Présentation :

La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

mardi 22 décembre 2009

Quand aura lieu l'enlèvement de l'Eglise ?

Depuis quelques années, plusieurs congrégations chrétiennes attendent avec enthousiasme l’éminence de l’enlèvement des croyants annoncé en I Thessaloniciens 4 : 15-17.
Selon ces chrétiens, cet évènement surnaturel doit précéder le début de la semaine d’années annoncée par le prophète Daniel, qui durera sept ans et marquera la fin de notre civilisation (Daniel 2 : 44-45 ; 9 : 27).
D’ailleurs, certains n’hésitent pas à avancer quelque date pour cet enlèvement !
Les partisans de cette interprétation parlent d’un enlèvement « pré-tribulationniste » en opposition avec ceux qui croient que cet évènement doit plutôt avoir lieu à la fin de la semaine de sept ans (hypothèse post-tribulationniste).

Si la majorité des croyants reconnaît unanimement le fait qu’une tribulation de trois ans et demi doit avoir lieu à partir de la seconde moitié de cette semaine d’années (Daniel 9 : 27 ; 12 : 7), le moment de l’enlèvement demeure encore un sujet de controverse pour beaucoup.
Et pourtant, la Bible semble assez précise quant à l’époque où se situe, dans la chronologie du temps de la fin, cette séquence de notre rencontre dans les airs avec notre Seigneur.

Nécessité d’une transformation …

De toute évidence, si nous sommes élus et si nous remportons cette victoire dont parle l’Apôtre Paul (Philippiens 3 : 14), à l’instant même de cet enlèvement, nous abandonnerons notre corps terrestre et nous serons transformés comme cela s’est passé lors de la résurrection de notre Seigneur Yéchoua (Romains 8 :11 ; Philippiens 3 : 21 ; I Jean 3 : 2-3).
Nous serons alors semblables aux anges (Matthieu 22 : 29-33).
En effet, la Bible déclare clairement que la chair ne peut hériter du Royaume de Dieu (I Corinthiens 15 : 12-23 ; 35-50).

Quand aura lieu cet enlèvement ?

Reprenons la première lettre aux Thessaloniciens :

«Voici en effet ce que nous déclarons d’après un enseignement du Seigneur : nous qui serons encore vivants quand le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui seront morts. On entendra un cri de commandement, la voix de l’archange et le son de la trompette de Dieu, et le Seigneur lui-même descendra du ciel. Ceux qui seront morts en croyant au Christ reviendront à la vie en premier lieu ; ensuite, nous qui serons encore vivants à ce moment-là, nous serons enlevés avec eux dans les nuages pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » (I Thessaloniciens 4 : 15-17).

C’est donc au son de la trompette de Dieu que l’enlèvement aura lieu. En l’occurrence, il s’agira de la septième et dernière trompette (I Corinthiens 15 : 51-52 ; Jean 6 : 39-40, 44, 54 ; Apocalypse 11 : 15-19).
Cette première résurrection concernera alors les élus et ceux qui sont morts dans la Vérité (Apocalypse 14 : 1-5 ; 20 : 4-6).
Les autres hommes auront également l’opportunité de connaître cette Vérité et ils seront jugés après le Millénium (Apocalypse 20 : 5, 11-15 ; Actes 24 : 15 ; Jean 5 : 28-29).

Une lecture du livre de l’Apocalypse nous indique que cette septième trompette constituera l’apothéose du septième sceau. Lorsqu’elle retentira, les sept coupes de la colère de Dieu s’abattront sur la terre entière (Apocalypse 6 : 12-17 ; 11 : 15-18 ; 15 : 5-8 ; 16 : 1 ; Ezéchiel 7 : 14 ; Psaumes 75 : 9 ; Joël 2 : 1-2 ; Sophonie 1 : 14-18).
Manifestement, nous constatons que c’est bien à l’issue de la tribulation (et non avant) qu’aura lieu le retour du Seigneur et notre rencontre avec lui dans les airs.
Nous devons donc nous attendre à subir une époque de tribulation, voire de persécution, qui culminera avec la venue de notre Seigneur Yéchoua.

Y aura-t-il un lieu de refuge pour les élus ?

La Bible parle effectivement d’un lieu protégé où se rendra une partie du peuple de Dieu, présent à ce moment-là en Terre sainte, afin d’échapper à la persécution, mais aussi pour éviter les effets de la colère de Dieu ! (Apocalypse 12 : 12-16 ; Esaïe 26 : 20-21 ; 33 : 15-16).
Cependant, tous n’iront pas dans ce lieu de refuge pour différentes raisons et surtout parce qu’ils se trouveront encore aux quatre coins de la terre au moment de la tribulation (Daniel 12 : 10 ; Apocalypse 6 : 9-11 ; 7 : 9-17 ; 12 : 17).
Ces chrétiens tenteront alors de passer à travers cette ultime tribulation en évitant autant que possible la persécution (Matthieu 24 : 31 ; Luc 21 : 12-19).

Quand débutera cette semaine de sept ans ?

Il n’y a aucun doute que nous vivons une époque d’incertitude et d’angoisse. A la vue des nombreuses menaces qui pèsent sur le monde (l’état de notre planète, le changement climatique, la menace nucléaire et terroriste, les guerres, les famines, les épidémies et cette crise financière qui fait fortement penser à celle que le monde a connu la veille de la seconde guerre mondiale), certains sont tentés d’élaborer « des plans de la fin » avec dates et détails de toutes sortes.

Si la Bible nous recommande de rester vigilants et de veiller, gardons-nous aussi des faux prophètes qui se manifesteront au temps de la fin; et ils sont déjà parmi nous ! (Marc 13 : 22-23 ; II Pierre 1 : 20-21).
Comme l’Ecriture l’annonce, le Tout-Puissant se chargera lui-même d’envoyer ses prophètes :

« A vrai dire le Seigneur Dieu ne fait rien sans révéler ses intentions à ses serviteurs les prophètes. » (Amos 3 : 7).

Ainsi, un homme qui aura la puissance d’Elie doit d’abord arriver (Malachie 3 : 23-24), puis deux témoins avertiront le monde durant 1260 jours (Apocalypse 11 et Zacharie 4 : 1-13).

Nous savons que la venue de notre Seigneur sera soudaine et imprévisible (I Thessaloniciens 5 : 2-3 ; II Pierre 3 : 10). De même, nous ne sommes certainement plus très loin de cette semaine de sept ans, mais, avant tout, il faut que l’on ait vu apparaître l’homme du péché (II Thessaloniciens 2 : 1-12).
Lorsque cet individu puissant fera son entrée sur la scène mondiale, il conclura une solide alliance (de sept ans) avec plusieurs (pays) qu’il rompra après trois ans et demi.
C’est alors que la tribulation s’abattra sur le monde et que nous connaîtrons des jours tels qu’il n’y en a jamais eu ! (Daniel 12 ; Matthieu 24 : 3-31).

Mes amis, prions et veillons afin d’avoir la force d’échapper à toutes ces choses.

Cordiales salutations

Fête des Tentes 2009
Jacquy Mengal

 

Le Temple de Dieu à Jérusalem, entre espérance et nécessité

Introduction

Pour de nombreux Juifs religieux et certaines congrégations évangéliques et messianiques, la réunification de la ville de Jérusalem en 1967 a fait naître l’espoir de la reconstruction d’un temple à l’emplacement même de ceux d'Hérode et de Salomon.
Et même si l’esplanade des mosquées, où s’élevaient autrefois les deux premiers temples, se trouve aujourd’hui sous le contrôle de la Wakf, (1) plusieurs organisations juives (2) se préparent activement en vue d'un rétablissement du culte cohanique qui devrait prendre place dans ce futur temple.

