui auront accepté, en se repentant, son sacrifice pour leurs propres péchés.
Les véritables croyants sont considérés comme des prêtres de Dieu et leur place sera aux côtés du Seigneur.

« Le Christ nous aime, il nous a délivrés du péché par sa mort et a fait de nous un royaume de prêtres pour servir Dieu, son Père. A Jésus-Christ soient la gloire et la puissance pour toujours ! Amen. » (Apoc. 1 : 5-6).

« Tu as fait d'eux un royaume de prêtres pour servir notre Dieu, et ils régneront sur la terre. » (Apoc. 5 : 10).

« Heureux et particulièrement bénis sont ceux qui ont part à cette première résurrection ! La seconde mort n'a pas de pouvoir sur eux ; ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils régneront avec le Christ pendant mille ans. » (Apoc. 20 : 6).

C'est ainsi, qu'aux côtés des lévites et des cohanim, qui exerceront un sacerdoce physique et matériel dans le Temple du Millénium, il y aura les élus ressuscités qui seront des prêtres spirituels au côtés du Seigneur, notre Roi et notre Grand-prêtre.

« Jésus est donc le Grand-prêtre qu'il nous fallait. Il est saint, il n'y a aucun mal et aucun péché en lui, il a été séparé des pécheurs et élevé au-dessus des cieux. » (Héb. 7 : 26).

Février 2018
Jacquy Mengal

lundi 15 janvier 2018

Controverse sur l'emplacement du Temple de Jérusalem

Chers lecteurs, voici un article que je n'aurais jamais pensé écrire, tant il me paraissait évident que les deux temples successifs de Jérusalem avaient été bâtis sur le site du mont du Temple, connu aussi sous le nom d'Esplanade des mosquées.

Le sujet de la controverse

L'idée selon laquelle les Temples de Salomon et Zorobabel s'élevaient jadis, non pas sur le mont Moriah (le mont du Temple), mais plutôt dans la Cité de David est en train de gagner de plus en plus de terrain. Cette idée étant même acceptée et relayée par quelques historiens et biblistes.

C'est ainsi que les partisans de cette théorie affirment que Salomon aurait bâti le Temple de YHWH dans le secteur où l'Archéologue Eilat Mazar a mis au jour les restes du palais supposé du roi David en 2005.
On a effectivement découvert à cet endroit, situé sur les hauteurs de la Cité de David et en surplomb de la source de Gihon, les vestiges d'un bâtiment dont la taille suggère qu'il s'agirait plus d'un palais que d'une simple habitation.
En outre, la présence même de la source de Gihon à proximité de ce lieu serait pour nos contradicteurs un indice prouvant que le Sanctuaire se trouvait à cet endroit. Un passage clé du livre des Psaumes est souvent cité à l'appui de leur revendication, à savoir :

''Et ceux qui chantent et ceux qui dansent s'écrient : Toutes mes sources sont en toi.'' (Ps. 87 : 7, version L. Segond).

D'où vient cette théorie ?

Étonnamment l'idée n'est pas neuve ! C'est le météorologiste et bibliste américain Ernest L. Martin (1932-2002) qui l'exposa en 1999 dans son livre intitulé ''The Temples that Jerusalem Forgot''. Cet homme, qui fut professeur à l'Ambassador Collège de Pasadena pendant une quinzaine d'années, collabora aux fouilles archéologiques sur l'Ophel à Jérusalem pour le compte de l'Ambassador Collège avec Benjamin Mazar de l'Université hébraïque de Jérusalem.
Ernest Martin avait quitté l'Ambassador Collège en 1974, mais cette expérience archéologique lui avait probablement donné la conviction que le Temple s'élevait, non pas sur le site d'Haram al-Charif (le mont de Temple), mais plutôt dans la Cité de David au-dessus de la source de Gihon.

Quoique cette théorie ne rencontrât pas énormément de succès à ses débuts, la polémique ne tarda pas à naître parmi les spécialistes concernés et, aux échanges d'articles et études réciproques, succédèrent des livres appuyant telle thèse ou telle autre. (Je vous renvoie aux sites web des protagonistes, si le débat vous intéresse).

