Présentation :

La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

lundi 11 septembre 2017

Alerte dans les Caraïbes !

Alors que la Floride et les îles situées dans la mer des Caraïbes n'ont pas encore eu le temps de se remettre des dégâts causés par l'ouragan « Irma », nous assistons indignés au chaos qui règne dans plusieurs îles antillaises touchées par l'ouragan et aux pillages de quelques bandes de voyous sans scrupules.

Nous ne pouvons évidemment pas rester insensibles aux appels à l'aide et aux cris de désespoir des habitants de ces îles qui, pour certains, ont tout perdu lors du passage de cet ouragan monstrueux. Et, en espérant que les autorités locales et nationales répondent diligemment aux besoins urgents de leurs ressortissants, nous ne pouvons que prier avec ardeur pour que le Seigneur protège les plus faibles et ceux qui lui appartiennent.

Cependant, il est inutile de se voiler la face mes amis : ces catastrophes naturelles à répétition, ainsi que les conflits meurtriers qui sévissent un peu partout dans le monde ne sont pas prêts de cesser !
Il nous faut bien admettre que nous sommes arrivés au seuil d'une époque troublée que plusieurs prophètes de l'ancien Israël avaient décrite comme étant « le temps de la fin » !

« Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l'angoisse, rendues inquiètent par le bruit violent de la mer et des vagues. » (Luc 21 : 25).

Tous ces signes célestes et ces phénomènes naturels auxquels nous assistons depuis plusieurs années sont autant d'avertissements qui font bel et bien partie du sixième sceau. Malgré le ricanement des moqueurs et l'insouciance des mondains, nous nous dirigeons inéluctablement vers la fin de notre civilisation consumériste !

Quoi qu'en pensent certains, la tétrade de 2014-2015 représentait bien un signe du sixième sceau. Mais ce n'est pas le seul ! Vous êtes-vous déjà demandés quel était le phénomène rapporté dans le passage : « le ciel disparut comme un livre en parchemin que l'on roule », dans Apocalypse 6 : 14 ? Ce phénomène représente assurément toutes ces tornades qui sont de plus en plus nombreuses et dévastatrices.
Quant aux montagnes et aux îles qui disparaissent (suite du verset 14), les rapports scientifiques de ces dernières années confirment bien le déroulement de ces catastrophes. Ainsi, au mois de mai 2016, il fut rapporté que cinq îles de l'archipel des Salomon dans le Pacifique avaient disparu sous les flots. Et il devient de plus en plus fréquent qu'une montage s’affaisse en raison de la fonte des glaces et/ou des séismes.

Alors que nous sommes déjà dans le septième sceau, sachez que les sceaux précédents sont toujours ouverts. En s'ouvrant, un sceau s'additionne aux précédents et ne les ferme pas !

Septembre 2017
Jacquy Mengal

vendredi 18 août 2017

La consommation du vin dans la Bible

A la veille de la fête des Tentes (Souccot), voici un sujet tout à fait de circonstance, puisque le vin et d'autres boissons, alcoolisées ou non, sont davantage consommées lors de cette fête de réjouissance.

« 13 Lorsque vous aurez terminé de battre les céréales et de presser le raisin, vous célébrerez pendant sept jours la fête des Huttes. 14 Vous en ferez une fête joyeuse ... » (Deut. 16 : 13 -14).

« Là, vous achèterez tout ce dont vous aurez envie, bœufs, moutons ou chèvres, vin ou autres boissons alcooliques, et vous les consommerez joyeusement avec vos familles. » (Deut. 14 : 26). (1)

Dans ces deux versets, nous remarquons que les Israélites produisaient du vin qu'ils consommaient notamment à l'occasion de la fête automnale de Souccot. D'autres passages des Écritures confirment cette habitude de boire du vin, principalement lors des repas.
Cependant, aujourd'hui certains croyants prônent l'abstinence totale de toutes boissons alcoolisées en se référant à d'autres passages des Écritures qui nous mettent en garde contre les conséquences néfastes de l'abus d'alcool.
Certains chrétiens prétendent même que le mot « vin » dans la Bible serait souvent mal traduit et qu'il faudrait plutôt lire : « jus de raisin » !

