Présentation :

La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

mercredi 14 décembre 2011

La fête de Noël est-elle chrétienne ?

Introduction

Est-il encore nécessaire de révéler la véritable origine de la fête de Noël ?
En effet, la plupart des gens, pour autant qu'ils souhaitent s'informer, savent très bien que cette fête vient du paganisme et non de la Bible.

Le plus étonnant est que cette solennité est célébrée, aussi bien chez les chrétiens, pour lesquels elle représente l'anniversaire de la naissance (supposée) du Christ, que partout dans le monde où le christianisme est minoritaire.

Noël est sans aucun doute une des fêtes les plus populaires et les plus commerciales de notre monde moderne, et ce n'est certainement pas les commerçants qui me démentiront. Malgré ces temps de crise et d'incertitudes où nous vivons, les dépenses d'argent occasionnées par les ménages au moment des fêtes de fin d'année n'ont jamais été aussi importantes que ces dernières années. Et ce n'est certes pas sans raison que certains commerçants attendent avec fébrilité et impatience ce moment de l'année où ils pourront renflouer leur caisse et clôturer leur bilan de fin d'année en boni.

Mais, comment se fait-il que des centaines de millions de chrétiens de par le monde continuent à célébrer cette fête avec autant d'enthousiasme et de ferveur, alors qu'ils savent pertinemment bien qu'elle ne provient pas réellement du christianisme ?

La magie de Noël

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi cette fête avait autant de succès partout dans le monde ?
Dans l'hémisphère nord, d'où elle provient, en plus d'avoir acquis une symbolique religieuse prétendument chrétienne, elle représente la lumière, la chaleur et la convivialité, à un moment de l'année où il fait froid et sombre. Énormément de gens apprécient l'ambiance de Noël, avec ces marchés pittoresques, ces musiques douces et ces chants mélodieux, toutes ces décorations lumineuses, les cadeaux offerts, puis ce repas familial plantureux devant le feu ouvert à quelques pas du sapin magnifiquement décoré pour la circonstance.
Et pour se dédouaner de toute culpabilité, on s'intéresse soudainement aux déshérités et aux sans-abris auxquels on offre abris et repas chauds!
Reconnaissons que tout cela semble bien agréable, et quelque peu hypocrite.
Mais sommes-nous certains de la bienveillance et du bien-fondé de cette fête à priori si chaleureuse ?

Les origines païennes multiples de Noël

La fête de Noël, telle qu'elle est célébrée aujourd'hui, représente un véritable syncrétisme pagano-religieux. Son étymologie nous vient du Celte noio (nouveau) et hel (soleil) qui nous donnent « noël » (renaissance du soleil).

C'est en effet autour du solstice d'hiver, au moment de l'année où les jours sont les plus courts, que les anciens célébraient des rites de fécondité en l'honneur de Saturne, le dieu des semailles et de l'agriculture, afin que le soleil renaissant puisse faire germer les graines enfuies dans le sol.

Les Romains, héritiers des rites babyloniens, célébraient la fête des Saturnales du 17 au 24 décembre. Ces festivités étaient l'occasion de réjouissances, de beuveries et de ripailles qui se terminaient souvent par des orgies et des excès en tout genre. Toutes les classes sociales se mêlaient : les esclaves commandaient leurs maîtres et ceux-ci servaient leurs esclaves à table. Un roi de la fête était nommé pour l'occasion et la plus grande débauche régnait parmi les convives. Les maisons étaient décorées de houx et de branches de sapin (symboles d'éternité, car toujours verts). Puis à la fin de la fête, on offrait des cadeaux aux amis et dans la famille.

Une autre fête se superposait aux Saturnales. La fête de Brumalia qui avait lieu du 24 novembre au 25 décembre et qui était dédiée à Bacchus (le Dionysos grec), dieu du vin, de l'ivresse et des débordements sexuels. C'est, dit-on, Romulus lui-même qui l'instaura.

Dès le III et IVe siècle av. J.-C., une autre fête solaire fit son apparition et se propagea dans tout le bassin méditerranéen. Il s'agit du culte de Mithra, originaire de Perse, qui gagna très rapidement une grande popularité au sein de l'empire romain.
Le mithriacisme considérait le premier jour de la semaine (le dimanche) comme sacré et on célébrait la fête du Sol Invictus (le Soleil invaincu) en l'honneur de Mithra le 25 décembre par le sacrifice d'un taureau. Mithra était un jeune dieu solaire qui renaissait d'un rocher ou d'une grotte sous la forme d'un nouveau-né !
Cette fête, qui comportait une initiation par étapes, rencontra un très grand succès chez les légionnaires romains qui s'empressèrent de la diffuser dans tout l'empire.
C'est l'empereur soldat Aurélien qui l'instaura officiellement à Rome en 274 ap. J.-C.

Sol Invictus au revers
d'une monnaie d'Aurélen
« ... le 25 décembre, devenu officiellement à la fin du IIIe siècle le jour anniversaire du Soleil, Natalis Solis Invicti ... » (Extrait de Mithra et le Mithriacisme de la collection « Que sais-je ? », page 80).

Lorsque le christianisme devint la religion d'État de l'empire romain au IVe siècle, les pères de l'Église, incapables d'éradiquer tous ces cultes solaires et désireux de faire un grand nombre d'adeptes, furent contraints d'accepter ce paganisme qu'ils intégrèrent au christianisme.

Les autorités de l'Église, soutenues par l'empereur Constantin, décidèrent de substituer à la fête du Natalis Solis Invicti (naissance du Soleil invaincu) celle du Natalis Christi (la naissance du Christ). Cette fête du 25 décembre devint pour les chrétiens l'anniversaire de la naissance du Seigneur. Mais cette décision arbitraire et mensongère ne fit que confirmer l'apostasie de l'Église romaine.
En plus, le premier jour de la semaine, le dimanche, remplaça le shabbat biblique et devint le Dominica dies (Jour du Seigneur). Pour rappel, les langues germaniques ont conservé la racine d'origine de ce premier jour de la semaine : Sunday en anglais, Zondag en allemand et Sondag en néerlandais (Sun, Zon et Son signifiant soleil).

Tous les symboles attachés à la fête de Noël ont une origine païenne. Le gui, qui est un parasite, vient des Celtes, la bûche (Yule log) nous vient des pays scandinaves, tout comme le père noël (le dieu Odin), que les Anglo-saxons ont assimilé à Santa Claus (saint-Nicolas), et incarne ce fameux roi-bouffon des Saturnales romaines. Celui-ci n'étant rien d'autre que la représentation burlesque de Nimrod, le tyran babylonien et le roi du chaos. Puis, il y a le houx et le sapin, toujours verts, symboles de l'immortalité, qui ont une origine païenne très ancienne.