Il est néanmoins regrettable de voir surgir à nouveau cette théorie aujourd'hui, d'autant plus que, depuis la parution du livre de Monsieur Martin, de nouvelles découvertes archéologiques réalisées dans la Cité de David, sur l'Ophel et autour du mont du Temple tendraient à prouver que les deux temples s'élevaient bien sur le mont du Temple et non pas dans la Cité de David. Et, il n'est probablement pas impossible que Monsieur Martin fût revenu sur sa théorie, s'il eût été toujours vivant aujourd'hui.

Je vous invite, par ailleurs, à découvrir les nombreuses études et livres écrits par des scientifiques sérieux et reconnus comme Madame Eilat Mazar, spécialiste de l'archéologie biblique, l'Archéologue Dan Bahat et l'Architecte Leen Ritmayer, qui a collaboré avec son épouse Kathleen aux fouilles de Benjamin Mazar.

Où s'élevait alors le Temple ?

A quelques dizaines de mètres près, nous ne savons pas précisément où se trouvait le Temple, puisque sans l'autorisation de la Wafq, dépendante de l'Autorité palestinienne, qui est responsable de l'administration de l'Esplanade des mosquées, il est hors de question d'envisager quelque sondage que ce soit et encore moins d'organiser une campagne de fouille approfondie sur le site ; ce qui est bien évidemment dommage, ne fût-ce que pour la vérité historique.
Il nous reste donc à investiguer et analyser les structures anciennes existantes comme les ruines, les murs de soutènement toujours en place, les portes murées, les repères géographiques, les vestiges et artefacts découverts, sans oublier les sources littéraires bibliques, talmudiques et profanes abondantes et si précieuses.

Ainsi, selon les spécialistes convaincus que le mont du Temple est le bon site, le Sanctuaire devait s'élever, soit sur l'emplacement de la mosquée du Dôme du Rocher, soit juste au nord de cette mosquée, ou alors au sud, entre la mosquée du Dôme du Rocher et la mosquée Al Aqsa.
Mais, il est certain que le Temple s'élevait bien sur le mont du même nom et non pas sur l'Ophel ou sur les hauteurs de la Cité de David située quelque cinq cents mètres plus bas que le mont Moriah.

Au cours des fouilles de l'Ophel, l’Archéologue Benjamin Mazar avait d'ailleurs retrouvé, en contre-bas du mur de l'Esplanade, une pierre gravée portant l'inscription hébraïque : ''... pour la place de la sonnerie de la trompette''. Cette pierre provenant vraisemblablement du haut de l'Esplanade indiquait l'endroit où le lévite sonnait de la trompette pour annoncer le début et la fin du shabbat.

Quelques arguments tirés des Écritures

Nous n'allons pas passer en revue tous les arguments des uns et des autres pour étayer notre hypothèse : ils sont nombreux et déjà largement publiés. Mais permettez-moi tout de même d'en mentionner quelques-uns qui me semblent suffisamment pertinents.

- D'abord, tous ceux qui ont déjà visité le site de la Cité de David auront bien du mal à imaginer la présence d'un temple aux côtés du palais du roi, dont les ruines sont à présent accessibles aux visiteurs. Or, la configuration des vestiges mis au jour à cet endroit par Eilat Mazar correspond plus à un palais qu'à un temple.

''Hiram, roi de Tyr, envoya une délégation à David. Il lui fit livrer du bois de cèdre et lui envoya aussi des charpentiers et des tailleurs de pierres, pour lui construire un palais.'' (II Sam. 5 : 11, version en français courant).

- De plus, le palais du roi se trouvait bien sur les hauteurs de la Cité de David, puisque cette position permit au roi de contempler la beauté de Bethsabée qui se baignait (forcément en contre-bas du palais !).

''Vers le soir, David se leva de sa couche et se promena sur la terrasse de la demeure royale, d'où il aperçut une femme qui se baignait : cette femme était fort belle.'' (II Sam. 11 : 2, v. Zadoc Kahn).