Du jus de raisin ou du vin ?

S'il est vrai que le mot hébreu « yayin » est un terme générique, se rapportant aussi bien au vin qu'à l'ivresse, la vigne ou le festin (2), il désigne plus souvent la boisson fermentée à base de jus de raisin que nous appelons communément le vin.
Comment savoir alors si le texte biblique en français nous parle de vin ou de jus de raisin frais (non fermenté) ? C'est en lisant le passage choisi que nous remarquerons, d'après le contexte, de quelle boisson il s'agit.

La première mention du vin dans la Bible se rapporte à la période post-diluvienne où il est écrit que l'ivresse de Noé eut des conséquences fâcheuses.

« Noé fut le premier cultivateur a planter de la vigne. Il but du vin, s'enivra et se déshabilla complètement à l'intérieur de sa tente. » (Gen. 9 : 20-21).

Le mot « vin » est traduit ici par yayin, comme presque partout dans la Bible hébraïque (Premier testament). Or, il est dit que Noé s'enivra et qu'il se dévêtit parce qu'il était saoul (vous connaissez la suite) ! Évidemment, il n'aurait pas pu être ivre en ayant bu du jus de raisin. Il s'agit donc bien dans ce cas de vin.

Un autre épisode, où la consommation de vin fut également exagérée, est relaté dans Genèse 19 : 32-35. Il s'agit de l'ivresse de Lot avec les conséquences que l'on connaît. Une fois encore, Lot n'aura certainement pas été ivre au point de ne pas se rendre compte qu'il coucha avec ses filles, s'il s'était contenté de boire du jus de raisin. Le nom « vin » est également ici la traduction de yayin, comme d' ailleurs dans presque tous les exemples mentionnés dans le Premier testament.

Dans le Nouveau testament le mot « vin » vient du nom grec oinos. C'est l'équivalent de yayin, et selon le contexte où l'on rencontre ce nom, nous remarquons, une fois encore, qu'il s'agit le plus souvent de vin et non de jus de raisin.

Dans l'épisode des noces de Cana, lorsque le Seigneur réalisa son premier miracle, il y a un détail qui nous prouve qu'il changea bien l'eau en vin et non pas en jus de raisin comme certains croyants le prétendent :

« - Tout le monde sert d'abord le meilleur vin, puis, quand les invités ont beaucoup bu, on sert le moins bon. Mais toi, tu as gardé le meilleur vin jusqu'à maintenant ! » (Jean 2 : 10).

En effet, le fait de servir le meilleur vin au début d'un repas et de garder le moins bon en réserve dans le cas où les convives en réclameraient davantage est évidemment la façon habituelle de faire ; et cela n'a guère changé aujourd'hui !
Il s'agissait donc bien de vin (oinos), et j'imagine que ce fut certainement un grand cru !

Bienfaits et dangers du vin

Beaucoup de passages dans les Écritures nous parlent de la consommation du vin, quelle soit festive et joyeuse, ou abusive. Ce sont les conséquences malheureuses et parfois tragiques, rapportées dans la Bible, et résultant de l'abus du vin, qui ont incités certains croyants à prôner l'abstinence totale de toutes boissons alcooliques (3).

« Malheur à ceux qui, dès le matin, se ruent sur les boissons fortes, et tard le soir encore s'échauffent avec du vin ! » (Esaïe 5 : 11).

Mais il y a aussi plusieurs passages qui soulignent les bienfaits du vin lorsqu'il est bu avec modération et convivialité.

« 13 Du haut du ciel tu fais pleuvoir sur les montagnes (...) Ainsi la terre leur fournit de quoi vivre : 15 du vin pour les rendre gais, de l'huile pour leur donner bonne mine, du pain pour leur rendre des forces. » (Ps. 104 : 13-15).

L'apôtre Paul conseilla d'ailleurs à Timothée de consommer un peu de vin au lieu de boire uniquement de l'eau pour l'aider à mieux digérer :

« Cesse de boire uniquement de l'eau, mais prends un peu de vin pour faciliter ta digestion, puisque tu es souvent malade » (I Timothée 5 : 23).