Bien sûr, une grande partie du monde musulman est opposée à ce projet, tout comme certains Chrétiens et même des Juifs qui n’acceptent pas non plus cette idée de la reconstruction d’un tel édifice.
En effet, si certains considèrent cette entreprise comme irréalisable à la vue des problèmes politico-religieux qu’elle pourrait susciter, d’autres estiment que la présence d’un temple à Jérusalem n’est absolument pas nécessaire à leur foi ni à leur vision de l’avenir.

Cependant, la question n’est pas tant de savoir si la reconstruction d'un temple est nécessaire ou pas, mais plutôt si, d’un point de vue prophétique, la Bible annonce bien la réalisation d’un tel projet !

Historique

L’histoire des temples de Salomon et d’Hérode a déjà fait l’objet d’une abondante littérature. (3) Nous nous contenterons donc de faire un résumé du récit de ce qui fut la Demeure du Seigneur sur terre.

C’est le roi David qui prépara la construction du Temple, en amassant de grandes quantités de matériaux en tous genres. Et bien qu’il pût établir les plans du Temple, la charge de réaliser l’ouvrage incomba à son fils Salomon (II Samuel 7 : 2-7 ; I Chroniques 22 ; 28 : 11-12 ; 29).

Ainsi, le Premier Temple fut construit sur le mont Moriah par le roi Salomon en 966 av. J.-C., soit la 4e année de son règne, 480 ans après la sortie d'Égypte (I Rois 6 : 1).
La construction dura sept années et c’est sur le modèle de la « Tente de Rencontre » ou « Tabernacle » qu’il fût bâti.
En plus du bâtiment principal et de ses annexes en pierre, différents éléments et objets de culte furent réalisés pour le service des prêtres (cuve et chariots en bronze, autel des holocaustes en pierre et divers ustensiles en argent et en or).

Ce culte du Temple consistait en différents types de sacrifices d’animaux et en offrandes comme du vin, de la farine et de l’huile. Des prières et des cantiques étaient également adressés à la gloire du Dieu d’Israël.
Ce service était quotidien mais il revêtait un caractère plus fastueux et solennel lors des fêtes.

Si le Temple a pu subsister après le schisme entre les dix tribus d’Israël et le royaume de Juda, malheureusement, l’idolâtrie qui s’était développée au sein du royaume de Juda provoqua la colère de Dieu. Il laissa alors le Pharaon Schichac emporter les trésors du Temple vers 925 av. J.-C. (I Rois 14 : 25-28 ; II Chroniques 12 : 1-11).

Ensuite, le Sanctuaire subit des dégradations ou bénéficia de réfections selon que le roi en place était fidèle ou non à l’Alliance sainte.
C’est ainsi que le roi Joas fit réparer l’édifice vers 815 av. J.-C. (II Rois 12 : 5-17), alors que le roi Achaz (-739 à -723) fit démanteler des éléments propres au service du culte et offrit l’or et l’argent du Temple aux Assyriens afin d’obtenir leur protection (II Chroniques 28).
Peu de temps après, le roi Ézéchias entreprit une grande réforme religieuse. Il restaura le Temple et le débarrassa des objets impurs déposés par Achaz (II Chroniques 29-31).
Mais, il fut aussi contraint de livrer l’or et l’argent à Sennachérib, roi d’Assyrie, en 701 av. J.-C., afin d’épargner la ville de Jérusalem (II Rois 18 : 13-16).

A l’instar d’Ézéchias, vers 620 av. J-C., le roi Josias fit réparer le Temple et il renouvela l’Alliance avec Dieu (II Chroniques 34 ; 35).
Mais cette réforme ne dura pas longtemps. Sous le roi Sédécias, l’idolâtrie et la rébellion contre Dieu provoqua à nouveau sa colère. Le Seigneur permit une première déportation du peuple en - 606, puis finalement le Temple fut détruit et le reste de la population fut déporté en 586 av. J.-C. (II Rois 23 : 26-27 ; 25 : 9-15 ; II Chroniques 36 : 14-21).
Comme l’avait annoncé le prophète Jérémie, le pays fut abandonné pendant 70 ans (Jérémie 25 : 11 ; 29 : 10 ; II Chroniques 36 : 21).

En 538 av. J.-C., Cyrus, roi des Perses et vainqueur des Babyloniens, promulgua un édit célèbre par lequel il permit le retour des Juifs d’exil et la reconstruction du Temple du Seigneur (Esdras 1 : 1-4 ; 6 :3 ; II Chroniques 36 : 22-23).
Conformément à ce décret, les peuples de la région, dont celui de Juda, furent libérés de l’oppression chaldéenne et la pierre de fondation du Temple fut posée en 536 av. J.-C. par le gouverneur Zorobabel en compagnie des premiers Juifs revenus d’exil (Esdras 3 : 10 ; Aggée 2 : 18 ; Zacharie 4 : 9).

Cependant, la reconstruction du Second Temple rencontra une vive opposition de la part des Samaritains et le déroulement des travaux en fut affecté (Esdras 4 : 4-5).
Le prophète Aggée stigmatisa alors les Juifs en leur assurant la promesse d’une vie meilleure dès que le sanctuaire serait rebâti. Le gouverneur Zorobabel et le grand-prêtre Yéchoua reprirent courage et le Temple fut reconstruit puis inauguré peu avant la Pâque de l’année -516 (Aggée 1-2 ; Zacharie 4 : 8-10 ; Esdras 4 : 24 ; 5 ; 6 : 1-15).

Schéma :

L’empire gréco-macédonien succéda à celui des Mèdes et des Perses et une prophétie de Daniel était en train de se réaliser : l’empire d’Alexandre le Grand se divisa en quatre royaumes et un roi cruel sortit d’un de ces royaumes (Daniel 8 : 1-9).
Ce roi impudent nommé Antiochos IV Epiphane de la dynastie séleucide investit Jérusalem et fit cesser les sacrifices et les offrandes pratiqués quotidiennement dans le Temple du Seigneur. Il eut même l’audace d’élever une statue de Zeus olympien dans le sanctuaire et sacrifia des porcs sur l’autel. De plus, il fit interdire le respect du shabbat et la pratique de la circoncision en mettant à mort quiconque lui résistait. Cette profanation du Lieu Saint appelée aussi « l’abomination de la désolation » eut lieu en 167 av. J.-C. (Daniel 8 : 9-12, 23-25 ; 11 : 31-35).

Comme Daniel l’avait annoncé, au terme de 3 ans et quelques mois, Judas Maccabée et ses frères libérèrent le pays et Jérusalem. Le Temple fut purifié et dédicacé en décembre 164 av. J.-C. (4) (Daniel 8 : 13-14 ; I Maccabées).

Mais cette prophétie est particulière, car si elle a bien trouvé sa première réalisation avec la profanation d’Antiochos Epiphane, la Bible indique qu’une autre « abomination de la désolation » doit encore avoir lieu dans le futur.
En effet, l’ange Gabriel indiqua à Daniel que la vision concernait {aussi} les temps de la fin (Daniel 8 : 17 ; 9 : 27 ; 11 : 40-45 ; 12). Les évangiles de Matthieu et de Marc font également référence au livre de Daniel pour affirmer qu’un tel événement se déroulerait à nouveau (Matthieu 24 : 15 ; Marc 13 : 14).

Longtemps après, l’empire romain, qui était devenu la puissance dominante de l’époque, envoya le général Pompée conquérir la Terre sainte en 63 av. J.-C. (Daniel 2 : 40 ; 7 : 7, 19).
Le roi Iduméen Hérode le Grand, soutenu par le pouvoir romain, entreprit de grands travaux d’embellissement du Temple. Ces travaux remarquables commencés vers – 20 furent terminés en l’an 27 (Jean 2 : 20).