- D'autre part, le texte nous dit bien que le lieu où fut édifié plus tard le Temple appartenait à un certain Aravna, et que David lui acheta cette terre pour bâtir un sanctuaire au Seigneur.

''- Majesté, pourquoi viens-tu chez moi ? - Je désire t'acheter cet emplacement-ci, répondit David. Je veux y construire un autel pour le Seigneur, afin que le fléau qui c'est abattu sur le peuple prenne fin.'' (II Sam. 24 : 21, v. en français courant).

Cet emplacement ne se trouve donc pas dans la Cité de David, puisque le roi a acheté cette terre, alors que la forteresse de David fut prise de force sans négociation !

''Mais David s'empara de la forteresse de Sion, qui est la Cité de David.'' (II Sam. 5 : 7, v. Zadoc Kahn).

- Remarquez également ce détail géographique révélateur :

''18 (...) - Monte sur l'aire où Aravna bat son blé, et construis là un autel pour le Seigneur. (...) 20 D'en haut, Aravna vit le roi et ses ministres qui venaient vers lui...'' (II Sam. 24 : 18, 20, v. en français courant).

Tous ceux qui ont visité ce lieu comprendront parfaitement pourquoi David, depuis son palais, dut monter pour aller à la rencontre d'Aravna. Il y a effectivement une forte dénivellation entre ces deux points. C'est pour cette raison que l'aire d'Aravna (le mont du Temple) était parfois comparée à une montagne ou une colline.

''...Jérusalem s'appellera [maintenant] ''la ville de fidélité'' et la montagne de l’Éternel-Cebaot ''la montagne sainte''.'' (Zach. 8 : 3, v. Zadoc Kahn).

- Quant au palais du roi Salomon, il ne fait aucun doute qu'il fut bâti en dehors de la forteresse de David, et vraisemblablement à proximité du Temple (voir I Rois, chapitres 6 et 7).

''Le roi Salomon épousa une fille de Pharaon, roi d’Égypte, et, par ce mariage, il s'allia avec le Pharaon. Il amena sa femme dans la Cité de David à Jérusalem, en attendant d'avoir fini de bâtir son propre palais, ainsi que le temple du Seigneur et les murailles qui entourent Jérusalem.'' (I Rois 3 : 1, v. en français courant).

Notez que les murailles, dont il question dans ce passage ci-dessus, sont celles que Salomon ajouta aux premières murailles de la cité jébusienne (la Cité de David) conservées par le roi. Une section de cette muraille édifiée à l'époque de Salomon fut mise au jour en bas de l'Ophel par Eilat Mazar en 2010.

- Et, dès que le Temple fut bâti, Salomon fit transporter le coffre de l'alliance de la Cité de David au Temple nouvellement inauguré. Ce qui nous montre une fois encore que le Temple ne se trouvait pas dans la Cité de David.

''A ce moment-là, le roi Salomon invita les anciens du peuple, les chef des tribus et les représentants des vieilles familles d'Israël à se rassembler auprès de lui à Jérusalem, pour transporter le coffre de l'alliance du Seigneur depuis la Cité de David, qu'on appelle également Sion, jusqu'au temple.'' (I Rois 8 : 1, v. en français courant).

- Un autre passage du Nouveau testament est aussi utilisé par nos contradicteurs pour affirmer qu'il n'y a jamais eu aucun temple sur l'Esplanade des mosquées.

''5 Quelques personnes parlaient du temple et disaient qu'il était magnifique avec ses belles pierres et les objets offerts à Dieu. Mais Jésus déclara : 6 - Les jours viendront où il ne restera pas une seule pierre posée sur une autre de ce que vous voyez là ; tout sera renversé.'' (Luc 21 : 5-6, v. en français courant).

Ainsi, selon nos contradicteurs, le mur du Kotel (le Mur occidental) constituerait une preuve que le Temple ne se trouvait pas sur l'Esplanade, puisque ce mur, dont on peut admirer les nombreuses pierres posées les unes sur les autres, est toujours en place. Mais le Mur occidental n'est qu'un mur de soutènement de l'Esplanade, et n'a jamais été un des murs du Sanctuaire. Par contre, il n'y a effectivement plus aucun mur du Temple debout. Cet argument n'est donc pas valable et la prophétie de la destruction du Temple bien accomplie en l'an 70. C'est, d'ailleurs, après cette destruction que la dixième légion romaine s'installa sur l'Esplanade.

