Présentation :

La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

samedi 2 décembre 2017

Un chrétien devrait-il célébrer noël ?

Noël serait-il la plus chrétienne des fêtes religieuses ? On prétend qu'il s'agit de l'anniversaire de la naissance du Christ, alors les chrétiens ne devraient-ils pas tous le célébrer ? On dit aussi que le Christ n'est pas né le 25 décembre, et chaque année, des centaines d'articles sont publiés sur les origines païennes de cette fête.

Ces faits, bon nombre de chrétiens pratiquants qui célèbrent cette fête les reconnaissent. Il suffit par exemple de consulter quelques articles sur Internet pour découvrir que la décision de célébrer Noël le 25 Décembre n’a été prise qu’au 4e siècle de notre ère par les évêques de Rome. Et s'ils le firent, il y avait une raison bien précise à cela.

De nombreuses cultures, dans les débuts de l'empire romain, adoraient le soleil. Les fêtes qu'on célébrait étaient basées sur le cycle annuel du soleil, notamment à l'époque du solstice d'hiver lorsque les jours sont les plus courts. Lors de ces fêtes, on allumait des bûchers, pensant ainsi donner de la force au dieu soleil et le ramener à la vie. Quand on constatait que les jours rallongeaient, on se livrait à de grandes réjouissances.

Les dirigeants de l'Eglise de Rome décidèrent de célébrer la naissance du Christ pendant le solstice d'hiver pour essayer de faire de cette fête populaire païenne une fête « chrétienne ». Or, les festivités païennes associées à ce jour continuèrent, dans la plupart des cas, d'être célébrées.

On essaie à présent, nous dit-on, de « redonner à Jésus la place qu'Il occupait jadis dans cette fête de Noël ». Or, le Christ n'a jamais fait partie de cette fête ! Le 25 décembre a toujours été une fête polythéiste, fondée sur un mythe.

Adopter des coutumes païennes plaît-il à Dieu ?

Quelle position un chrétien devrait-il adopter face à la célébration de Noël ? En Décembre 2007, le journaliste de l’Associated Press Tom Breen a cité Clyde Kilough, un pasteur de l'Eglise de Dieu, Association Mondiale : « Il est notoire que Noël et les coutumes qui y sont associées n'ont rien à voir avec la Bible. ... La question théologique est assez simple : Dieu accepte-t-Il qu'on L'adore en célébrant les fêtes païennes les plus populaires en les qualifiant de "chrétiennes" ? »

La Bible révèle que Dieu ne veut pas que nous L'adorions comme les païens adoraient leurs dieux. Par conséquent, selon les Écritures, Dieu et Son Fils ne veulent pas que les chrétiens célèbrent Noël.

Dieu mit clairement en garde l'ancien Israël de ne pas incorporer des coutumes païennes dans le culte du vrai Dieu. « Lorsque l’Eternel, ton Dieu, aura exterminé les nations que tu vas chasser devant toi, lorsque tu les auras chassées et que tu te seras établi dans leur pays, garde-toi de te laisser prendre au piège en les imitant, après qu’elles auront été détruites devant toi. Garde-toi de t’informer de leurs dieux et de dire : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? Moi aussi, je veux faire de même. Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Eternel, ton Dieu ; car elles servaient leurs dieux en faisant toutes les abominations qui sont odieuses à l’Eternel, et même elles brûlaient au feu leurs fils et leurs filles en l’honneur de leurs dieux. Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien » (Deutéronome 12:29-32).

Des siècles pus tard, Jésus dit à un groupe profondément religieux, les Pharisiens : « Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore : Vous rejetez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition » (Marc 7:6-9).

Plusieurs problèmes

Ce que tout chrétien doit également comprendre, c'est que plusieurs choses, dans les crèches traditionnelles, ne sont pas bibliques.

Notons Luc 2:8-11 : « Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur.  Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. »

Un commentaire biblique précise que, « comme ces bergers n'avaient pas encore ramené au bercail leurs troupeaux, on peut en déduire que le mois d’octobre n'avait pas encore commencé, et que, par conséquent, notre Seigneur n'est pas né le 25 décembre – date où plus aucun troupeau n'est dans les champs. Fort de cet indice, l’idée d'une nativité au mois de décembre devrait être abandonnée » (Commentaire biblique d'Adam Clarke, note sur Luc 2:8).

On peut également lire, dans un autre commentaire biblique : « Ces humbles pasteurs sont dans les champs avec leur troupeau pendant la nuit, un élément de l'histoire qui s'oppose à l’idée que la naissance (de Christ) eut lieu le 25 décembre, car le temps ne l'aurait pas permis » (Commentaire biblique Interpreters, 1971, note sur Luc 2:4-7).