C’est dans ce temple restauré que notre Seigneur Yéchoua se rendit à plusieurs reprises, notamment pour les fêtes, comme cela était prescrit dans la loi de Moïse (Jean 7 : 14, 28 ; Luc 19 : 47). Et bien qu’il ne contestât jamais la sacralité du Temple, il s’opposa fermement à l’hypocrisie et au mercantilisme qui prévalaient au sein de l’institution sacerdotale (Jean 2 : 14-16).
Par ailleurs, il annonça la destruction complète du Temple, qui eut bien lieu en l’an 70, soit une quarantaine d’années après sa mort et sa résurrection (5) (Matthieu 24 : 1-2, 34 ; Daniel 9 : 26). Il fit également référence au livre de Daniel pour annoncer qu’une autre profanation du Lieu Saint devait arriver à la fin des temps (Matthieu 24 : 3, 15 ; Daniel 9 : 27).

En 135, l’empereur Hadrien mit un terme définitif aux espérances de reconstruction du Sanctuaire en détruisant complètement le Lieu Saint et en provoquant une diaspora considérable.
Après l’élévation d’un temple païen dédié à Jupiter par Hadrien, l’Islam conquérant érigea, au 7e siècle, le Dôme du Rocher et la mosquée El-Aksa sur le Mont Moriah.
Ainsi, depuis près de 2000 ans, les Juifs religieux prient quotidiennement pour la reconstruction du Temple de Dieu, un Troisième Temple !

Le Temple, symbole et métaphore

Les deux premiers temples ont été construits et disposés selon des impératifs divins précis. Aucun détail architectural ou cultuel n’a été mis en place et voulu par hasard (Hébreux 8 : 5). C’est ainsi que l’édifice, en entier ou en partie, revête une signification symbolique puissante et a souvent été utilisé comme métaphore.

Lorsque notre Seigneur, tel un agneau, a donné sa vie en sacrifice une fois pour toute, il a rendu obsolète les sacrifices sanglants pratiqués devant le Temple (Hébreux 9 :12-14).
De ce fait, l’édifice a perdu sa principale raison d’existence (Hébreux 9 : 1-10).

Le rideau devant le Saint des saints, qui se déchira lors de la crucifixion du Seigneur, nous indique que l’accès au trône de Dieu est désormais rendu possible (symboliquement par la prière) pour tous les hommes repentants et pas seulement au grand-prêtre le jour de Kippour.

Ces symboles du voile déchiré et du sacrifice ultime de notre Seigneur confirment qu’un temple n’est plus indispensable (actuellement) pour rendre un culte convenable à Dieu (Hébreux 10 : 19-20 ; Matthieu 27 : 51).
Depuis la résurrection du Seigneur, la disparition du Sanctuaire et la diaspora des Juifs et des premiers chrétiens, le Temple est utilisé comme symbole pour décrire et expliquer les concepts propres au Judéo-christianisme.
A présent, c’est l'Assemblée qui représente le Temple de Dieu (I Corinthiens 3 : 9-17), dont le Messie est devenu le Grand-prêtre, c'est-à-dire notre intermédiaire auprès du Père Tout-Puissant (Hébreux 7 : 15-28 ; 8 ; I Timothée 2 : 5).

D’autre part, si l'Assemblée et ses membres sont comparés à l’édifice de Dieu formé de pierres vivantes, le Seigneur est la pierre principale de cet édifice, celle que les hommes ont rejetée (I Pierre 2 : 5-8 ; Actes 4 : 11 ; Psaumes 118 : 22 ; Éphésiens 2 : 20-22). Cette pierre principale est à l'image de cette pierre de fondation qui était posée en début de construction. Même les colonnes du sanctuaire (du portique) symbolisent les élus ressuscités (Apocalypse 3 : 12).

Par ailleurs, Yéchoua, face à ses accusateurs, a utilisé une métaphore qui a été retenue contre lui parce qu’incomprise. En effet, lorsqu’il leur parlait de la destruction du Temple et de sa reconstruction après trois jours, il s’agissait bien sûr du Temple de son corps (Jean 2 : 19-21 ; Actes 6 : 14).
De la même façon, notre corps est devenu le Temple du Saint esprit (I Corinthiens 6 : 19), et nos prières sont comparables à l’encens qui s’élève de l’autel vers Dieu (Apocalypse 8 : 3-4).

Un Troisième Temple sera-t-il rebâti ?

Depuis une trentaine d’années, plusieurs organisations juives se préparent minutieusement en vue de la reconstruction du Temple de Dieu. (6)
Mais malgré cette évidence, parmi ceux qui étudient la Bible, peu croient vraiment en cette reconstruction, pour différentes raisons (voir l'introduction).

Si certains sont franchement hostiles à ce projet, parce qu’ils sont antisémites ou pour d’autres raisons nébuleuses, d’autres considèrent les prophéties annonçant un Troisième Temple uniquement sur un plan métaphorique : « puisque l'Église représente le Temple de Dieu, c’est au sein de l'Église que la Bête s’assoira pour se proclamer Dieu! ». Mais cela a-t-il vraiment du sens ?

Tout d’abord, permettez-moi cette digression:
Au début des années 80, j’ai connu un journaliste qui dirigeait la rubrique de la politique économique européenne pour un grand journal allemand. Cet homme, très compétent dans son domaine, était absolument persuadé que jamais l’Allemagne se réunirait et que le mur de Berlin subsisterait encore longtemps.
Quelques années plus tard (en 1989) le monde fut stupéfait de voir s’écrouler ce fameux mur et d’assister à la réunification de l’Allemagne.
Malheureusement, ce journaliste n’a pas eu l’occasion de voir cet événement se produire puisqu’il est décédé peu avant.

Cette anecdote me revient souvent à l’esprit, chaque fois que je songe à l’éventualité de la reconstruction d’un Troisième Temple. Il est vrai que cela paraît tellement impensable puisque le mont du Temple est toujours sous contrôle de la Wakf.
Et pourtant, la Bible annonce clairement et sans équivoque la présence d’un temple sur le mont Moriah peu avant le retour de notre Messie.

Reprenons les passages de Matthieu 24 : 15 et de Marc 13 : 14. Notre Seigneur faisait référence à Daniel 9 : 27 pour annoncer qu’une seconde « abomination » devait se dérouler dans le Lieu Saint ; c’est-à-dire dans le Temple.
Certains commentateurs pensent en toute bonne foi que cet événement a déjà eu lieu à l’époque de la destruction du Temple en 70. Mais le général romain Titus n’a jamais fait d’alliance de sept ans avec personne (l’alliance dont parle Daniel 9 : 27).

De plus, il n’a pas fait cesser le Sacrifice perpétuel quotidien de façon délibérée et volontaire (voir article « Le Sacrifice perpétuel sera-t-il rétabli ?»). Si le Sacrifice perpétuel a été interrompu, c’est parce que le sanctuaire a été incendié accidentellement car, de l’aveu même de Flavius Josèphe, Titus voulait épargner l’édifice qu’il trouvait magnifique. (7)

La prophétie qui se rapporte à la destruction de Jérusalem et du Temple par les troupes de Titus est mentionnée au verset 9 : 26 du livre de Daniel.
D’ailleurs, en lisant l’entièreté des chapitres de Matthieu 24 et de Marc 13, on s’aperçoit que cette prophétie se rapporte bien aux temps de la fin, (8) comme cela est corroboré dans II Thessaloniciens 2 : 4 :

« Il s’opposera à tout ce que les hommes adorent et à tout ce que les hommes considèrent comme divin. Il s’élèvera contre tout cela, et ira jusqu’à pénétrer dans le Temple de Dieu pour s’y asseoir et se faire passer lui-même pour Dieu.»

On pourrait alors se demander quelle devra être l’attitude des Chrétiens lorsque le 3e Temple sera rebâti ? Non seulement nous n’aurons pas à nous opposer ni à critiquer cette reconstruction (cela fait partie du plan de Dieu), mais il sera même possible de se rendre dans ce temple, sans pour autant que cela ne soit une obligation, afin de prier notre Seigneur comme l’ont fait en leur temps les apôtres Pierre et Jean qui montaient au Temple pour prier aux heures des sacrifices (Actes 3 : 1 ; 5 : 12, 19-21, 42 ; Jean 10 : 23).