Le Seigneur n'est pas né un 25 décembre

Nous ne connaissons pas la date de naissance de notre Seigneur Yéchoua, et cela nous montre que le Tout-Puissant n'a jamais voulu que l'on célèbre son anniversaire.
Néanmoins, en se rapportant aux récits de la naissance du Seigneur dans les Écritures, on peut affirmer qu'il n'est certainement pas né en hiver, car lors de sa naissance les bergers paissaient encore leurs troupeaux sur les collines de Judée. Or, nous savons que la fête des Tabernacles, qui a lieu au début de l'automne, annonçait le début des pluies hivernales et la fin du pâturage du cheptel ovin :

« Dans cette même région, il y avait des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau. » (Luc 2 : 8).

Qui se cache derrière la fête de Noël ?

La fête de Noël trouve ses origines bien avant la naissance de notre Seigneur Yéchoua.
Mes amis, ne participez pas aux « réjouissances » de Noël. En célébrant cette fête de la lumière, ... de la lumière éphémère et trompeuse, c'est Satan et ses démons que l'on fête.
Son premier nom n'était-il pas Lucifer, qui vient du latin fero (porter) et lux (lumière), signifiant « porteur de lumière » ?

« Il n'y a là rien, d'étonnant, car Satan lui-même est capable de se déguiser en ange de lumière. » (II Cor. 11 : 14).

N'est-il pas celui qui a séduit toute la terre ?

« L'énorme dragon fut jeté dehors. C'est lui le serpent ancien, appelé le diable ou Satan, qui trompe le monde entier. ... » (Apoc. 12 : 9).

Ne nous conformons pas aux coutumes et aux habitudes du monde mauvais dans lequel nous vivons :

« Ne vous conformez pas aux habitudes de ce monde, mais laissez Dieu vous transformer par un changement complet de votre intelligence. ... » (Rom. 12 : 2).

« N'allez pas vous associer avec des incroyants : ce ne sont pas des partenaires qui vous conviennent. Comment, en effet, ce qui est juste pourrait-il avoir à faire avec ce qui est mauvais ? Comment la lumière pourrait-elle être unie à l'obscurité ? Comment le Christ pourrait-il s'entendre avec le diable ? ... » (II Cor. 6 : 14-15).

Décembre 2011
Jacquy Mengal

mercredi 9 novembre 2011

Qu'est-ce que la Torah et pourquoi nous l'enseignons chaque semaine

Voici un article de la newsletter du 1er novembre écrit par Tom O'Haver, Pasteur et Ancien de la congrégation messianique El Shaddai Ministries, État de Washington, USA. Sans nul doute, ce texte nous rappellera que les racines du Livre sur lequel nous basons notre foi et notre espérance sont hébraïques. Et comme le Seigneur le disait à ses disciples : « - Voilà ce que je vous ai déclaré quand j'étais encore avec vous : tout ce qui est écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, dans les livres des prophètes et dans les psaumes devait se réaliser. Alors il leur ouvrit l'intelligence pour qu'ils comprennent les Écritures. » (Luc 24 : 44-45).

Par Tom O'Haver (traduit par J. M.)

Qu'est-ce que la « Torah » :

Le mot « Torah » est souvent incompris, parce qu'il peut vouloir dire différentes choses à différentes personnes et dans différents contextes. Au sens littéral « Torah » signifie « Enseignement ». Dans un sens plus restreint, la « Torah » fait référence aux cinq livres de Moïse : Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Dans son sens le plus large, la Torah représente plus que ces cinq livres. La Torah de Dieu inclut toute la révélation Divine. Mais le mot « Torah » peut aussi être utilisé pour désigner la Bible juive dans son entièreté (l'ensemble des Écritures connue sous le nom d'Ancien Testament par les non-Juifs, et de Tanakh ou Torah écrite par les Juifs), et dans sa signification la plus étendue, elle se réfère à l'ensemble de la loi et des doctrines juives, puis finalement à Jésus (Yéchoua) qui est la Parole Vivante.

« Celui qui est la Parole est devenu un homme et a vécu parmi nous, plein de grâce et de vérité. Nous avons vu sa gloire, la gloire que le Fils unique reçoit de son Père. » (Jean 1 : 14, version en français courant).

La Torah orale:

Au sein de l'assemblée El Shaddai Ministries, nous lisons, étudions et enseignons une section de la Torah chaque semaine, et nous publions cette portion sur notre site web. On dit que la coutume de recommencer chaque année (à partir de la fête de Simhat Torah) la lecture publique hebdomadaire de la Torah trouve son origine à Babylone, quand Israël était en captivité. La division de la Torah en cinquante deux sections (Parashiot) permettait sa lecture complète sur un cycle d'un an à raison d'une Parasha par semaine.

La Torah écrite:

Pour les Juifs il n'y a pas « d'Ancien Testament ». Les livres que les chrétiens appellent le Nouveau Testament ne font pas partie de l'Écriture juive. L'Ancien Testament se nomme Torah écrite ou le Tanakh.

Voici une liste des livres de la Torah écrite, dans l'ordre qu'elle apparaît dans les versions juives, avec le nom hébreu des livres, la traduction des noms hébreux (qui ne sont pas les même que les noms en français), et les noms en français des livres (qui sont différents que les noms en hébreu). Les noms hébreux des cinq premiers livres proviennent des premiers mots du livre. Le texte de chaque livre est plus ou moins le même dans les versions juives, comme c'est le cas pour les bibles chrétiennes, quoique il y ait occasionnellement de légères différences dans la numérotation des versets et quelques différences substantielles dans les traductions.

La Torah (La Loi ou le Pentateuque):

Berechit « Au commencement ... » (La Genèse); Chémot « Les noms ... » (L'Exode); Vayikra « Et il appela ... » (Le Lévitique); Bemidbar « Dans le désert ... » (Les Nombres); Devarim « Les paroles ... » (Le Deutéronome).

Nevi'im (Les Prophètes):

Yehoshoua (Josué); Shoftim (Les Juges); Shemouel (I et II Samuel); Melakhim (I et II Rois); Yeshayahou (Isaïe); Yirmeyahou (Jérémie); Yechezqel (Ezékiel); Les Douze (appelés aussi les Petits Prophètes): Hoshéa (Osée); Yoël (Joël); Amos; Ovadyah (Abdias); Yonah (Jonas); Mikhah (Michée); Nahoum; Havaqouq (Habacuc); Tsephanyah (Céphania ou Sophonie); Haggaï (Aggée); Zekharyah (Zacharie); Malakhi (Malachie).

Ketouvim (Les Hagiographes ou les Autres Écrits):

Tehilim (Psaumes); Mishlei (Proverbes); Iyov (Job); Shir Ha-Shirim (Le Cantique des Cantiques); Routh (Ruth); Eikhah (Les Lamentations); Kohélet (L'Ecclésiaste); Esther, Daniel, Ezra (Esdras) et Nehemyah (Néhémie) (formant un livre); Divrei Ha-Yamim (I et II Chroniques).
La Torah écrite désigne souvent le Tanakh, qui est un acronyme de Torah, Nevi'im et Ketouvim.