Concernant un autre aspect des crèches traditionnelles, Joe Kovacs, auteur de Choqué par la Bible, a écrit : « Vous ne trouverez pas trois rois mages qui se présentent à la crèche où Jésus est né. »

Cette déclaration se base sur ce que nous lisons dans Matthieu 2:1, 11 : « Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem ... Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. »

D’abord, la Bible ne mentionne pas combien de mages se rendirent auprès de Jésus, et ensuite,  il est précisé qu'ils entrèrent « dans la maison » et non dans un bercail ou une étable. Le tableau traditionnel de la crèche, dehors ou dans une étable, avec les trois mages, contredit donc le récit biblique.

Le fait de proclamer chrétien un jour ou une pratique, quels que soient nos raisonnements humains ou nos traditions, ne saurait suffire à le rendre conforme aux enseignements  ou aux directives divines.

Depuis des siècles, de nombreux parents racontent à leurs enfants l’histoire du Père Noël. Le problème ? Il n'existe pas. Où Dieu nous donne-t-Il la permission de mentir, et dans le cas présent à nos enfants ?

On vous dira qu'il n'y a aucun mal à échanger des cadeaux à cette époque de l'année. Toutefois, dans son livre 4000 ans de Noël : Un cadeau des âges (1997), le prêtre épiscopal Earl Count mentionne  les liens historiques entre l’échange des cadeaux lors des 12 jours de Noël et plusieurs coutumes originaires de l'ancienne Babylone païenne. Il ajoute que le gui remonte aux mystères druidiques et que le 25 décembre a plus à voir avec la célébration ancienne des Saturnales romaines qu’avec Jésus.

Comment en informer les proches ?

On nous demande : « Comment me conseillez-vous de m'y prendre pour informer ma famille de ma décision de ne plus célébrer Noël et de ne plus participer à l'échange de cadeaux ? » Plusieurs, dans notre Église, offrent des cadeaux à leurs proches ou à leurs amis à d’autres moments de l’année pour leur témoigner leur affection ou leur amitié. Puis, avant le mois de décembre, ils informent leurs proches qu'ils ne s’attendent pas à recevoir des cadeaux de Noël.

Certains parents accepteront cette décision ; d'autres trouveront que cela n'a pas de sens. Mieux vaut ne pas essayer de les convaincre qu'ils ont tort ; cela ne fera que les irriter. Nous évitons généralement d'entrer dans une discussion sur la question, à moins qu’on nous demande des explications. Et cela, conformément au principe énoncé dans 1 Pierre 3:15 : « Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous ».

Les membres de l'Eglise de Dieu, Association Mondiale, ne participent pas aux célébrations de Noël. Au lieu de cela, nous honorons Jésus-Christ à l’anniversaire de Sa mort (et non de Sa naissance). Voir 1 Corinthiens 11:23-29. Jésus-Christ rappela à Ses disciples (lorsqu'ils mangeaient le pain sans levain pendant la Pâque du Nouveau Testament) : « Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22:19).

Jésus est né pour être notre Sauveur, mais Il reviendra de nouveau comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs (Apocalypse 19:15-16). Son règne millénaire débutera alors sur terre. Cet événement prophétique est dépeint et souligné lors de la Fête des Tabernacles, qui a lieu chaque automne dans l'hémisphère nord (Lévitique 23:33-35). Christ a dit à Ses disciples de célébrer cette fête, comme Il l’a Lui-même observée (Jean 7:2, 14, 37-39). Ainsi, au lieu de célébrer les fêtes comme Noël, un chrétien devrait célébrer les fêtes annuelles ordonnées par Dieu.

Si vous avez d'autres questions qui ne sont pas traitées dans le cadre de nos Questions et réponses bibliques, n'hésitez pas à nous les envoyer à info@eddam.org. Nos ministres chargés de la correspondance se feront un plaisir d'y répondre de leur mieux.


Décembre 2017

samedi 11 novembre 2017

Dieu: une Trinité ?

David Hulme, le 13/11/2016

L'une des idées les plus perplexes dans le christianisme traditionnel est que Dieu serait trois personnes en une. Les théologiens admettent volontiers que la doctrine de la Trinité est un grand puzzle. Si Dieu est le Créateur de l'humanité, pourquoi se voile-t-il dans un tel mystère ?

Nous devons admettre que l'un des concepts les plus difficiles de la théologie chrétienne est que Dieu est en quelque sorte trois êtres et un à la fois. Vous et moi n'avons aucune expérience pratique à laquelle nous pouvons faire appel pour nous aider à comprendre cette idée. Pourtant, l'Encyclopédie Catholique décrit la Trinité comme «la doctrine centrale de la religion chrétienne». Si un enseignement est aussi important, cela a-t-il du sens et est-ce aussi au-delà de la compréhension ?