Évidemment, pour nous, Croyants messianiques, il n’est plus question de prendre part aux sacrifices sanglants qui pourraient éventuellement y être pratiqués. Mais, je pense que certains Croyants, se trouvant précisément à Jérusalem à cette époque-là, se rendront au Temple pour y prier (Apocalypse 11 : 1-2).

Il est même fort probable que les partisans d’un Temple « métaphorique » rejoignent finalement ceux qui soutiennent l’idée d’un sanctuaire rebâti en pierre !
En effet si, d’une part, un temple est élevé aux temps de la fin avec le Sacrifice perpétuel rétabli, et d’autre part, que des Chrétiens (véritables) s’y rendent pour prier à ces heures de sacrifices et lors des fêtes, « l’abomination » perpétrée par l’Impie au milieu de « la semaine de sept ans » mettra un terme, aussi bien aux cérémonies juives, qu’aux prières du peuple de Dieu, le Temple spirituel (Apocalypse 7 : 1-8 ; Daniel 12 : 11-13).
Ainsi, cette « abomination de la désolation » concernera autant le Temple juif (matériel) que l'Assemblée, le Temple spirituel.

Le Temple du Millénium

Il ne fait aucun doute que les temps de la fin seront une époque d’angoisse et de conflits majeurs pour le monde (Sophonie 1 : 14-18 ; Apocalypse 3 : 10).

La Terre sainte ne sera malheureusement pas épargnée et Jérusalem se trouvera à nouveau au centre de cette tragédie. Et même si le Messie revient pour sauver son peuple (Juifs et Chrétiens véritables), la ville de Jérusalem subira des dommages et une destruction partielle (Zacharie 14 : 1-3).

Il paraît donc peu probable que le Troisième Temple résiste aux ravages d’un conflit et au tremblement de terre annoncé par les prophéties du livre de Zacharie et de l’Apocalypse (Zacharie 14 : 1-4 ; Apocalypse 11 : 13).
Mais lorsque notre Seigneur et Messie s’installera à Jérusalem, c’est dans un Temple magnifique qu’il régnera, d’où il gouvernera le monde avec force et amour (Esaïe 2 : 2-4 ; Ézéchiel 37 : 26-28 ; Zacharie 14 : 20-21 ; Apocalypse 19 : 15-16).

Ce Temple du Millénium est parfaitement décrit dans les chapitres 40 à 48 du livre d'Ézéchiel. Une source d’eau jaillira du trône du Seigneur et coulera vers la Méditerranée et la Mer Morte purifiant tout ce qu’elle atteindra (Ézéchiel 47 : 1-12 ; Zacharie 14 : 8 ; Joël 4 : 18).
Durant cette époque messianique, chaque année, les nations devront envoyer des ambassadeurs à Jérusalem, lors de la fête de Souccot, pour honorer le Seigneur (Zacharie 14 : 16-19).
Jérusalem sera à nouveau une ville sainte où il ne se fera plus jamais aucun mal (Esaïe 11 : 6-9). Les Saints du Très-Haut régneront alors avec l’Agneau pour toujours et on n’apprendra plus la guerre (Michée 4 : 1-4).
Quelle époque ce sera, mes amis ! Reviens vite, Seigneur Emmanuel.

Et après les mille ans …

Le Temple terrestre était aussi une représentation matérielle du Temple céleste où se trouve le trône du Tout-Puissant avec à sa droite notre Seigneur (Actes 7 : 48-49 ; Apocalypse 11 : 19 ; 14 : 15, 17 ; 15 : 5-8).

Après le Millénium et le Jugement final, la ville sainte céleste descendra sur une nouvelle terre où la mort n’existera plus. Cependant, cette nouvelle Jérusalem n’aura plus de temple car le Tout-Puissant et l’Agneau seront le Temple (Apocalypse 21 : 1-2, 10-21, 22-27).

Notes :

1) Dans le monde musulman, la Wakf est une donation faite à perpétuité par un particulier à une œuvre d’utilité publique, pieuse ou charitable. Dans le cas de l’esplanade des Mosquées, la gestion de la Wakf revient à l’autorité palestinienne.

2) Il existe plusieurs organisations indépendantes qui travaillent néanmoins dans le même but :
- « Le Mouvement des Fidèles du Mont du Temple et de la Terre d’Israël », créé après la guerre des six jours par Gershon Salomon, est un groupe pacifique d’activistes qui prône la souveraineté d’Israël sur sa Terre et sur le mont du Temple.

- « L’Institut du Temple », qui regroupe des rabbins, des chercheurs, des artisans et des architectes, est une organisation fondée par le rabbin Yisrael Ariel en 1987. Cette organisation a déjà fabriqué un grand nombre d’ustensiles pour le culte, des instruments de musique ainsi que des vêtements destinés aux prêtres (Cohanim). Installé au sein du quartier juif de la vieille ville, l’Institut expose au public les différents ustensiles, habits et même une Ménorah en or, réplique exacte de celles qui ont disparues.

- Enfin, plusieurs yeshivot (écoles talmudiques), dont celle appelée « Ateret Cohanim », préparent assidûment les candidats lévites à l’exercice de la prêtrise. Seuls les cohanim, dont l’analyse de leur ADN permet de les identifier comme des descendants de la lignée ancestrale d’Aaron, seront autorisés à exercer la fonction (cette descendance qui existe toujours aujourd’hui est corroborée par la Bible : Jérémie 33 : 21-22).

3) Le site internet : « The Temple Mount in Jerusalem » est vivement recommandé pour ses excellents articles variés et approfondis.

4) Cette dédicace du Temple purifié par Judas Maccabée fut célébrée pendant les huit jours qui suivirent le 25 kislev (-164), jour anniversaire de la profanation par Antiochos IV. La fête connue sous le nom de Hanoukka est toujours célébrée de nos jours.

5) L’affirmation du Seigneur : « En vérité, je vous le déclare, cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive. » (Matthieu 24 : 34) se vérifie pour le laps de temps compris entre la mort (et la résurrection) du Seigneur et la destruction du Temple par Titus en l'an 70. Lorsque Pierre, Jacques, Jean et André interrogent Yéchoua, celui-ci répond aux trois questions posées (dont deux sont concomitantes) :

a) Quand le Temple sera-t-il détruit ?
b) Quels seront les signes de ton avènement ?
c) Et (les signes) de la fin du monde ?

Cette déclaration (Matthieu 24 : 34) se rapporte vraisemblablement à la première partie de la question posée.

6) L’emplacement exact des deux premiers temples demeure hypothétique. Trois lieux ont été retenus comme plausibles : le premier, à peu de distance du Dôme du Rocher, au nord ; un autre entre le Dôme et la mosquée El-Aksa ; et enfin, le troisième à l’endroit même du Dôme du Rocher. Mais ce dernier emplacement supposerait la disparition de la mosquée à la coupole d’or !

7) Flavius Josèphe « La guerre des Juifs », Livre VI, chapitre IV, 5-8, traduit par René Harmand, révisée et annotée par Théodore Reinach, membre de l’Institut, Édition Ernest Leroux, 1911, Paris.

8) La fuite précipitée des premiers chrétiens, avant que Jérusalem ne soit encerclée par les troupes de Titus, constitue en quelque sorte une préfiguration des événements décrits aux versets 16 à 20 de Matthieu 24 et 15 à 18 de Marc 13. Ceux-ci se sont effectivement cachés dans les montagnes de Judée et à Pella.

Septembre 2009

Cordiales salutations
Jacquy Mengal

Grippe porcine, appellation d'origine incontrôlée!