La Haphtarah et le B'rit Hadasha

En plus de la lecture hebdomadaire de la Torah, nous ajoutons les écrits de la Haphtarah et du B'rit Hadasha. La Haphtarah est une suite de passages sélectionnés dans les Nevi'im (Les Prophètes) de la Bible hébraïque (Tanakh) que l'on lit publiquement dans la synagogue et qui fait partie de la pratique religieuse juive. La lecture de la Haphtarah se fait après celle de la Torah, lors de chaque Shabbat, des fêtes juives et des jours fastes. Habituellement, le thème de la haphtarah est relié à la parasha (une portion de la Torah) qui est lue en premier lieu.
Le B'rit Hadasha est le terme hébreu qui désigne habituellement le Nouveau Testament. Ainsi, nous lisons également des passages dans les Évangiles et les Écrits des Apôtres (appelés aussi « Nouvelle Alliance » ou « Nouveau Testament ») qui sont en rapport avec la portion de la Torah.

Pourquoi enseigner la Torah chaque semaine

N'avez-vous jamais lu un passage dans la Bible, que vous aviez déjà lu auparavant, et qui soudainement vous paraissait différent et d'un sens nouveau ? Il y une phrase dans la tradition juive qui dit que la Torah possède 70 facettes. Cette déclaration est parfois utilisée pour indiquer les différentes perspectives et interprétations qu'offre la Torah. Chaque année, en répétant la lecture hebdomadaire de la Torah, nous pouvons y découvrir de nouvelles facettes de compréhension, tel un diamant aux multiples faces de beauté.
Donc, accrochez-vous et bouclez votre ceinture parce que nous allons à nouveau démarrer et découvrir ce que Dieu nous apporte dans Sa Parole et comment Sa Parole Vivante, Yéchoua s'est révélé à travers la Torah, la Haphtarah et le B'rit Hadasha.

Tom O'Haver est un Ancien et Pasteur, directeur IT et webmaster pour la congrégation El Shaddai Ministries. Il est également le producteur et l'éditeur de cette newsletter.

mardi 11 octobre 2011

Sur tes murailles, Jérusalem ...

"Tour de David" - Photo de l'auteur
Rédiger un article sur la ville de Jérusalem est une véritable gageure, tant il y a de passages dans les Écritures qui nous décrivent quel fut le destin unique de cette cité à travers les siècles et quel sera son avenir.
Si nous connaissons assez bien le passé historique de Jérusalem, c'est en partie grâce à l'archéologie, mais plus encore par les nombreux récits que nous en ont fait les chroniqueurs et prophètes de l'ancien Israël. Ces mêmes prophètes, sous l'inspiration de l'Esprit saint, nous avaient aussi annoncé autrefois le rôle prestigieux que la ville allait avoir durant l'époque messianique (le Millénium).

Mes amis, ce message n'est pas une étude sur la cité de Sion; l'espace d'un blog n'est probablement pas le meilleur endroit pour la publication d'un tel travail. Permettez-moi dès lors de me limiter au chapitre 62 du livre d'Esaïe que je trouve tout à fait exceptionnel sur le plan prophétique! Tout y est pratiquement écrit, pour autant que l'on s'attarde sur ses lignes.

Esaïe 62 :

  1. « Par amour pour toi, Jérusalem, je ne me tairai pas; par amour pour toi, Sion, je ne resterai pas sans rien faire, jusqu'à ce que ta juste délivrance apparaisse comme le jour, et que ton salut brille comme une torche enflammée. »
Ce premier verset nous dévoile un autre nom de la ville : « Sion », du nom d'une des collines de la vieille ville.
Nous remarquons, à l'instar du prophète Esaïe, que la cité devrait être un sujet de préoccupation pour l'ensemble des croyants (Ps. 137 : 5-6) et cela jusqu'au moment où le Seigneur Yéchoua, Messie d'Israël, reviendra pour délivrer Jérusalem de ses ennemis venus l'attaquer, mais aussi de toute corruption qui y règnerait encore (Esaïe 1 : 21-31 et Apoc. 11 : 8). Cette allusion à « une torche enflammée » désigne la manière dont le Seigneur reviendra tel un feu dévorant (Esaïe 66 : 15 et II Thes. 1 : 8).

  1. « Les nations constateront que le Seigneur t'a délivrée, tous les rois contempleront ta gloire. On te donnera le nom nouveau que le Seigneur aura prononcé. »
Voici encore un passage prophétique. Si Jérusalem doit être délivrée, cela signifie malheureusement que la ville sera une fois de plus assiégée et dévastée par des armées (Zach. 12 et 14). Mais cette fois, le Seigneur interviendra pour sauver la ville et sa population ainsi que pour mettre fin à la grande tribulation qui frappera le monde entier. Il régnera alors sur la terre entière (Jér. 3 : 17), et la ville portera un nom nouveau (Ezék. 48 : 35). C'est alors que les nations se prosterneront devant le Seigneur (Ps. 72 : 11 et Ps. 86 : 9).

  1. « Dans la main du Seigneur, de ton Dieu, tu seras comme un turban royal, comme une couronne de fête. »
Jérusalem deviendra véritablement une cité royale vers laquelle on se rendra pour célébrer à nouveau les Fêtes saintes (Esaïe 33 : 20). Lors de la Fête des Tabernacles, les nations du monde enverront des ambassades à Jérusalem pour honorer le Seigneur (Zach. 14 : 16).

  1. « On ne t'appellera plus « la ville abandonnée, » on ne nommera plus ton pays « la terre dévastée ». On t'appellera au contraire « Plaisir du Seigneur », et l'on nommera ta terre « la bien mariée ». Car tu seras vraiment le plaisir du Seigneur, et ta terre aura un époux. »
Il est vrai que Jérusalem et la Terre sainte ont été abandonnées à plusieurs reprises à cause de la méconduite de ses rois et du peuple. Il y eut d'abord la prise de Samarie en 721 av. J.-C. et la déportation d'une partie des Israélites. Ensuite, la destruction de la ville de Jérusalem et son Temple par les Babyloniens en - 586 et l'exil de Juda qui dura 70 ans (Jér. 29 : 10). Puis une seconde destruction de la ville et du Temple en l'an 70, avec une diaspora considérable en l'an 70 et en 135. Quoique Jérusalem soit à nouveau unifiée depuis 1967, c'est surtout lors du Millénium que la ville sainte retrouvera une splendeur jamais égalée auparavant (Zach. 1 : 16).

  1. « Oui, comme un jeune homme épouse une jeune fille, ainsi Celui qui te rebâtit sera un mari pour toi. De même aussi qu'une fiancée fait la joie de son fiancé, tu feras la joie de ton Dieu. »
En effet, Jérusalem et son Temple seront rebâtis, lorsque le Messie, comparé à un fiancé, habitera parmi les hommes et régnera à Jérusalem (Ps. 122). Les vrais croyants sont aussi comparés à une vierge pure qui ira à la rencontre de son Fiancé, le Messie (II Cor. 11 : 2).