Cependant, c'est exactement ce que dit cette autorité: l'Encyclopédie Catholique continue à décrire la Trinité comme «une vérité que nous sommes non seulement incapables de découvrir en dehors de la Révélation Divine, mais qui, même lorsqu'elle est révélée, reste cachée par le voile de foi et enveloppée, pour ainsi dire, d'une sorte d'obscurité. "

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais cela ne semble rien clarifier. Ce qui est encore plus surprenant, c'est que beaucoup d'érudits admettent que la doctrine de la Trinité n'a pas de base scripturaire directe.
Voici une déclaration de « The Stanford Encyclopedia of Philosophy » : «Le Nouveau Testament ne contient aucune doctrine trinitaire explicite... Beaucoup de théologiens et d'apologistes chrétiens semblent la considérer comme une déduction » (Dale Tuggy, « History of Trinitarian Doctrines »).

C'est-à-dire que c'est une idée qui est arrivée sans référence précise à la Bible. Cela doit venir d'autre part. Alors, d'où vient la doctrine de la Trinité ?

L'Encyclopédie catholique nous dit que c'était probablement le «père du christianisme latin», Tertullien, qui utilisa le mot « trinitas » pour la première fois, environ 150 ans après le Christ.

A peu près au même moment, le théologien influent Origène se référait à Dieu comme étant « triune ». Puis, au troisième siècle, le philosophe grec Plotin décrit «dieu» comme une triade comprenant l'Un, l'Esprit et l'Âme.
Cette pensée est passée à d'autres, y compris Augustin, qui devint plus tard un chrétien. Il mélangeait la philosophie grecque avec la tradition judéo-chrétienne et continua en écrivant un livre en l'an 400 intitulé « De la Trinité ».

« Origène avait été formé à la philosophie platonicienne et en était très influencé... Il a également développé une doctrine de la Trinité qui est très similaire, tant dans la conception que dans le vocabulaire, à la théorie de son plus jeune contemporain, Plotinus. » (GERALD BRAY, LA DOCTRINE DE DIEU)

Huit cents ans plus tard, le frère et théologien catholique italien Thomas d'Aquin, qui étudia les écrits d'Augustin, a donné à la doctrine de la Trinité sa forme finale.

Maintenant, vous pensez peut-être: «Mais la Bible dit quelque chose à propos de la Trinité.» Ses partisans citent généralement trois passages, mais chacun d'eux est problématique.

Le premier, et apparemment le plus fort, se trouve dans 1 Jean 5: 7-8: «Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel: le Père, la Parole et le Saint-Esprit; et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre: l'Esprit, l'eau et le sang; et ces trois sont d'accord.»

Les chercheurs reconnaissent universellement que la première partie de ce passage est une invention ajoutée au texte original (probablement au XIVe siècle).

La deuxième référence supposée à la Trinité se trouve dans Matthieu 28:19: «Allez donc, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant dans le nom (ou « au nom ») du Père et du Fils et du Saint-Esprit».

Bien que ce verset puisse sembler fournir une base pour la pensée trinitaire, la plupart des érudits de la Bible sont d'accord sur le fait que ce n'est pas son but. Alors qu'est-ce que Jésus voulait dire par là ?

Le premier chapitre de l’Évangile de Marc fait référence au baptême de Jésus ainsi : le Père a parlé du ciel, et le Saint-Esprit (sous la forme d'une colombe) est descendu sur Jésus baptisé (Marc 1: 9-11).

L’Église primitive comprenait que la conséquence du baptême était de recevoir le pouvoir du Saint-Esprit. Le savant anglican John Nolland l'exprime bien quand il écrit que l’Évangile de Matthieu «a été sur l'action du Père à travers le Fils et par l'intermédiaire du Saint-Esprit» ( Le Commentaire du Nouveau Testament Grec International: L’Évangile de Matthieu).
Le baptême a marqué le début d'une relation personnelle avec le Père et le Fils au moyen du Saint-Esprit, qui est la puissance de Dieu. En aucun cas ce verset ne prouve quoi que ce soit sur la nature ou l'apparence de Dieu.

Un troisième verset souvent utilisé pour justifier la Trinité est 2 Corinthiens 13:14: "La grâce du Seigneur Jésus-Christ, et l'amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit soit avec vous tous."