Depuis le début du printemps 2009, un nombre toujours croissant de pays est confronté à un nouveau virus grippal qui a fait son apparition au Mexique.(1)
En peu de temps, la menace d’une épidémie à l’échelle mondiale a été évoquée par les spécialistes et de nombreux pays ont déjà mis en place des mesures de préventions adéquates pour faire face à un risque réel de pandémie.

A ce jour (le 20 mai 2009), l’OMS recense 10 243 personnes infectées à travers 40 pays et 80 malades sont déjà décédés.

Le virus responsable

Ce virus influenza est du type A, sous-type H1N1; et quoiqu’il soit différent de celui de la grippe saisonnière, il n’en est pas moins très pathogène pour l’homme.

Vraisemblablement, le virus provient d’élevages de porcs (d’où son nom de grippe porcine) où il contamine fréquemment ces animaux élevés en grand nombre.
Normalement, cet agent pathogène n’infecte que le porc, mais il peut arriver, comme c’est malheureusement le cas cette fois-ci, que le virus franchisse la barrière de l’espèce et touche l’être humain.
En fait, le porc, véritable réservoir de virus, bactéries et autres parasites, est capable de recombiner différentes souches de virus grippaux (aviaires et humaines) pour produire un agent transmissible à l’homme.
C’est déjà ce type de virus (A/H1N1) qui était à l’origine de la tristement célèbre grippe espagnole de 1918-19 qui fut responsable de la mort de 30 à 40 millions de personnes à travers le monde.

La grippe porcine devient mexicaine …

Face à la menace d’un boycott de la consommation de viande de porc, les autorités européennes ont décidé, à la fin du mois d’avril, de changer le nom de cette grippe et de l’appeler désormais grippe « mexicaine » afin d’éviter tout préjudice à l’ensemble d’un secteur économique très lucratif lié de près ou de loin au porc.

Bien sûr, on nous assure qu’il n’y a aucun danger à manger de la viande de porc et certains affirment même qu’il n’existe aucun lien entre le porc et cette grippe qui porte néanmoins, à l’origine, le nom de grippe porcine !

On peut espérer que la pandémie annoncée n’ait pas lieu et que le virus s’endorme pendant un certain temps ou pour toujours.
Il se peut également qu’il soit moins virulent que prévu ou que l’on parvienne à mettre au point un vaccin assez rapidement.
Cependant, plusieurs scientifiques ont déjà mis l’OMS et les autorités sanitaires en garde contre un réveil du virus cet hiver qui pourrait être potentiellement plus virulent.

Si les pays riches, bien équipés sur le plan sanitaire et médical, peuvent faire face à cette pandémie sans trop de dommages, les régions du monde plus pauvres seront certainement beaucoup plus affectées par la maladie.

Il est vrai que la consommation de viande de porc ne transmet pas la maladie, mais il faut tout de même admettre que c’est bien le porc (vivant) qui est le vecteur de transmission de cette grippe A/H1N1.(2)
Au lieu de rassurer les consommateurs et l’ensemble de la filière porcine mondiale, ne serait-il pas plus raisonnable de se demander si l’élevage et la consommation de porcs demeurent une bonne chose pour l’être humain ?

Depuis bien longtemps, le Judaïsme, et ensuite l’Islam, avaient proscrit la consommation du porc et d’autres animaux dits impurs.
Le Créateur qui est sensé être vénéré par plus d’un tiers de la population mondiale avait pourtant donné à l’homme, dès le début, l’instruction de s’abstenir de manger des animaux impurs dont le porc :

« …ainsi vous considérerez comme impurs les animaux suivants : … le porc, car il a des sabots fendus, mais il ne rumine pas. Ne consommez pas la viande de ces animaux-là et ne touchez même pas leurs cadavres ; considérez-les comme impurs. » (Lévitique 11 : 4-8, voir aussi Deutéronome 14 : 8).

Le porc est un animal qui ne convient pas à l’alimentation. Son élevage et sa consommation engendrent des problèmes sanitaires. A l’origine, cet animal avait un rôle d’éboueur. Mais, l’homme s’est très vite aperçu qu’il engraissait rapidement et à peu de frais, puisqu’il peut se contenter de manger des détritus.
Ainsi, très tôt, l’homme, cupide et vorace, a domestiqué le porc, puis après de nombreuses sélections, il l’a élevé en masse pour sa propre alimentation.

Il faut reconnaître que l’élevage et la consommation du porc ne sont pas sans risques car l’animal peut être porteur de nombreuses pathologies.
De par son élevage, outre la pollution et les nuisances générées par son lisier, il peut transmettre : la peste porcine (non zoonose)(3), le Rouget du porc ou Erysipelas porcin (zoonose), la Brucellose au fièvre ondulante (zoonose), la maladie d’Aujeszky ou rage porcine (non zoonose), la maladie de Teschen (non zoonose), le streptocoque du porc (zoonose), le virus Nipah (zoonose), la dysenterie balantidienne (zoonose), la maladie vésiculeuse du porc (zoonose), le virus influenza (grippe) (parfois zoonose), etc. (4)

Par sa consommation, il peut transmettre : la trichinose, le ver rond, le ver solitaire (ténia et autres vers), la neurocysticercose, le streptocoque porcin, l’hépatite E, la dysenterie balantidienne, la bactérie Yersinia enterocolitica, etc.; sans parler des maladies plus ou moins graves liées à la consommation de graisses animales surtout présentes dans la viande de porc et les charcuteries.

Bien sûr, les bovins, les ovins et la volaille ne sont pas épargnés par certaines maladies, mais le porc, qui est un réservoir naturel de maladies, est plus souvent touché par un plus grand nombre de germes pathogènes.

Grâce à l’observance des lois alimentaires enseignées dans la Bible, on aurait pu éviter depuis longtemps bon nombre de maladies et d’infirmités dont souffrent tant de gens de part le monde. Et contrairement à ce que proclament certains, ces lois alimentaires n’ont pas été abolies par Jésus-Christ lors de sa venue.(5)

Dans la Bible, le porc a toujours été considéré comme un animal impur et comme le symbole de la bassesse, de la grossièreté et même de l’obscénité (Esaïe 65 : 1-4 ; Proverbes 11 : 22 ; Matthieu 7 : 6 ; Marc 5 : 1-13 et II Pierre 2 : 22).
D’ailleurs, lors du second avènement de notre Seigneur, sa colère n’épargnera pas ceux qui consomment de la viande de porc et pratiquent l’idolâtrie :

« Voici en effet le Seigneur : il arrive dans un feu, ses chars sont comme l’ouragan. Rempli d’indignation, il vient exercer sa colère et réaliser sa menace dans un bouquet de flammes.
C’est par le feu et par l’épée que le Seigneur se fera juge contre tous les humains. Il y aura beaucoup de victimes : je parle ici des gens qui se purifient spécialement pour entrer dans certains jardins, où ils viennent se placer derrière celui qui est au centre, de ceux qui mangent du porc, ou bien du rat, choses abominables.
C’est gens-là finiront d’un seul coup, c’est le Seigneur qui l’a dit
» (Esaïe 66 : 15-17).

Nous vivons à une époque où de nombreux problèmes menacent la sécurité et le bien-être de toute l’humanité. N’est-il pas urgent de changer enfin nos habitudes (notamment alimentaires) et d’adopter un comportement plus sain et plus respectueux des autres et de nous-mêmes ?

Notes :

1-Le premier cas atteint de la grippe A/H1N1 a été diagnostiqué à Mexico le 18 mars 2009.

2-Voir article de presse du 27/04/09 sur le site internet : http.//www.lesechos.fr/info/agro/4858234-le-porc-réservoir-de-nouveaux-virus-grippaux.h…

3-Zoonose = transmissible de l’animal à l’homme par l’élevage et/ou la consommation.

4-Voir dictionnaire des Sciences Animales, Meyer C., éd. Sc. 2009.