  1. « Sur tes murailles, Jérusalem, j'ai placé des veilleurs. Ils ne devront jamais se taire, ni le jour ni la nuit. « Vous qui rappelez au Seigneur le souvenir de Jérusalem, ne prenez aucun repos. »
Savez-vous qui sont ces veilleurs qui prient le Seigneur nuit et jour pour qu'il rétablisse Jérusalem et revienne y résider ? Ce sont tous les croyants fidèles et véritables qui, partout dans le monde, adressent leurs prières au Père au nom de son Fils Yéchoua. Ce sont ceux et celles qui adorent le Seigneur en esprit et en vérité. Ce sont ceux et celles qui gardent ses commandements et qui lui sont fidèles (Apoc. 14 : 12).

  1. « Ne le laissez pas tranquille jusqu'à ce qu'il l'ait rétablie, jusqu'à ce qu'il ait fait d'elle la gloire de toute la terre. »
Ce verset illustre bien la déclaration du Seigneur : «Préoccupez-vous d'abord du Royaume de Dieu ... » (Matt. 6 : 33). D'autre part, Jérusalem est appelée à devenir la cité la plus belle et la plus importante au monde! (Esaïe 2 : 1-5).

  1. « Le Seigneur a fait ce serment : « Aussi vrai que j'ai tout pouvoir, je le jure à mon peuple : jamais plus je ne laisserai tes ennemis profiter du blé que tu as cultivé, ni des gens venus d'ailleurs boire le vin de l'année pour lequel tu as pris tant de peine. »
Les menaces de malheur qui pesaient sur Israël en raison de sa méconduite et de l'abandon de l'alliance sainte disparaîtront, car les fautes seront pardonnées (Deut. 28 : 30, 33 et 51) ...
  1. « Ceux qui mangeront le blé en louant le Seigneur seront ceux qui l'auront moissonné; ceux qui boiront le vin dans les cours de mon saint temple seront ceux qui auront fait la vendange. »
... et les bénédictions promises dans Deutéronome 28 : 1-14 seront effectives. De plus ce verset, que l'on peut rapprocher de Matt. 26 : 29, nous confirme que la consommation de vin est autorisée (avec modération) et le sera encore durant le Millénium.

  1. « Gens de Jérusalem, sortez, sortez vite de la ville. Ouvrez la voie à ceux qui reviennent, bouchez les trois de la chaussée, débarrassez-la des pierres. Et dressez un signal en direction des peuples. »
Voici un verset qui, de toute évidence, s'adresse aux habitants de Jérusalem. Il leur est demandé, d'une part, de préparer l'arrivée de « ceux qui reviennent » et, d'autre part, de dresser un signal vers les nations.
Mes amis, en plus du sens symbolique de ce passage, je peux vous assurer qu'une partie de ce verset s'est déjà bel et bien réalisée. Car si la principale voie de communication entre Tel-Aviv et Jérusalem n'était encore qu'une simple route dans les années 1970, aujourd'hui, elle est devenue une véritable autoroute bien équipée et d'un accès aisé.
Et cette route est bien nécessaire pour faciliter l'arrivée des enfants d'Israël qui veulent revenir habiter dans le pays de leurs ancêtres. Ce sont d'abord les Juifs qui reviennent, mais ensuite, ils seront suivis et accompagnés par le reste des Israélites dispersés parmi les nations depuis leur exil en 721 av. J.-C.
Quant au signal en direction des peuples, dans un premier temps, il s'agira de la reconstruction du 3ème Temple (physique), ainsi que de la présence en Terre sainte d'une autre partie du peuple de Dieu (c'est-à-dire les vrais croyants, qui forment le Temple spirituel : I Cor. 3 : 9-17 et I Pierre 2 : 5). Ces évènements constitueront pour beaucoup les véritables signes du retour de notre Messie. Puis quand le Seigneur sera revenu, il sera Lui-même le Signal dressé pour tous les peuples (Esaïe 11 : 10).

  1. « Le Seigneur va donner ses ordres d'un bout du monde à l'autre. Dites donc aux gens de Sion : « Votre Sauveur arrive, il ramène ceux qu'il a gagnés, il rapporte le fruit de sa peine. »
Des avertissements seront envoyés (et le sont déjà!) aux nations et aux Juifs pour leur annoncer que le Seigneur va revenir et rassembler les descendants d'Israël et de Juda dispersés aux quatre coins du monde; mais aussi les élus, l'Israël spirituel (Esaïe 11 : 12; Malachie 3 : 23-24 et Apoc.11 : 1-14).

  1. « On vous appellera, vous et eux, « le peuple saint », « ceux que le Seigneur a libérés ». Et toi, Jérusalem, on ne te nommera plus « la ville abandonnée » mais bien « la Désirée ».
Ceux qui seront appelés « le peuple saint » sont les descendants d'Israël qui ont été dispersés aux quatre coins du monde après leur déportation en 721 av. J.-C.; ainsi que le peuple juif (les tribus de Juda, Benjamin et Lévy) qui a aussi été dispersé à travers le monde en 70 et en 135 de notre ère, et qui est déjà revenu partiellement en Terre sainte.
Mais, de la même façon qu'une foule de gens de toutes origines a accompagné les Israélites lors de l'Exode, beaucoup de non-Israélites et de non-Juifs se joindront à ceux-ci (Exode 12 : 38). En effet, ce sont, avant tout, ceux et celles qui font sa volonté qui constituent véritablement « le peuple saint » (Actes 10 : 34-35). Cette expression « vous et eux » désigne précisément l'Israël physique et l'Israël spirituel (Apoc. 7).
Lorsque le Messie reviendra, il ira rechercher son peuple et il délivrera Jérusalem de ses ennemis et de la corruption qui y règne encore (sectes, idolâtries et infidélités : Apoc. 11 : 8). Le Seigneur résidera alors à Sion et la ville resplendira sur la terre entière (Michée 4 et Zach. 8). Quelle époque magnifique ce sera! Amen.

Bonne fête des Tentes (Hag Souccoth) 2011.
Jacquy Mengal

Muraille nord de la Vieille Ville - photo de l'auteur

dimanche 25 septembre 2011

Qu'est-ce que le Jour du Seigneur ?

Dans la Bible en français courant, au verset 10 du premier chapitre du livre de l'Apocalypse, l'apôtre Jean écrit qu'il fut saisi par l'Esprit saint le Jour du Seigneur et, dans les notes de bas de page, il est précisé que ce jour était le dimanche. (C'est une des raisons pour laquelle le dimanche est considéré par de nombreux chrétiens comme le Jour du Seigneur).
Cependant, comme nous allons le voir, cette interprétation est une erreur manifeste! Ceux qui se sont permis d'énoncer une telle affirmation n'ont certainement pas compris ce que représentait réellement le « Jour du Seigneur » et, en ajoutant cette note, c'est malheureusement aussi un grand nombre de lecteurs qui ont été trompés et qui n'ont pas saisi la signification de cette vérité si importante pour notre temps.