Si ce verset était destiné à être une déclaration trinitaire, il est curieux que Paul ait mentionné le Fils avant le Père. Cependant, il n'y a aucune indication que Paul faisait une déclaration au sujet de la nature de la Divinité.

Dans la plupart des premières déclarations des lettres du Nouveau Testament, la référence au Saint-Esprit est manifestement absente. Par exemple, dans son salut à l'église de Rome, Paul écrit: «Grâce à vous et paix de Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ.» Si le Saint-Esprit était une troisième personne de la Divinité, cela ne serait-il pas un oubli sérieux?

La réalité est que le Nouveau Testament offre une preuve flagrante que Jésus-Christ est Dieu tout comme le Père est Dieu. D'autre part, le Saint-Esprit n'est pas mentionné en ces termes. La Bible ne parle pas directement de la personnalité de l'Esprit, alors qu'elle parle clairement du Père et du Fils en tant qu'Êtres individuels distincts.

Dans l'Évangile de Jean, Jésus dépeint l'Esprit comme un aide et un consolateur. Dans ses instructions finales aux disciples, le Christ leur a dit: «Vous recevrez le pouvoir lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous» (Actes 1: 8). Le Nouveau Testament montre donc clairement que le Saint-Esprit n'est pas une personne mais la puissance de Dieu.

Au premier siècle, l'apôtre Paul a lancé un avertissement fort aux disciples du Christ qui étaient influencés par les philosophes grecs. La Nouvelle Traduction Vivante le dit ainsi: "Ne laissez personne vous capturer avec des philosophies vides et des absurdités qui proviennent de la pensée humaine et des pouvoirs spirituels de ce monde, plutôt que de Christ" (Colossiens 2: 8).

Si les Écritures ne décrivent pas Dieu comme un Être comprenant trois personnes, devrions-nous nous fier à d'anciennes idées païennes ou philosophiques pour le définir en ces termes ? Emprunter des idées à d'anciens systèmes de croyances qui étaient souvent en opposition directe avec le Dieu de la Bible ne fait rien pour nous aider.

En tant qu'êtres humains, il est vrai que la pleine nature de Dieu ne nous est pas entièrement connue, et ne le sera probablement pas jusqu'au moment où il se révélera complètement à nous. En attendant, ce que nous pouvons savoir, c'est que la Bible parle du Père et du Fils en tant qu’Êtres distincts, et du pouvoir par lequel ils agissent comme étant le Saint-Esprit.

Sauf indication contraire, les citations des Écritures proviennent de la Nouvelle version King James (© 1988 par Thomas Nelson, Inc.), utilisées avec permission. Tous les droits sont réservés.


Traduction de Caleb dans: http://www.discernerlesondushofar.com/dieu-une-trinite-david-hulme-a132417488 et moi-même.

Novembre 2017
Jacquy Mengal

dimanche 1 octobre 2017

Quelle époque de confusion !

Mes amis, ce n'est pas la première fois que je me permets d'adresser une exhortation sous forme d'avertissement sur ce blog. Non pas que je me prenne pour une sentinelle veillant sur quelque âme vacillante ou un donneur de leçons qui n'aurait plus rien à apprendre. Non, cet avertissement, je le donne en toute humilité et sans aucun esprit de rivalité ou de condescendance, car nous sommes tous confrontés par l'immense confusion qui se répand, telle une tache d'huile, dans notre monde hyper-médiatisé.

C'est plus particulièrement aux nouveaux convertis et aux gens qui cherchent sincèrement la vérité dans la Bible que je m'adresse. En faisant preuve d’empathie à leur égard, je me dis parfois qu'ils (ou elles) doivent avoir beaucoup de patience et de détermination pour essayer de découvrir la vérité à travers tous ce dédale de fausses religions, de sectes et de doctrines erronées.

Quand j'ai été baptisé, au début des années 1980, Internet n'était pas encore développé comme il l'est aujourd'hui. Nous étions peut-être moins informés, mais aussi moi submergés par toutes ces inepties que l'on peut voir sur les réseaux sociaux, des forums, des blogs et autres sites web !

Je reconnais avoir eu la chance d'avoir été appelé au sein d'une congrégation qui était assez fidèle à la vérité biblique et qui enseignait des doctrines fondées sur les textes du Premier et du Nouveau testaments.
Je dis cela - même si j'ai quitté cette congrégation pour des raisons d'éloignement géographique et sans la moindre dispute - en ayant surtout fait le bilan de ce que j'y avais appris pendant le temps que j'y suis resté. C'est en effet quelques années après avoir quitté cette Église que j'ai commencé à ré-étudier minutieusement l'enseignement que j'y avais reçu à cette époque-là. Et je me rends compte que j'ai eu la chance d'avoir acquis un enseignement de base assez fidèle aux révélations des Prophètes, des Apôtres et, bien sûr, du Seigneur lui-même.