5-Dans l’évangile de Matthieu, chapitre 15, versets 10 à 20, l’impureté dont il est question vient de la négligence du rituel du lavement des mains.
- Dans I Corinthiens 8, le problème concerne les viandes consacrées aux idoles. Cette pratique n’est plus d’actualité.
- Dans Actes 10 : 10-29, la vison de l’apôtre Pierre dans laquelle une voix lui dit de manger des animaux impurs est une métaphore dont l’explication donnée au verset 28 signifie l’ouverture de l’évangile aux païens.
 
(Message envoyé aux Institutions européennes compétentes en la matière et à l'OMS.)

Le 20 mai 2009
Jacquy Mengal

Les dangers du spiritisme et de l'occultisme

Depuis plusieurs années, on assiste à une résurgence de la pratique des sciences occultes et du spiritisme(1). Ce regain d’intérêt se vérifie, entre autres, par le succès toujours croissant que rencontrent l’abondante littérature sur le sujet et par des films comme « l’Exorciste » ou d’autres films d’épouvantes encore plus malsains réservés à un public averti !

Bien sûr, la plupart de ceux qui s’adonnent à ces pratiques occultes n’ont pas nécessairement d’intentions malveillantes, mais ils ignorent très souvent que de telles expériences peuvent engendrer des problèmes psychologiques plus ou moins graves comme la dépression, des névroses, des angoisses, et même des envies suicidaires, sans parler des cas de possessions réelles.

Si certains exercent les sciences occultes avec l’intention de se divertir, d’autres, par contre, le font dans un but plus intéressé.
Ainsi, à l’instar du roi Saül mentionné dans la Bible (I Samuel 28 : 4-20), il n’est pas rare de voir certains chefs d’Etats, hommes politiques et autres dirigeants de grandes sociétés consulter les astrologues pour obtenir des prédictions et anticiper ainsi le déroulement de leurs affaires ou de leur carrière politique.
D’autres personnes essayent, en toute bonne foi, d’entrer en contact avec un défunt qu’ils ont aimé et qu’ils voudraient tant revoir; ou ils cherchent tout simplement à connaître leur propre avenir.
D’ailleurs, ces astrologues, médiums et autres marabouts profitent souvent du désarroi de leurs clients pour leur soutirer de plantureuses sommes d’argent.
Il suffit d’ouvrir la rubrique des « petites annonces » d’un journal pour s’apercevoir que la profession se porte plutôt bien !

Ce désir de communiquer avec les défunts peut se comprendre, mais ceux qui s’engagent dans cette voie peuvent-ils être certains d’entrer réellement en contact avec leur(s) cher(s) disparu(s) ?
La Bible nous donne une réponse précise et sans équivoque quant à l'identité véritable des êtres qui répondent aux vivants via ces pratiques occultes ou par l’intermédiaire des médiums.(2)
Il s’agit, en fait, d’esprits et en l’occurrence de démons qui communiquent à leur façon avec ces gens qui les sollicitent. Ces démons ont été entraînés par Satan dans sa rébellion contre Dieu avant la création de l’homme :

« …C’est lui le serpent ancien, appelé le diable ou Satan, qui trompe le monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges y furent jetés avec lui. » (Apocalypse 12 : 9).

Ce monde spirituel est hiérarchisé et s’il existe des esprits dits « farceurs » ou « frappeurs », il y en a d’autres bien plus redoutables et dangereux.
Il faut savoir qu’il est impossible d’entrer en contact avec de bons esprits (les anges mentionnés dans la Bible restés fidèles au Tout-Puissant) par le moyen des sciences occultes (Lévitique 20 : 6, 27).

Et quoique le rationaliste ne croie pas au monde des esprits, ceux-ci existent pourtant bel et bien. Les médiums le savent tout comme ces peuples premiers qui malheureusement les invoquent souvent à leurs risques et périls.

En fin de compte, on peut dire qu’une des plus grandes victoires de Satan est d’avoir fait croire aux athées qu’il était lui-même un mythe. C’est un mensonge car, soyez-en sûr, celui-ci est bien réel et il est d’ailleurs très puissant :

« Nous savons que nous appartenons à Dieu et que le monde entier est au pouvoir du Mauvais. » (I Jean 5 : 19).

La Bible le décrit comme le prince de ce monde mauvais (Jean 14 : 30) et celui qui a séduit toute la terre :

« L’ange le jeta dans l’abîme, qu’il ferma à clé et scella, afin que le dragon ne puisse plus égarer les nations… » (Apocalypse 20 : 3).

Il est également décrit comme le père du mensonge (Jean 8 : 44). Il n’est donc pas étonnant que les démons trompent les humains en se faisant passer pour nos chers disparus (II Corinthiens 11 : 14-15).
C’est pour cette raison que la Bible condamne formellement l’invocation des morts. En le faisant, ce sont des mauvais esprits qui répondent aux vivants :

« Qu’on ne trouve parmi vous personne qui offre son fils ou sa fille en sacrifice, ni personne qui s’adonne à la magie ou à la divination, qui observe les présages ou se livre à la sorcellerie, qui jette des sorts ou qui interroge les esprits des morts. » (Deutéronome 18 : 10-11). Voir également Esaïe 8 : 19-20 et Michée 5 : 11.

Dès lors, il n’est pas surprenant que ces séances de spiritisme ou d’occultisme entraînent la plupart du temps des sentiments de déception, d’angoisse, voire des dépressions et de l’amertume.
Savez-vous que le film « Exorciste » est basé sur des faits réels. L’utilisation d’une table « ouija » par un adolescent est à l’origine de ce qui fut pour cette personne un vrai drame dans sa jeunesse.

Ce monde des mauvais esprits ne nous veut aucun bien, quoiqu’ils affirment le contraire! Gardons-nous de les invoquer de quelque manière que ce soit.
Nous aurons tous l’occasion de revoir nos parents et amis disparus, lors de la résurrection. Car si la fausse doctrine de l’immortalité de l’âme(3) qui nous vient du paganisme n’est pas crédible, celle de la résurrection des morts est par contre une vérité sur laquelle on peut s’appuyer avec certitude.

« Mais, en réalité, le Christ est revenu de la mort à la vie, en donnant ainsi la garantie que ceux qui sont morts reviendront également à la vie. » (I Corinthiens 15 : 20). Voir également Apocalypse 20 : 11-15.

Ayons confiance dans la promesse du Seigneur.

Notes :

1. On a déjà assisté à plusieurs reprises à cet engouement pour les sciences occultes et la pratique du spiritisme, comme ce fut le cas à la fin du XIXe siècle.

2. Ces sciences occultes regroupent : l’astrologie, la radiesthésie, les tables tournantes, les cartomanciennes, le chamanisme, l’écriture automatique, la magie, la divination, la nécromancie, le « ouija » et la technique du verre, l’incorporation et le vaudou.

3. La croyance en l’immortalité de l’âme sert avantageusement les sciences occultes puisque selon cette doctrine l’âme de la personne décédée quitte le corps pour aller dans l’au-delà. La Bible enseigne la résurrection des morts pour un jugement final (Apocalypse 20 : 11-15). Pour le moment, les morts sont en « sommeil » et ils ne peuvent donc pas communiquer (Psaumes 6 : 6 ; Psaumes 115 : 17 ; Matthieu 22 : 32).

Salutations fraternelles

Avril 2009
Jacquy Mengal

Le Sacrifice perpétuel sera t-il rétabli ?

Cette cérémonie très ancienne est probablement mieux connue du Judaïsme que du monde chrétien. Pourtant, le Nouveau Testament y fait allusion à plusieurs reprises et certaines prophéties encore à venir semblent prédire que le Sacrifice perpétuel sera rétabli pour peu de temps avant d’être brutalement interrompu.

Mais en quoi consistait exactement ce rituel ? Quel était son rôle et sera-t-il vraiment rétabli à notre époque ?