Mes amis, comme vous devez le savoir, le « Jour du Seigneur » ne représente ni le dimanche, ni le samedi, ni d'ailleurs un autre jour de la semaine.
Ce « Jour du Seigneur », que l'apôtre Jean a vu dans sa vision, n'est rien d'autre que l'époque ultime de la fin, lorsque le Messie sera revenu dans une grande colère. Ce « Jour » grandiose mais terrible est en fait une expression que l'on rencontre souvent dans la Bible et qui se réfère à l'époque du retour du Messie Yéchoua sur la terre (Apoc. 19 : 13-16).

Le Jour du Seigneur et la Colère de l'Agneau

Il semble certain que cette époque, que les Écritures appellent « le jour du Seigneur », représente également « le jour de sa colère ». Voyons en quels termes les prophètes de la Première Alliance nous relatent l'avènement glorieux du Seigneur :

« 23 Avant que vienne le jour du Seigneur, ce jour grand et redoutable, je vais vous envoyer le prophète Élie. 24 Il réconciliera les pères avec leurs enfants et les enfants avec leurs pères. Ainsi je n'aurai pas à venir détruire votre pays. » (Malachie 3 : 23-24).

« Voici venir le jour du Seigneur, jour de colère impitoyable et d'ardente indignation. Il va réduire le pays en un désert sinistre, et en exterminer les coupables. » (Esaïe 13 : 9).

« 14 Le grand jour de la colère du Seigneur approche, il arrive en toute hâte, sa venue provoquera des cris de désespoir, même les plus courageux appelleront au secours! 15 Ce sera un jour de colère, un jour de détresse et d'angoisse, de ruine et de destruction ( ... ) 18 Ni leur argent ni leur or ne pourront les sauver au jour de la colère du Seigneur. La terre entière sera détruite par le feu de son courroux. Oui, ce sera terrible : il va exterminer tous les habitants de la terre » (Soph. 1 : 14-18). Voir aussi Ps. 75 : 9 et Ézéchiel 7 : 14.

Et voici comment l'apôtre Jean nous décrit la venue du Messie :

« 15 Les rois de la terre, les dirigeants, les chef militaires, les riches, les puissants, et tous les autres hommes, esclaves ou libres, se cachèrent dans les cavernes et parmi les rochers des montagnes. 16 Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : 'Tombez sur nous et cachez-nous loin du regard de celui qui est assis sur le trône et loin de la colère de l'Agneau. 17 Car le grand jour de leur colère est arrivé et qui pourrait lui résister' ? » (Apoc. 6 : 15-17). Voir aussi Esaïe 2 : 6-22.

Ainsi donc, nous constatons que ce « Jour du Seigneur » correspond également au « Jour de sa colère ».

Comment le Seigneur revient-il ?

Lorsque notre Messie reviendra (pour la seconde fois), ce ne sera certes plus pour supporter le mépris et la haine des hommes. Cette fois, c'est avec force et dans une grande gloire qu'il revient. Le monde sera littéralement plongé dans une stupeur et un effroi considérable, car il revient dans une grande colère à cause des crimes commis par des habitants de la terre.
Et c'est précisément dans un feu dévorant qu'il reviendra :

« Comme l'éclair brille à travers le ciel de l'est à l'ouest, ainsi viendra le Fils de l'homme. » (Matt. 24 : 27).

« il viendra dans un feu flamboyant, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n'obéissent pas à la Bonne Nouvelle de notre Seigneur Jésus. » (II Thes. 1 : 8).

«15 Voici en effet le Seigneur : il arrive dans un feu, ses chars sont comme l'ouragan. Rempli d'indignation, il vient exercer sa colère et réaliser sa menace dans un bouquet de flammes. 16 C'est par le feu et par l'épée que le Seigneur se fera juge contre tous les humains. Il y aura beaucoup de victimes » (Esaïe 66 : 15-16).

« En effet, notre Dieu est un feu qui détruit. » (Hébreux 12 : 29).

Quelle sera la durée de ce « Jour » et quand arrivera-t-il ?

Les Écritures sont tout à fait précises, dans la chronologie des évènements de la fin, quant au moment du retour de notre Messie, et il paraît évident que ce jour de colère sera plus long que la durée d'une journée de 24 heures!

Le « Jour du Seigneur » qui est aussi le « Jour de sa colère » durera une année entière :

« Pour le Seigneur, c'est en effet le jour de la revanche; pour le défenseur de Sion, c'est l'année du règlement des comptes » (Esaïe 34 : 8).

« annoncer l'année où le Seigneur montrera sa faveur à son peuple, le jour où notre Dieu prendra sa revanche sur ses ennemis ... » (Esaïe 61 : 2).

« Il ne restera aucun survivant des gens d'Anatot l'année où j'interviendrai contre eux en leur envoyant le malheur. » (Jér. 11 : 23).

Beaucoup ont déjà spéculé sur la date du retour du Messie. Combien de fois n'avons-nous pas entendu qu'Il reviendrait pour telle date, ou pour tel autre jour. Il faut avouer que cela devient lassant, car la Bible dit expressément que nul ne connaît ni le jour ni l'heure de sa venue :

« Cependant personne ne sait quand viendra ce jour ou cette heure, pas même les anges dans les cieux, ni même le Fils; le Père seul le sait. » (Matt. 24 : 36). Voir aussi I Thes. 5 : 2 et II P. 3 : 10.

Il convient donc de rester vigilant et de se méfier des déclarations de certains faux enseignants, parfois très convaincants :

« 23 Si quelqu'un vous dit alors : 'Regardez, le Messie est ici!' ou bien : 'Il est là!' ne le croyez pas. 24 Car de faux Messies et de faux prophètes apparaîtront; ils accompliront de grands miracles et des prodiges pour tromper, si possible, même ceux que Dieu a choisis. 25 Écoutez! Je vous l'ai annoncé d'avance. » (Matt. 24 : 23-25). Voir aussi Ézéchiel 13 : 1-15.

Par contre, il nous est tout à fait possible de savoir à quel moment, dans la séquence des évènements de la fin, le Seigneur reviendra avec ses anges.
Tout d'abord, il faut savoir que ce retour n'aura lieu qu'après l'apostasie et lorsqu'on aura vu paraître l'homme du péché, qui est la bête d'Apocalypse 13 : 1-8 (II Thes. 2 : 1-3).

Peut-on dire que cette rébellion ait déjà eu lieu ? Il est possible qu'on assiste, une fois de plus, à un déni général de la Vérité au sein de notre monde actuel (ce qui me paraît déjà bien le cas!), mais il ne fait aucun doute que le concile de Nicée, convoqué par l'Empereur Constantin en 325, a été à l'origine d'une apostasie manifeste au sein de l'Église, car les changements doctrinaux imposés lors de ce concile ont été si importants que le christianisme qui s'est développé par la suite n'avait plus grand chose avoir avec celui des origines.