Une théorie qui plaît à certains !

Il est vrai que certains croyants sont impatients de voir un troisième Temple rebâti à Jérusalem, comme cela est prophétisé dans plusieurs passages des Écritures. Ces gens se rendent évidemment bien compte que cette reconstruction sera difficile à réaliser sur l'Esplanade, d'où cet intérêt pour un site qui poserait beaucoup moins de problème, selon eux. Mais cela correspond-t-il à ce qui est écrit ? ...

Cet article a également été publié sur « Ops & Blogs » du Times of Israel :

Janvier 2018
Jacquy Mengal

lundi 1 janvier 2018

Le libre arbitre - Tout est-il décidé d'avance ?

Certains passages de la Bible semblent, a priori, se contredire, lorsqu'il est question de l'omniscience de Dieu, du libre arbitre de l'homme et de sa prédestination.
Sans entrer dans des considérations philosophiques, il est peut-être intéressant d'aborder cette question que la plupart d'entre-nous se posent un jour ou l'autre dans notre vie de croyant.
Je vous propose donc de considérer brièvement ces trois questions, puis d'essayer d'y répondre ensuite globalement.

L'omniscience de Dieu

Nous savons, par de nombreux passages des Écritures, que Dieu sait tout et qu'il connaît exactement nos moindres pensées ainsi que notre destinée finale :

« Seigneur, tu regardes jusqu'au fond de mon cœur, et tu sais tout de moi : Tu sais si je m'assieds ou si je me lève ; longtemps d'avance du connais mes intentions. » (Ps. 139 : 1-2).

« En effet, si notre cœur nous condamne, nous savons que Dieu est plus grand que notre cœur et qu'il connaît tout. » (I Jean 3 : 20).

De la même façon, le Seigneur connaît l'avenir de l'humanité et il sait exactement ce qu'il adviendra des nations et quand aura lieu la fin de toutes choses.

« Dans ce livre sont présentés les événements que Jésus-Christ a révélés. Dieu lui a donné de les révéler pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt... » (Apoc. 1 : 1).

C'est ainsi que Yéchoua savait à l'avance que Pierre le renierait (Marc 14 : 29-31), tout comme il connaissait certains détails de la vie intime de la Samaritaine avant même de la rencontrer (Jean 4 : 15-29).

Mais, dans l'épisode du « sacrifice » d'Isaac, on pourrait penser qu'Abraham fut mis à l'épreuve parce que le Seigneur ignorait si le patriarche obéirait ou non à l'ordre divin.

« - Épargne l'enfant, ne lui fais aucun mal. Je sais maintenant que tu respectes mon autorité; tu ne m'as pas refusé ton fils unique » (Gen. 22 : 12).

Cette déclaration semble en effet indiquer que Dieu ignorait comment allait réagir Abraham, face à l'injonction divine, et qu'Il dut le mettre à l'épreuve pour le savoir. L'omniscience de Dieu serait-elle remise en question, ici ? ...

La prédestination

D'autre part, quelques versets semblent aussi suggérer que la destinée de chaque être humain est déterminée à l'avance et que notre sort serait déjà scellé, selon que l'on soit inscrit ou non dans le livre de vie !

« ... Alors seront sauvés tous ceux de ton peuple dont le nom sera inscrit dans le livre de vie. » (Dan. 12 : 1).

« Quiconque n'avait pas son nom écrit dans le livre de vie fut jeté dans le lac de feu. » (Apoc. 20 : 15). Voir aussi Apoc. 13 : 8.

« Car Dieu, avant d'avoir fait le monde, nous avait déjà choisis pour être siens en Christ, afin que nous soyons saints et sans défauts devant lui. » (Eph. 1 : 4 ; voir aussi Rom. 8 : 29 et I Pierre 1 : 2).