De toute évidence, la consommation du vin peut être la meilleure comme la pire des expériences ! Bon nombre de déboires et de malheurs rapportés dans les Écritures ont pour cause l'abus d'alcool. Nous avons déjà parlé de l'ivresse de Noé et de Lot avec les conséquences qui en découlèrent. Mais rappelons-nous aussi que Babylone fut prise avec facilité grâce au manque de vigilance d'une élite royale qui s'était complètement enivrée lors d'un banquet somptueux.

« 1 Un jour le roi Baltazar offrit un grand banquet à ses hauts fonctionnaires, au nombre de mille, et il se mit à boire du vin en leur présence. Sous l'influence de l'alcool, il ordonna qu'on apporte les coupes d'or et d'argent que son père Nabucodonosor avait prises au temple de Jérusalem. (...) 30 Au cours de la nuit suivante, Baltazar, roi de Babylone, fut tué et Darius, le Mède, succéda au pouvoir impérial. » (Daniel, chapitre 5).

Quoique la Bible nous mette en garde des conséquences de l'ivresse et des beuveries, contrairement à l'abstinence totale dictée par certains, c'est plutôt la modération que le Seigneur nous conseille.

« Le vin rend l'homme arrogant et les liqueurs fortes l'incitent au tapage. Qui en boit trop est dépourvu de bon sens. » (Prov. 20 : 1).

« Ne vous enivrez pas de vin : cela ne peut que vous amener à vivre dans le désordre ; mais soyez remplis de l'Esprit saint » (Eph. 5 : 18).

Le croyant peut-il boire du vin ?

Lorsque Yéchoua était sur la terre, n'a t-il montré l'exemple à suivre en consommant modérément du vin (4), autant avec ses disciples qu'avec des gens de tous bords ?

« Le Fils de l'homme est venu, il mange et boit, et l'on dit : 'Voyez cet homme qui ne pense qu'à manger et à boire du vin, qui est ami des collecteurs d'impôts et des autres gens de mauvaise réputation !' » (Matt. 11 : 19).

Dans l'Israël biblique le vin était consommé aussi bien lors des repas qu'à l'occasion des fêtes. Il est même devenu un des symboles principal de la fête de la Pâque :

« Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : - Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang qui garantit l'alliance de Dieu ...  » (Matt. 26 : 28).

Du reste, le Seigneur affirma qu'il boirait à nouveau du vin avec ses disciples (ressuscités) lorsque le Royaume de Dieu serait établi sur terre.

« Je vous le déclare : dès maintenant, je ne boirai plus de ce vin jusqu'au jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le Royaume de mon Père. » (Matt. 26 : 29).

Avec ces quelques passages, il semble évident que le croyant peut boire du vin, à condition que ce soit avec modération, afin de ne pas tomber dans l'ivrognerie ou la dépendance alcoolique. Et, si quelqu'un est touché par cette maladie qu'est l'alcoolisme, il est souhaitable qu'il devienne alors abstinent total ; et dans ce cas, le vin pourrait très bien être remplacé par du jus de raisin lors de la cérémonie de la Pâque.

Notes :

1) D'après le contexte, ce passage se rapporte bien à la fête des Tentes (Souccot).

2) Concordance Strong n°03196

3) Le mot « boissons alcoolisées » est la traduction du mot hébreu « shekar ».

4) A plusieurs occasions, le Nouveau testament rapporte que Yéchoua buvait occasionnellement du vin. Par conséquent, il n'était pas nazir, contrairement à Jean le Baptiste qui l'était (Matt. 11 : 18-19). Voir l'article : « Le vœu de naziréat » dans ce blog.

Août 2017
Jacquy Mengal

mardi 20 juin 2017

De la fausse rumeur à la théorie du complot

Avec la surabondance d'informations diffusées par les médias et les réseaux sociaux, nous sommes de plus en plus confrontés aux fausses rumeurs et autres théories du complot très en vogue actuellement.