Cette congrégation m'a enseigné que le Nouveau testament ne remplaçait pas le Premier (l'Ancien testament), mais le complétait ; que la loi royale (le Décalogue) donné au mont Sinaï était toujours valable, et que le croyant, qu'il soit Juif ou non-Juif, plaisait au Seigneur en respectant autant le repos du shabbat (samedi) que les sept fêtes de Dieu mentionnées dans les Écritures. Cette Église m'a enseigné que la foi et la grâce n'annulaient pas la loi ; que personne n'était ressuscité à ce jour, excepté évidemment Yéchoua le Messie ; que Elohim (Dieu) représentait la famille divine, composée du Père Tout-Puissant, que personne n'a jamais vu, et son Fils, qui s'est fait homme sous le nom de Yéchoua (Jésus-Christ). Et enfin que l'Esprit-saint était la force et la puissance commune d'Elohim (le Père et le Fils).

Alors, vous savez mes amis, quand j'entends certains croyants censément instruits affirmer que la NASA nous aurait menti, parce que la terre serait plate comme une pizza, ou creuse comme un ballon ! Quand j'entends dire que des livres comme celui d’Hénoch ou d'autres livres apocryphes sont inspirés et devraient faire partie du canon biblique. Ou quand j'entends dire que le Seigneur était marié à Marie de Magdala, puis que je vois toutes les dérives sectaires de certains groupes ou individus isolés, je suis, comme certains d'entre-vous, abasourdi et consterné !

Mais devrions-nous être étonnés de voir apparaître toutes ces séductions ? Bien sûr que non, voyons, puisque les Écritures nous avaient avertis de ces dérives :

« Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus écouter le véritable enseignement, mais ils suivront leurs propres désirs et rassembleront auprès d'eux une foule de maîtres qui leur diront ce qu'ils désirent entendre. Ils n'écouteront plus la vérité, ils s'en détourneront pour porter toute leur attention sur des légendes. » (II Tim. 4 : 3-4).

Mes amis, nous sommes bel et bien arrivés dans ce temps de séduction et de confusion, et si la plupart d'entre-nous avons pu éviter de tomber dans le piège des impostures grossières, il nous faut redoubler de vigilance face à d'autres mensonges plus subtils encore.

C'est ainsi qu'il y a malheureusement des gens qui ne supportent pas l'enseignement donné par d'autres, même s'il est véritablement fondé sur l’Écriture et argumenté objectivement avec de nombreuses références bibliques.
Quelques-uns, étant en effet persuadés d'avoir reçu une révélation, ou pensant avoir reçu une mission spéciale du ciel, remettent en question des doctrines évidentes et avérées comme la signification des fêtes, qui nous montrent clairement le plan divin pour l'humanité. D'autres élaborent des théories sur le retour du Messie en s'appuyant sur des calculs savants de datation. Puis il y a ceux qui interprètent les prophéties relatives au temps de la fin d'une façon tout à fait fantaisiste en négligeant certains passages des Écritures.

« Mes amis, je faisais tout mon possible pour vous écrire au sujet du salut que nous avons en commun, quand je me suis vu dans l'obligation de vous adresser cette lettre afin de vous encourager à combattre pour la foi que Dieu a donnée une fois pour toutes à ceux qui lui appartiennent. » (Jude 3).

J'ignore si ces gens agissent par orgueil ou par esprit de contradiction, mais il est certain que ce n'est pas de cette manière que l'on parviendra à obtenir le même esprit et à former un éventuel rassemblement dans le futur.

« Frères, je vous le demande au nom de notre Seigneur Jésus-Christ : mettez-vous d'accord et qu'il n'y ait pas de divisions parmi vous ; soyez parfaitement unis, en ayant la même façon de penser, la même intention. » (I Cor. 1 : 10).

Je vous exhorte donc à rester vigilants en évitant de vous laisser entraîner dans toutes ces dérives sectaires et ces divagations doctrinales, quant bien même elles paraissent séduisantes et novatrices.

« Je vous le demande, frères, prenez garde à ceux qui suscitent des divisions et égarent les croyants en s'opposant à l'enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d'eux. » (Rom. 16 : 17).

Note :

Pour ceux et celles qui désirent commencer une étude sérieuse de la Bible, je ne peux que leur conseiller l'étude préalable d'un cours biblique très bien réalisé et entièrement gratuit : http://www.coursdebible.org/

Salutations et bonne fête des Tentes

Octobre 2017
Jacquy Mengal