Cependant, en choisissant Judas Iscariote, Yéchoua savait très bien que celui-ci le trahirait à un moment donné !

« Quand le soir fut venu, Jésus se mit à table avec les douze disciples. Pendant qu'ils mangeaient, Jésus dit : - Je vous le déclare, c'est la vérité : l'un de vous me trahira. » (Matt. 26 : 20-21).

Or, comme cela est précisé un peu plus loin, il semblerait bien que Judas soit finalement condamné !

« ... mais quel malheur pour l'homme qui trahira le Fils de l'homme ! Il aurait mieux valu pour cet homme de ne pas naître ! » (Matt. 26 : 24).

Cet épisode de la trahison de Judas semble incompréhensible et même injuste. En effet, pourquoi le Seigneur l'aurait-il choisi pour faire partie du groupe des douze apôtres, alors qu'il savait pertinemment bien que Judas le trahirait et qu'il perdrait par là même son salut ?

Y aurait-il donc des gens qui sont inscrits dans le livre de vie, cela même avant leur naissance, et de ce fait promis au salut, puis d'autres qui sont perdus à tout jamais parce que leur nom ne figure tout simplement pas dans ce livre ? A première vue, cela pourrait paraître arbitraire et injuste ! ...

Le libre arbitre

Un autre épisode pourrait interpeller le lecteur : lors de la sortie d’Égypte, il est écrit que Dieu endurcit le cœur de Pharaon afin que ce dernier ne tienne pas compte de l'avertissement de Moïse.

« Le Seigneur incita le Pharaon à s'obstiner ; comme le Seigneur l'avait annoncé à Moïse, le Pharaon ne tint pas compte de la requête de Moïse et d'Aaron. » (Ex. 9 : 12).

Le Pharaon aurait-il donc été acculé à se méconduire envers le peuple d'Israël, contre sa propre volonté ? En d'autres termes, a-t-il eu le choix de sa conduite et a-t-il été privé de son libre arbitre ?

Comment peut-on faire la part des choses ? Y aurait-il des élus prédestinés et d'autres hommes, comme le Pharaon ou Judas, condamnés d'avance ? Dieu est-il omniscient et, si oui, pourquoi permet-il alors tant de malheurs et de souffrances ici-bas, comme beaucoup le proclament souvent ? Et, enfin, tout est-il « joué » d'avance ?

Une donnée capitale sous-estimée

En général, lorsque ce thème du libre arbitre est abordé, on ne parle pratiquement jamais d'un paramètre essentiel qui est pourtant déterminant pour comprendre l'omniscience de Dieu, à savoir : le temps !

On ne peut comprendre raisonnablement ces notions de libre arbitre et d'omniscience de Dieu qu'à condition de prendre en compte cette notion du temps.
Savez-vous que pour Dieu, le temps n'existe pas, puisqu'il est Éternel. Le Seigneur voit nos vies et l'histoire de l'humanité comme dans un livre ouvert à la même page !
N'est-ce pas pour cette raison qu'il répondit à Moïse :

« Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui est. Et il ajouta : C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël : Celui qui est m'envoie vers vous. » (Ex. 3 : 14, version L. Segond).

Comme le disais très justement Albert Einstein : « La distinction entre le passé, le présent, le futur n'est qu'une illusion, aussi tenace soit-elle ». Ainsi, pour le père de la théorie de la relativité, le temps est une illusion ; il est relatif !

Bien entendu, nous, les humains sommes tributaires d'un temps biologique qui représente notre propre existence, ce qui nous donne, par ailleurs, l'occasion de nous repentir et de changer notre mauvaise façon de vivre.
Il y a d'une part ce « temps » biologique, puis le temps astronomique qui détermine les années, les mois et les jours, mais ce temps ne concerne que notre système solaire ! C'est ainsi que notre vie (temps biologique) est figée dans un espace-temps tout relatif.