Tout le monde sait ce qu'est une fausse rumeur : il s'agit d'une fausse information répandue dans le public dans l'intention de tromper ou de nuire. Mais les théories du complot constituent un danger peut-être plus grand encore car, une fois diffusées dans le public, elles sont difficiles à réfuter surtout en raison de leur impact psychologique sur l'individu et l'ampleur qu'elles prennent au fil du temps. Un des plus authentiques comploteurs du XXe siècle n'avait-t-il pas déclaré : « plus le mensonge est gros, plus il passe » (1).

Pour les complotistes, appelés aussi « conspirationnistes » (2), le monde dans lequel nous vivons serait dominé par un petit groupe de gens occultes et très puissants qui nous manipule à tous les niveaux (politique, spirituel et économique). Selon eux, ce groupe de personnes solidaires, riches et très influentes se réunit régulièrement dans le plus grand secret pour planifier des projets et mettre en œuvre des actions visant à dominer le monde et à en contrôler tous les secteurs au bénéfice de leurs propres intérêts.

Rien de nouveau sous le soleil !

Si Internet et les réseaux sociaux favorisent largement la propagation des théories conspirationnistes, ce type de mensonge n'est certes pas nouveau.

Au Moyen-Age, les Juifs d'Europe étaient parfois accusés d'empoisonner les puits et même de sacrifier rituellement des enfants chrétiens pour boire leur sang ! Ces rumeurs aussi farfelues que malveillantes ont bien sûr alimenté un antisémitisme latent et provoqué des persécutions à l'encontre des communautés juives vivant dans l'Europe du Moyen-Age et de la Renaissance.
Les Juifs ont malheureusement souvent été accusés de conspiration contre les chrétiens, alors que ce sont finalement eux qui furent surtout les victimes d'authentiques complots ourdis contre eux.

Le livre « Les Protocoles des Sages de Sion » est l'exemple typique d'un récit de complot imaginé par un faussaire. Ce livre, décrivant un soit-disant complot fomenté par les Juifs en vue de dominer le monde, fut avéré être un faux et un plagiat commandé par la police tsariste au début du XXe siècle. Malgré la mise au jour de la supercherie en 1921, certains croient encore aujourd'hui dans l'authenticité de ce récit délirant. Hitler s'en était d'ailleurs inspiré pour écrire « Mein Kampf ».

Les francs-maçons ont également souvent été accusés de comploter contre la « bonne société chrétienne ». Pour certains, ils seraient à l'origine de la Révolution française et de tous les grands complots qui touchent notre monde moderne.
C'est l'abbé Augustin Barruel qui, à la fin du XVIIIe siècle, décrivit dans son livre « Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme » que c'était les francs-maçons et les illuminés de Bavière qui étaient à l'origine de la Révolution française.
S'il est vrai que plusieurs chefs à la tête de la Révolution française étaient des francs-maçons, il n'en demeure pas moins qu'il s'agissait bel et bien d'une insurrection populaire issue de l'émancipation d'une société fatiguée d'un ancien régime devenu incompétent et corrompu.
Notez que le terme « complot judéo-maçonnique » est une expression récurrente parfois utilisée dans certains milieux catholiques pour désigner une soi-disant conspiration antichrétienne. Mais le comploteur n'est peut-être pas toujours celui que l'on croit !

Plus proche de nous, rappelons-nous du sénateur américain Joseph McCarthy qui, obsédé par l'idée d'un complot communiste, réussit à mettre en place aux États-Unis une véritable chasse aux sorcières dans les années 1950. Beaucoup de citoyens américains, dont des artistes célèbres comme Charlie Chaplin, perdirent leur emplois et durent même s'exiler hors des États-Unis, parce que accusés de sympathie ou de collusion avec le communisme.

Vrais et faux complots

Ne soyons pas naïfs : il y a toujours eu des complots et des gens qui ont conspiré en secret dans le but d'asservir les autres et parfois même pour les éliminer. Les génocides ont presque toujours été organisés en secret par des comploteurs qui ont commis leurs crimes avec préméditation.