Origine

C’est au pied du mont Horeb, il y a 3 500 ans, que Moïse reçut l’instruction d’offrir chaque jour deux agneaux d’un an à perpétuité. Le premier agneau était offert le matin et le second dans l’après-midi.
Ces sacrifices étaient accompagnés de trois kilos de farine pétrie avec 1,5 litre d’huile fine et de 1,5 litre de vin. En plus, lors des ces cérémonies, le prêtre brûlait un parfum sur un autel d’or uniquement réservé à cet usage (Exode 29 : 38-46 ; 30 : 1-10 ; Nombre 28 : 1-8).

Cette tâche quotidienne était réservée exclusivement aux prêtres lévites et personne d’autre n’avait le droit d’entrer dans le temple et d’effectuer le sacrifice et l’offrande à la place du prêtre.
Le roi Ozias, qui dans un accès d’orgueil pénétra dans le temple, fut atteint subitement de lèpre à l’instant où il s’apprêtait à offrir l’encens. Cette maladie ne le quitta jamais jusqu’à sa mort (II Chroniques 26 : 16-21).

Ainsi, si le Sacrifice perpétuel a été célébré dès le début dans la Tente de rencontre, au milieu du désert, c’est finalement devant le temple de Jérusalem qu’il sera maintenu pendant plusieurs siècles avec plus ou moins de régularité et parfois quelques interruptions (Esdras 9 : 5-6 ; II Rois 3 : 20 ; II Chroniques 24 : 14 ; 29 : 7).

Quel était le but de ce rituel ?

D’une façon générale, la pratique des sacrifices était destinée à expier les fautes commises par les enfants d’Israël, que ce soit les fautes personnelles d’un individu ou celles commises par le peuple en entier.

Mais cette cérémonie du Sacrifice perpétuel représentait bien plus que cela. Elle devait se dérouler à des heures bien précises de la journée car il s’agissait de moments de rendez-vous entre l’Eternel et les hommes.
C’est en effet à ces heures de sacrifices que l’Eternel entrait en contact avec le prêtre pour donner ses instructions et ses messages (Exode 29 : 42-43 ; I Rois 18 : 36-39).
Et même lors de la période d’exil quand le temple était en ruine, le prophète Daniel, déporté à Babylone, avait pris l’habitude de prier en direction de Jérusalem aux moments de ces heures de sacrifices, ainsi qu’à la sixième heure (midi) (Daniel 6 : 11-14).

Du reste, le Seigneur s’adressa à lui au moment de la prière de l’après-midi (Daniel 9 : 20-23); tout comme il se révéla au prêtre Zacharie, quelques siècles plus tard, au moment de l’offrande de l’encens pour lui annoncer que sa femme, Élisabeth, lui donnerait un fils que l’on connait sous le nom de Jean le baptiste (Luc 1 : 10-13).

Quand se déroulaient ces sacrifices ?

Ces rituels du matin et de l’après-midi (certaines bibles notent « vers le soir ») avaient lieu à des moments précis et annoncés à l’avance, afin que tous ceux qui désiraient y assister soient présents au moment du sacrifice. Le sacrifice du matin se déroulait à la troisième heure (Actes 2 : 15) et celui de l’après-midi à la neuvième heure (Actes 3 : 1).
Cela signifie qu’il était nécessaire de diviser la partie diurne du jour en douze et de compter par addition pour savoir quelles étaient la 3e et la 9e heure (Jean 11 : 9-10).
Il fallait que ce calcul soit fait régulièrement puisque la durée du jour varie au cours de l’année. En effet, si l’heure d’hiver (1/12 partie de la journée) est inférieure à 60 minutes (heure chrono), l’heure d’été est évidemment supérieure à ces 60 minutes.

Prenons comme exemple le calcul du jour de la Pâque 2009 qui tombe le 08 avril :
Entre le lever du soleil et son coucher, il y a 13h24 ; ce qui fait 804 minutes que l’on divise par 12. On obtient ainsi des « heures » de 67 minutes.
Recherchons les 3e et 9e heures :



La 3e heure se situe donc entre 09.17 et 10.24 et la 9e heure entre 15.59 et 17.06.

Le Talmud(1) et la Michna(2) nous fournissent de nombreux détails quant aux prescriptions qui règlent le déroulement de ces cérémonies. Il n’est donc pas nécessaire d’en faire mention ici.
Cependant, nous retiendrons un détail intéressant. C’est avec la 9e heure (sacrifice de l’après-midi) que débutait « l’entre deux soirs ». Cette expression désigne la période de temps comprise entre le déclin du soleil et son coucher. Or c’est précisément à ce moment-là que Jésus-Christ est mort sur la croix, à l’instant même où l’on immolait les agneaux pour le repas de la Pâque (Matthieu 27 : 46 ; voir étude sur la Pâque).
Donc, le jour de la Pâque, le Sacrifice perpétuel de l’après-midi se confondait avec le sacrifice de l’agneau de la Pâque (Nombre 28 : 4/ I Corinthiens 5 : 7-8).

Le Christ a-t-il mis fin au Sacrifice et à L’offrande ?

Le livre de Daniel contient une prophétie qui a suscité bon nombre de spéculations.
Cette prophétie dite « des 70 semaines » reprise au chapitre 9, versets 24 à 27 concerne l’avenir de la ville de Jérusalem, de son temple et de son peuple.
Daniel nous révèle que 70 semaines de 7 ans (490 années) sont nécessaires pour amener la justice éternelle et oindre le Saint des saints. Si les 69 premières semaines de 7 ans sont unanimement considérées comme déjà accomplies, la dernière semaine (7 années) décrite au verset 27 fait l’objet d’interprétations pour le moins contradictoires parmi les Chrétiens.

Que dit ce verset :

« Il fera une solide alliance avec plusieurs pendant une semaine, et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande ; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. » (version L. Segond)

Si pour certains Chrétiens cette semaine prophétique de 7 ans a déjà trouvé son accomplissement à l’époque de la première venue de Jésus-Christ, pour d’autres, cette période de temps doit encore avoir lieu et le personnage désigné par le pronom « il » représente, non pas le Christ comme certains l’affirment, mais bien l’impie à venir.
La personne désignée par le « il » ne peut être le Christ. Celui-ci est décrit au verset 26 comme ayant été consacré puis mis à mort sans personne pour le secourir, ensuite le temple et la ville devaient être détruits par un chef et son peuple (vraisemblablement le général romain Titus et ses légionnaires en 70 ap. J.-C).

Bien que l’on puisse considérer que la mort du Christ ait rendu obsolète les sacrifices sanglants d’animaux, manifestement, Jésus n’a jamais conclu aucune alliance de 7 ans et ce n’est pas lui qui a fait cesser le sacrifice et l’offrande. Cette cérémonie est restée en vigueur après sa mort jusqu’à la destruction du temple en 70.
Par ailleurs, Titus n’est pas non plus cet individu désigné par le « il » car il n’a fait d’alliance avec personne et n’a pas fait cesser volontairement le sacrifice et l’offrande.
Que représente alors ce « il » ?

La prophétie des 70 semaines doit être analysée dans son entièreté. Le verset 24 qui nous donne une explication globale de ce qui suit nous dit que ces 70 semaines sont nécessaires pour amener la justice éternelle et pour oindre le Saint des saints.
Alors, posons-nous la question. La justice éternelle est-elle déjà établie ? Le temple est-il déjà rebâti ? Et le Messie est-il déjà présent sur terre ? Non !
Si les péchés (de ceux qui se repentent et acceptent le pardon) ont déjà été pardonnés par le sacrifice de la mort du Christ, il faut bien reconnaître que nous ne vivons pas encore dans un monde où règne la justice et que le temple, où le Messie aura son trône, n’est pas même (re)construit à ce jour.