Mais pour Dieu, il en va tout autrement, car étant un Être spirituel et Éternel, Il est hors du temps. Il ne subit pas l'effet du temps et, de ce fait, Il est omniscient de toute éternité, et cela bien avant le Big-bang (la création initiale), jusqu'au delà de la fin de toutes choses. En d'autres termes : IL EST !

Quant à ce que nous appelons le « libre arbitre », c'est cette faculté de raisonnement et de conscience que Dieu nous a donné pour que nous puissions accepter ou refuser son appel ; pour que nous puissions comprendre son plan et changer de comportement (Apoc. 2 : 4-5). Et le « temps » nous est donné pour parvenir à ce changement (le repentir) et cette pleine maturité acquise par l'expérience des choix fait dans nos vies.

Ce libre arbitre concerne aussi bien les nations dès leur origine que chaque être humain dans sa propre existence personnelle (Actes 14 : 16; Gen. 4 : 6-7).

« Dans les temps passés, il a laissé toutes les nations suivre leurs propres chemins. » (Actes 14 : 16).

Si Dieu a appelé certains êtres humains et pas d'autres, c'est qu'il savait d'avance que les premiers seraient capables d'accepter son plan de salut et de changer de vie (Eph. 1 : 11). Mais d'autres hommes auront également la chance de connaître la vérité dans le Millénium, ainsi que lors de la seconde résurrection.

Nous ignorons tous quelle est notre destinée finale puisque nous ne connaissons pas notre avenir individuel, et c'est précisément par cette ignorance de notre futur personnel que le libre arbitre trouve sa pleine raison d'être. Dieu sait, Lui, quelle sera notre destinée, et Il nous laisse libre de choisir entre le bien et le mal parce qu'il nous aime et qu'il veut que nous acceptions de notre plein gré le salut.

« ... je place devant vous la vie et la mort d'une part, la bénédiction et la malédiction d'autre part. Choisissez donc la vie, afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants. » (Deut. 30 : 19).

Dieu savait qu'Abraham allait sacrifier son fils, et il est intervenu, in extremis, pour l'en empêcher, car il refuse tout sacrifice humain (pratiqués à l'époque d'Abraham). Mais, Abraham devait être mis à l'épreuve pour faire l'expérience de la foi et exercer, par lui-même, son choix personnel et libre.

De la même façon, Yéchoua (1) savait très bien que Judas allait le trahir, mais Judas n'a jamais été obligé de faire ce mauvais choix. Il l'a fait de façon délibérée et en pleine connaissance de cause sans y avoir été forcé. Que Judas ait été choisi pour faire partie des douze ou non, son mauvais fond l'aurait de toute façon mené à la perdition, et cela de son plein gré sans y avoir été contraint.

Tout est écrit, certes, mais rien n'est déterminé d'avance, car c'est l'homme qui fait sa propre histoire. Cependant, Dieu connaît le déroulement de cette histoire, puisque, répétons-le, pour lui, le temps n'existe pas ! Il regarde donc l'Histoire du monde et de chaque être humain comme dans un livre ouvert et en un instant.
Non, Dieu n'est pas injuste. S'il connaît effectivement tout d'avance, c'est l'homme qui détermine son propre avenir, et Dieu le laisse agir par respect du libre arbitre qu'Il nous a donné.

Donc, même si nous avons l'espérance du salut, rien n'est gagné d'avance et nous devons profiter de ce « temps » qui nous est donné pour changer de comportement afin d'obtenir la couronne de vie offerte grâce au sacrifice du Messie :

« Quiconque aura remporté la victoire recevra de moi ce don ; et je serai son Dieu, et il sera mon fils. » (Apoc. 21 : 7).

Le libre arbitre est notre seule responsabilité et dans la mesure où nous avons compris cela et que nous avons accepté la Vérité en nous faisant baptiser, il nous appartient alors de changer de comportement et de nous tourner vers Dieu qui nous pardonne et nous offre le don de la vie éternelle (Jean 3 : 16-21).

Note :

1) Il y a une seule chose que Yéchoua, le Fils du Père Tout-Puissant, ignore précisément : c'est le jour et l'heure de son retour sur terre (Matt. 24 : 36).

Janvier 2018
Jacquy Mengal