Il y a aussi tous ces complots au sein du monde de la finance, de la politique, de l'industrie et du commerce qui, avec parfois la complicité des États, sont fomentés dans un but stratégique et/ou bassement mercantile. Ces complots inquiètent d'autant plus le citoyen ordinaire, que celui-ci se sent complètement désarmé et impuissant face aux pouvoirs considérables détenus par ces industriels, banquiers et autres marchands.

Il serait bien prétentieux et vain de dresser une quelconque liste des vrais et faux complots connus à ce jour ; et je vous épargnerai également les théories du complot farfelues et loufoques, telles que la théorie des reptiliens, des extra-terrestres, des crop circles, des Illuminati ou autres chemtrails.

Il est vrai que certains complots imaginaires ont débuté avec un fait avéré. La théorie des chemtrails (chemical trails) a comme origine des essais d'épandages par avion de produits destinés à traiter certaines cultures agricoles, ainsi que les épandages de défoliants lors de la guerre du Viêt Nam pour débusquer les combattants vietnamiens cachés en forêt. D'autres tentatives d'épandages par avion ont également été testées pour essayer de modifier le climat ; mais elles ont été abandonnées parce que plus néfastes que rentables !

D'autre part, s'il est vrai que la société des Illuminés de Bavière (Illuminati) a bien existé au XVIIIe siècle, cette loge maçonnique fut néanmoins dissoute en 1785.
Et, de nos jours, ce nom (Illuminati) est plus souvent utilisé par les complotistes pour désigner d'une manière générale le soit-disant « grand complot judéo-maçonnique » qui essayerait de dominer le monde au bénéfice de quelques grandes familles très puissantes.
Rien de nouveau sous le soleil : c'est toujours le même fantasme décrit dans le faux « Protocoles des sages de Sion » !

Certains me rétorqueront que les États-Unis d'Amérique ont bien été fondés par des francs-maçons. C'est exact, mais n'oublions pas non plus que le Nouveau monde fut aussi une terre d'accueil pour de nombreux européens affamés ou persécutés en raison de leur convictions religieuses. Les États-Unis furent un foyer d'accueil et un refuge pour des millions de gens victimes de véritables complots contre leur propre personne !

Le danger pour l'individu et la société

Je ne nie pas qu'il y ait de réels complots contre des personnes ou des groupes ciblés de populations. Les complots ont malheureusement toujours existé, et lorsqu'ils sont dévoilés au grand jour, c'est chaque fois avec indignation et effroi que la population découvre l'ampleur et la honte de tous ces scandales.

Mais le problème avec les adeptes du conspirationnisme, c'est qu'ils voient systématiquement des complots partout, même là où il n'y en a pas ! Ces gens, mal informés, ont souvent tendance à percevoir le monde d'une façon manichéenne et simpliste, sans nuance ni esprit critique. Au regard de la littérature spécifique et de tous ces sites complotistes qui fleurissent sur le Net, certaines personnes deviennent paranoïaques entraînant dans leur délire toute une foule de gens aussi crédules qu'eux-mêmes. Ces gens finissent alors par croire à des canulars, parfois absurdes, au risque de passer à côté des véritables complots qui se trament dans le plus grand secret !

L'état d'esprit conspirationniste est non seulement dommageable pour l'individu lui-même, dont sa vision déformée du monde réel lui fait courir le risque de développer des troubles psychologiques, mais n'oublions pas non plus que des accusations de faux complots ont aussi parfois été à l'origine de crimes et même de génocides !

« Le naïf croit tout ce qu’on dit, mais l’homme prudent avance avec réflexion. » (Prov. 14 : 15).

Notes :

1) Citation de Joseph Goebbels, ministre nazi de la propagande (1897-1945).

2) Le complotiste (ou conspirationniste) est la personne qui adhère aux théories du complot, alors que l'instigateur du complot est plutôt appelé le comploteur ou conspirateur.

Cet article a également été publié sur "Ops & blogs" du "Times of Israel" :
 http://frblogs.timesofisrael.com/de-la-fausse-rumeur-a-la-theorie-du-complot/

Juin 2017
Jacquy Mengal