Ce personnage qui fera une solide alliance avec plusieurs (pays) et qui fera cesser le sacrifice et l’offrande doit encore venir. D’ailleurs, on oublie souvent de citer le verset 4 du chapitre 12 du même livre de Daniel où il est dit que le livre serait scellé et seulement ouvert aux temps de la fin. Cela signifie que la compréhension globale et complète du livre de Daniel ne pouvait être possible qu’à partir d’une certaine époque (en l’occurrence, celle de la fin).

L’évangéliste Matthieu, qui nous donne une description de ce qui va se passer à la fin des jours, nous met en garde et nous invite à comprendre cette prophétie de Daniel (Matthieu 24 : 15).
Matthieu fait référence au verset 27 de Daniel 9 et au verset 11 du chapitre 12 où il est écrit que « l’Horreur abominable » serait placée dans le lieu saint. Il est tout à fait évident qu’il ne peut s’agir ici du Christ qui aurait fait cesser le Sacrifice perpétuel au milieu d’une semaine de 7 ans qu’il aurait conclu avec plusieurs !

Ainsi, si on en croit la prophétie, nous devons nous attendre à voir dans quelques années un temple reconstruit à Jérusalem où le Sacrifice perpétuel sera à nouveau remis en service.
Mais cela ne durera pas ! Un homme puissant aura l’audace de pénétrer dans ce temple et il mettra un terme à cette cérémonie, comme l’avait fait, jadis, Antiochos IV épiphane qui fit cesser les sacrifices et les offrandes de 167 à 164 av. J.-C.(3) (Daniel 11 : 31).
Le monde entrera alors dans une époque d’angoisse et de conflits que la Bible nomme « la grande tribulation » et après trois ans et demi, le Christ apparaîtra pour sauver son peuple et détruire cet homme impie (II Thessaloniciens 2 : 8).

Loin d’être une fiction ou une allégorie, ces évènements tragiques, qui auront lieu juste avant le retour glorieux de notre Seigneur, sont confirmés dans le second chapitre de la deuxième lettre que Paul envoya aux Thessaloniciens ainsi que dans le livre de Zacharie (Zacharie 14) et dans l’Apocalypse de Jean.

Les prières remplacent les sacrifices d’animaux

Lorsque les Juifs n’avaient plus accès au temple, que ce soit en raison de l’éloignement ou parce qu’il n’était plus en fonction, la prière remplaçait utilement les sacrifices.
Maimonide(4) préconisait d’effectuer, à la place des sacrifices, la prière du matin appelée « chaharite » et celle de l’après-midi, la « minha ». C’est du reste ce que faisait déjà Daniel au VIe siècle av. J.-C., lorsqu’il fut déporté à Babylone (Daniel 6 : 13).

Il est difficile de savoir comment se dérouleront les cérémonies du Sacrifice perpétuel lorsque le troisième temple sera reconstruit. Le sacrifice quotidien de deux agneaux est-il encore réalisable à notre époque ?
Bien sûr, seules les autorités religieuses juives sont capables de décider de quelle manière pratiquer ce culte dont elles connaissent parfaitement tous les détails.

Le Chrétien qui aurait l’intention louable de respecter ce Sacrifice perpétuel pourrait avantageusement adresser une prière à Dieu lors de ces heures de sacrifices; tout comme l’avaient fait les apôtres Pierre et Jean qui montaient au temple pour prier à ces heures privilégiées (Actes 3 : 1).
Bien sûr, nous ne sommes plus sous l’Ancienne Alliance. La mort de notre Seigneur a mis un terme aux sacrifices d’animaux (Hébreux 10 : 1-12) et nous pouvons nous adresser à Dieu à tout moment et en tout lieu sans passer par l’intermédiaire d’un grand-prêtre lévite (I Timothée 2 : 8 ; Ephésiens 6 : 18).
Néanmoins, ces heures de prières spécifiques ne sont certainement pas à rejeter.
En effet, rappelons-nous que c’est au moment du sacrifice du matin que les apôtres, réunis pour la Pentecôte, reçurent le don de l’Esprit Saint (Actes 2 : 1-21). C’est également à l’heure du sacrifice de l’après-midi que Corneille eût une vision (Actes 10 : 1-3, 30).
Les prières des justes ne sont-elles pas considérées comme un parfum d’une agréable odeur à l’Eternel (Proverbes 15 : 8 ; Apocalypse 5 : 8 et 8 : 3-4). Ce qui rappelle l’offrande de l’encens faite par le prêtre dans le Temple.

Le Sacrifice perpétuel dans le monde à venir

Ce troisième temple qui s’élèvera à Jérusalem pourra-t-il subsister au conflit annoncé par les prophètes ? Cela est peu probable, d’autant plus qu’un tremblement de terre important est également prédit dans la région par ces mêmes prophètes (Zacharie 14 : 4-5 ; Apocalypse 11 : 13).
Cependant, tous ceux qui lisent la Bible savent très bien qu’un temple magnifique sera reconstruit à l’époque où le Messie régnera sur la terre. Ce temple du Millénium et le culte qui y sera rendu sont parfaitement décrits dans les huit derniers chapitres du livre d’Ezéchiel (Ezéchiel 40-48).
Il est donc tout à fait possible de savoir dès à présent de quelle manière sera célébré le Sacrifice et l’offrande durant l’ère messianique.

« Chaque jour on fera au Seigneur le sacrifice complet d’un agneau d’un an sans défaut. Cette offrande aura lieu le matin. Chaque matin également, on offrira au Seigneur cinq kilos de farine que l’on mélangera avec deux litres d’huile. Les règles de cette offrande quotidienne sont valables pour toujours. L’agneau, la farine et l’huile devront être offerts au Seigneur chaque matin sans faute, et cela pour toujours. » (Ezéchiel 46 : 13-15. Version de la Bible en français courant).

Ce culte quotidien sera donc modifié : il aura lieu uniquement le matin et les quantités de farine et d’huile seront un peu supérieures à ce qui était prévu sous l’Ancienne Alliance.

Cette époque de paix et de prospérité est annoncée par tous les prophètes de la Bible. Il ne fait aucun doute que cela arrivera bientôt. La justice éternelle deviendra alors une réalité et elle sera établie sur toute la terre.
En ce temps-là, des ambassades du monde entier se rendront à Jérusalem pour célébrer la fête automnale des Tentes. Beaucoup d’hommes de toutes nations auront alors l’opportunité d’assister à ce Sacrifice perpétuel et jamais plus il ne sera interrompu ou prohibé par qui que ce soit (Zacharie 14 : 16 ; Michée 4 : 1-3).

Notes :

1) Le Talmud est une compilation des discussions rabbiniques sur différents thèmes. Il est composé de la Mishna et de la Guemara. Le Talmud de Jérusalem date du IVe siècle alors que celui de Babylone date du Ve siècle.

2) La Mishna est une compilation des lois orales juives qui fut achevée au IIe siècle. Les 63 traités qui la composent règlent les questions relatives à l’agriculture, le calendrier et les fêtes, l’éthique, la morale, l’abattage rituel, etc.

3) Antiochos IV Epiphane est un roi de la dynastie Séleucide. Ce souverain vaniteux et sanguinaire fit cesser les sacrifices et les offrandes de 167 à 164 av. J.-C. Il plaça une statue de Zeus olympien dans le temple de Jérusalem et ordonna de sacrifier des porcs sur l’autel. Cette acte impie constitue « l’abomination de la désolation » décrite en Daniel 11 : 31 et représente une préfiguration de ce qui se passera (à peu de chose près) aux temps de la fin (Daniel 12).

4) Moïse Maimonide, médecin et philosophe juif né à Cordoue en 1138 et mort à Fostat en 1204. Ce commentateur de la Mishna, qui fut un des plus grand penseur juif, exerça une influence importante aussi bien au sein de sa communauté que chez les non Juifs.

Salutations fraternelles,

Mars 2009
Jacquy Mengal