Plus proche de nous, on peut considérer que certaines idées philosophiques, qui se sont développées dès le XXe siècle, représentent une forme de rébellion contre Dieu. En effet, ce sont des courants philosophiques comme le nihilisme ou l'existentialisme athée qui sont, entre autres, à l'origine de ces mouvements dits de « libération » ou « d'émancipation » qui déterminent la mentalité de nos contemporains et les modes de pensées actuels.

A présent, c'est l'arrivée de cet homme impie sur la scène mondiale qui est attendue avec une curiosité mêlée de crainte. Et lorsque cet homme sera arrivé au pouvoir, il conclura une alliance de sept ans avec plusieurs pays. Mais, les Écritures nous précisent qu'il rompra cet accord au bout de trois ans et demi (Dan. 9 : 27).
Cette rupture sera accompagnée de « l'abomination de la désolation » (Matt. 24 : 15). Le monde sombrera alors dans la grande tribulation et les vrais croyants seront, une fois de plus, les victimes d'une persécution durant 42 mois (la seconde moitié des 7 années).
Mais, vers la fin de cette période de 42 mois, le signe du Fils de l'homme sera enfin visible.
Voici comment Matthieu décrit cette époque d'angoisse :

« 29 Aussitôt après la souffrance de ces jours-là (la persécution), le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa clarté, les étoiles tomberont du ciel et les puissances des cieux trembleront. 30 Alors, le signe du Fils de l'homme apparaîtra dans le ciel; alors, tous les peuples de la terre se lamenteront, ils verront le Fils de l'homme arriver sur les nuages du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. » (Matt. 24 : 29-30).

Mais attention, ces signes correspondent à la quatrième trompette! (Apoc. 8 : 12).
Dans la chronologie des évènements à venir, il est essentiel de ne pas confondre le 6e sceau et la 4e trompette. En effet, le passage de Matthieu 24 : 29 ci-dessus fait bien référence à la 4e trompette (Apoc. 8 : 12) et non au 6e sceau, qui a déjà eu lieu en partie, (quoique cette 4e trompette est en quelque sorte incluse dans le 6e sceau et en est un prolongement!).
Pour s'en convaincre, comparons les chapitres 3 et 4 du livre de Joël : Joël 3 : 3-4 représente le 6e sceau et correspond à Apocalypse 6 : 12-14 et les autres versets y afférents. Tandis que Joël 4 : 15-16 fait plutôt référence à la 4e trompette qui correspond à Apocalypse. 8 : 12.
On peut faire la même comparaison dans l'évangile de Luc. Au chapitre 21, le verset 11 parle du 6e sceau, alors que le verset 25 représente plutôt la 4e trompette.

Cela signifie donc que les premiers signes du 6e sceau ont déjà été observés et continueront à l'être dans un avenir proche (voir l'étude « Les temps de la fin, où en sommes-nous ? »). Quant à la 4e trompette, elle retentira après le début de la persécution et annoncera la venue du Messie Yéchoua.

Ce n'est que lorsque notre Messie posera ses pieds sur le mont des Oliviers que la résurrection aura lieu et que le moment de sa colère sera venu, le « Jour du Seigneur » :

« 15 Puis le septième ange sonna de la trompette. Des voix fortes se firent entendre dans le ciel; elles disaient : 'Le pouvoir de régner sur le monde appartient maintenant à notre Seigneur et à son Messie, et il régnera pour toujours!' ( ... ) 18 Les nations étaient remplies de fureur, mais le moment est arrivé où ta colère va se manifester et où les morts vont être jugés; le moment est arrivé où tu vas accorder la récompense à tes serviteurs les prophètes et à tous ceux qui t'appartiennent et te respectent, ... » (Apoc. 11 : 15-18). Voir aussi I Thes. 4 : 15-17 et Matt. 24 : 31.

Cette 7e trompette représente également le 3e malheur (Apoc. 11 : 14-15). Or, c'est à ce moment-là que la résurrection aura lieu. On peut donc dire que la persécution prendra fin avec la résurrection, et quand le « Jour du Seigneur » commencera, soit directement après la semaine de sept années. C'est d'ailleurs pourquoi les saints ressuscités combattront aux côtés l'Agneau (Apoc. 17 : 14). Et c'est précisément lors de ce « Jour du Seigneur » que les 7 coupes (ou fléaux) de la 7e trompette s'abattront sur la terre :

« Puis je vis dans le ciel un autre signe, grand et étonnant : sept anges qui tenaient sept fléaux. Ce sont les derniers fléaux, car c'est par eux que s'achève la colère de Dieu » (Apoc. 15 :1)

« Puis j'entendis une voix forte qui venait du temple et qui disait aux sept anges : 'Allez verser sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu! » (Apoc. 16 : 1).

Voici quels sont ces fléaux (ou coupes) de la 7e trompette :
  1. Plaies douloureuses sur ceux qui ont la marque de la bête et qui adorent son image.
  2. L'eau de la mer devient comme du sang.
  3. L'eau des fleuves et des sources se changent en sang.
  4. Le soleil brûle les hommes (Apoc. 16 : 8-9/Esaïe 30 : 26-28).
  5. Le royaume de la bête plongé dans l'obscurité (Apoc. 16 : 10-11/Amos 5 : 18-20/Soph. 1 : 15).
  6. L'Euphrate est asséchée et les hommes se préparent pour Harmaguédon. La bataille finale a lieu dans la vallée de Méguiddo (Apoc. 16 : 12-16/Joël 4 : 1-14).
  7. Très grand tremblement de terre, Babylone anéantie, précipitation de grêlons d'un talent, des îles et des montagnes disparaissent (Apoc. 16 : 17-21).
Les raisons de la colère de Dieu

Le Tout-Puissant n'est certes pas l'auteur du mal. Pourquoi alors une telle colère ? Ce sont les crimes des habitants de la terre accumulés depuis des siècles qui provoqueront cette ardente indignation : la cupidité, le vol, l'immoralité, l'injustice, l'idolâtrie, le meurtre et d'une façon générale le non-respect de ses commandements :

« 5 Faites donc mourir tout ce qui est terrestre en vous : l'immoralité, l'impureté, les passions, les mauvais désirs et l'avarice (car l'avarice est une sorte de culte des idoles). 6 C'est à cause de telles fautes que la colère de Dieu va frapper ceux qui refusent de lui obéir. » (Col. 3 : 5-6). Voir aussi Esaïe 5 : 8-25 et Eph. 5 : 6.

Mais c'est également à cause des nombreuses persécutions infligées à son peuple (Juifs et croyants véritables) à travers les siècles :

« Quel est ce voyageur qui arrive d'Edom, de Bosra, sa capitale, les vêtements marqués de rouge ? Drapé dans son manteau, il marche la tête haute et conscient de sa force.
- C'est moi, dit le Seigneur, je viens rendre la justice et m'en prendre aux nations pour sauver mon peuple. » (Esaïe 63 : 1).

« 9 Puis l'Agneau brisa le cinquième sceau. Alors je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été mis à mort parce qu'ils avaient annoncé la parole de Dieu et avaient fidèlement rendu témoignage. 10 Ils criaient d'une voix forte : 'Seigneur saint et véritable, jusques à quand attendras-tu pour juger les habitants de la terre et les punir de nous avoir mis à mort ? » (Apoc. 6 : 9-10).

Le Jour du Seigneur sera-t-il un Jubilé ?

Au début de son ministère, Yéchoua s'est rendu dans la synagogue de Nazareth où il a lu le passage d'Esaïe 61 : 1-2. Cette lecture était à la fois une déclaration et une prophétie :

« 18 L'esprit du Seigneur est sur moi, il m'a choisi pour apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé pour proclamer la délivrance aux prisonniers et le don de la vue aux aveugles, pour libérer les opprimés, 19 pour annoncer l'année où le Seigneur manifestera sa faveur. » (Luc 4 : 18-19).

Cette déclaration de Yéchoua ressemble très fort à la proclamation du Jubilé, qui se faisait le jour de la fête des Expiations (Yom Kippour) de la 49e année annonçant l'année du Jubilé qui prenait cours dès le printemps suivant (de la 50e année); voir Lévitique 25 : 8-16.
Or, lorsque l'on se réfère aux nombreux passages concernant le Jour du Seigneur et de sa colère, on remarque très clairement que ce « Jour » sera vraisemblablement une année de Jubilé, car c'est durant cette année-là que le Seigneur ira rechercher les survivants de son peuple dispersés aux quatre coins de la terre et qu'il protègera Israël :

« annoncer l'année où le Seigneur montrera sa faveur à son peuple, le jour où notre Dieu prendra sa revanche sur ses ennemis; apporter un réconfort à ceux qui sont en deuil » (Esaïe 61 : 2).

« 6 Un jour viendra, dit le Seigneur, où je recueillerai ceux qui sont blessés, où je ramènerai ceux qui sont en exil, et que j'ai durement traités. 7 Je rassemblerai les blessés, afin que le peuple revire, je prendrai ceux qui sont en exil pour en faire une nation puissante. Moi, le Seigneur, je régnerai sur eux depuis le mont Sion, à partir de ce moment-là et pour toujours. » (Michée 4 : 6-7).

« Alors Juda et Israël retrouveront leur unité, ils se donneront un chef unique et seront maîtres du pays. Ah, le grand jour de Jizréel! » (Osée 2 : 2).

Malheureusement, le comptage des Jubilés n'a pratiquement jamais été respecté! On ne sait donc pas avec certitude quelle sera l'année du prochain Jubilé qui devrait être le 120e, celui qui clôturera cette période de 6 000 ans donnée à l'humanité.
Si notre Seigneur Yéchoua a annoncé en l'an 27 (?) le Jubilé pour l'année 28 (?), alors le 120e Jubilé aura lieu en 2028 (?). Mais, d'autres dates ont également été suggérées; soyons donc prudent et n'allons pas trop vite, car nul ne connaît ni le jour ni l'heure ...

Bonne fête des Trompettes (Yom Teruah), le 28 septembre 2011.
Jacquy Mengal

dimanche 28 août 2011

Le voeu de naziréat

Beaucoup de chrétiens croient que le Seigneur Yéchoua était naziréen, parce que l'un des noms qu'il portait était précisément « Jésus le Nazaréen » (Matt. 2 : 23; Actes 2 : 22).
Bien qu'il soit né à Bethléem en Judée, il est vrai que Yéchoua passa son enfance et une bonne partie de sa vie à Nazareth, un village en Galilée où vivaient ses parents (Luc 4 : 16).

Évidemment, les noms «naziréen» et «nazaréen» sont très proches, mais cela ne constitue pas pour autant une preuve de leur similitude de sens, ou qu'il existe un lien quelconque entre ces deux termes.

Une autre raison pour laquelle certains ont crû que le Seigneur était naziréen vient des représentations que l'on a coutume de faire de son visage (pourtant non permises par le second commandement!). On le voit souvent dépeint comme un homme portant la barbe et les cheveux longs (ex. : sur le suaire de Turin). Ce qui était, du reste, un signe extérieur du nazir (ou naziréen : du nom de celui qui avait fait vœu de naziréat).

Qu'est-ce que le vœu de naziréat ?

Voyons d'abord ce que représentait vraiment le vœu de naziréat et en quoi il consistait exactement.
La première mention faite dans la Bible de cette coutume se trouve dans Nombres au chapitre 6. Le terme naziréen vient de l'hébreu « nâzîr » et de la racine « nâzar » qui signifie « séparer » ou « consacrer ». Il ne faut donc pas confondre « naziréen » (ou nazir : personne qui a fait vœu de naziréat) et « nazaréen » (personne native de la ville de Nazareth).

Le vœu de naziréat est un serment par lequel une personne désirait se rapprocher de Dieu et se consacrer à lui. Les hommes comme les femmes pouvaient faire ce serment de se consacrer à Dieu pendant un temps déterminé. Mais, selon le Talmud, la durée du vœu ne pouvait être inférieure à 30 jours (un mois).

Sans vraiment être une ascèse, le vœu de naziréat comportait tout de même plusieurs signes extérieurs distinctifs, comme le fait de ne pas se couper la barbe ni les cheveux durant toute la période du vœu (Juges 16 : 17; Actes 21 : 23-24). C'est pour cette raison que le candidat au vœu se rasait avant de faire son serment (ce qui ne concernait pas les femmes évidemment).

Celui ou celle qui se consacrait par ce vœu renonçait aussi à boire du vin et à consommer tout les produits issus de la vigne (jus de raisin, raisins frais ou secs, pépins et même les feuilles de la vigne). Il devait également s'abstenir de tout autres boissons alcoolisées (Amos 2 : 11-12).
Et enfin, le naziréen ne pouvait s'approcher d'un mort, même si c'était le cadavre d'un de ses parents. Mais, dans le cas où cette condition n'était pas respectée (comme pour le décès d'un proche), le vœu était simplement suspendu et différé. On reprenait alors depuis le début le serment qui avait été formulé initialement.
Le plus souvent la période du vœu était temporaire, mais la Bible cite certains cas où des personnes ont été consacrées à vie depuis leur enfance et même leur naissance.
Il y eut par exemple :
Samuel (I Sam. 1 : 11, 20);
Samson (Juges 13 : 1-7, 13);
et Jean le Baptiste (Luc 1 : 5-17; Matt. 11 : 18)

Quant à Élie, rien ne prouve qu'il s'était consacrer par ce vœu; mais certains indices pourraient nous laisser penser qu'il avait fait aussi ce vœu, ne fut-ce que temporairement.
Ainsi, lorsque Élisée, son successeur, a pris la relève du prophète Élie, il s'était tondu la tête, ce qui semble bien être le signe de son naziréat (II R. 2 : 23-24). On peut donc supposer qu'Élie avait lui aussi fait ce vœu au début de son travail de prophète.

D'autre part, nous savons qu'il y a des analogies évidentes entre les personnages d'Élie et de Jean le Baptiste, qui était le «deuxième Élie». Tous deux s'habillaient de la même façon, ils avaient la même puissance et un rôle similaire (II R. 1 : 8/Marc 1 : 6).
Et comme Jean le Baptiste était nazir, on pourrait croire qu'Élie l'était, lui aussi. Mais peut-être ne l'a-t-il été que temporairement, car rappelons-nous qu'il dût s'allonger sur un enfant décédé pour pouvoir le ramener à la vie (I R. 17 : 17-24); or le nazir devait impérativement s'éloigner des morts! Donc, si Élie a été nazir, ce ne fut qu'à certaines périodes de sa vie.

Le Messie était-il nazir ?

Tout le monde sait que le premier miracle de Yéchoua fut le changement de l'eau en vin à l'occasion d'un mariage à Cana (Jean 2). Mais, croyant que le Seigneur était nazir, certains disent qu'il n'a peut-être pas bu de vin lui-même lors de ces noces. Cependant la Bible dit expressément que le Seigneur ne se privait pas de boire du vin à certaines occasions, ce qui lui fut d'ailleurs reproché (Matt. 11 : 18-19; Matt. 26 : 27-29).

Si donc Yéchoua buvait parfois du vin, c'est qu'il n'était pas nazir. Et s'il n'avait pas fait ce vœu de naziréat, il devait forcément avoir les cheveux courts, car l'Écriture dit que l'homme doit avoir les cheveux courts (sauf en cas de naziréat) et la femme les avoir longs (I Cor. 11 : 14-15). Il nous faut donc résolument oublier toutes ces représentations trompeuses, et non conformes à la Loi, où il apparaît portant des cheveux longs et un air efféminé!...

D'autre part, s'il avait été nazir, il n'aurait pas pu aller à la rencontre de Lazare pour le ressusciter (Jean 11 : 17-44).

Peut-on encore faire ce vœu aujourd'hui ?

J'ai parfois entendu certains d'entre nous s'exclamer « ce vœu n'a plus de sens aujourd'hui! » ou « ce n'est plus nécessaire! ». Et pourquoi donc ?
Bien sûr, cela n'est pas une obligation et il n'est pas question de se prendre pour un « Élie » ou un prophète, mais y a-t-il une raison valable et fondée pour affirmer que ce genre de consécration est devenue obsolète ou inutile ? Ne peut-on pas, simplement et sans prétention, désirer se rapprocher de notre Père Céleste et se sanctifier en faisant le serment du vœu de naziréat pour un temps déterminé ?
Le vœu de naziréat se pratiquait encore à l'époque de la Nouvelle Alliance. L'apôtre Paul l'a fait pour lui-même (Actes 18 : 18), et il a aidé quatre autres personnes à réaliser l'engagement qu'ils avaient pris de faire le serment de naziréat (Actes 21 : 23- 26). Il n'est donc pas interdit de faire ce vœu de nos jours à condition de le respecter (Nomb. 30 : 1-3).

Salutations et cordial shalom

Août 2011
Jacquy Mengal

jeudi 2 juin 2011

Ni Juif, ni Grec ...

Une fois n'est pas coutume, pour la fête de la Pentecôte (Shavouot), j'ai choisi de publier un article rédigé par Christian Douce, Chrétien messianique francophone. Ce texte est tout à fait de circonstance, car il souligne l'importance de la fraternité qui devrait prévaloir au sein de nos assemblées, quelque soient nos origines ethniques et/ou socio-professionnelles. Comme ce fut le cas lors de la Pentecôte de l'an 30, lorsque tous les disciples (Juifs et non-Juifs) se sont réunis avec les apôtres pour célébrer d'un même cœur et d'une même voix le Seigneur, qui était ressuscité depuis 50 jours. C'est en ce jour de Pentecôte qu'ils reçurent l'Esprit saint promis par le Seigneur. Il était donc primordial qu'ils fussent tous réunis le même jour! Bonne lecture et shalom.

Ni Juif, ni Grec ...

Galates 3 :28 : « il n’y a ni Juif, ni Grec; il n’y a ni esclave, ni homme libre; il n’y a ni mâle, ni femelle, car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus (Yeshoua HaMashiah). (Darby)
Ou :
« Il n’importe donc plus que l’on soit juif ou non juif, esclave ou libre, homme ou femme; en effet, vous êtes tous un dans la communion avec Jésus-Christ » (Yeshoua HaMashiah). (Bible en français courant).
Certains détracteurs du Messianisme m’ont demandé pourquoi Paul a dit aux Galates : « il n’y a ni juif ni Grec ! ... »
Il est vrai que vu comme cela, ça parait troublant. Voici donc mon interprétation.
D’abord il ne faut jamais sortir un verset biblique de son contexte ni le couper en morceaux. Il est évident que l’on peut faire dire tout et n’importe quoi à la Parole de Dieu, d’ailleurs certains ne s’en privent pas.
Pour commencer, Paul n’est ni chrétien, ni Juif, ni Grec. Il est l’apôtre de Yeshoua pour les Nations.

Je m’explique :
Paul reconnait qu’il est : « …du peuple de Dieu, Israélite, de la semence d’Abraham, de la tribu de Benjamin ». Il n’a pas rejeté ni sa Foi, ni ces origines, ni son judaïsme. Simplement, grâce à la révélation Divine, Paul a compris qu’une grande partie des « Juifs » de son époque étaient en dehors du Plan de Dieu, il n’est donc pas d’accord sur le comportement de ces contemporains Juifs. C’est d’ailleurs ce que Yeshoua reprochait aux pharisiens et autres docteurs de la Loi, durant son séjour terrestre, Il dit en Jean 8 :44 : «…Vous (les Pharisiens), vous avez pour père le diable, et vous voulez faire les convoitises de votre père. »; Matthieu 23 :13 : «… Mais malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous fermez le royaume des cieux devant les hommes ; car vous n’entrez pas vous-mêmes, ni ne permettez à ceux qui entrent, d’entrer. »
Le but de Paul était de faire comprendre aux croyants des nations, donc au non-juifs, que le Royaume de Dieu était aussi pour eux et que, une fois greffés sur l’olivier franc ils devenaient co-participants de la racine (Israël) et de la graisse de l’olivier.
Voilà ce que devait être la Véritable Église de Yeshoua : Juifs et Non-Juifs croyants en Yeshoua tous réunis ensemble, un même et seul Esprit et corps. Tous enfants d’Abraham et frères de Yeshoua.
Cela voulait-il dire qu’il n’y aurait plus de Juifs ? Plus de Grecs ? Plus d’européens, plus d’africains ? plus d’hommes ni de femmes ? Plus d’esclaves et hommes libres ? etc.
NON. Au contraire, chacun est complémentaire les uns des autres. C’est l’unité des différences en Yeshoua qui doit faire l’Église Véritable. (Attention, ne pas confondre avec l’œcuménisme).

Donc : 
a) il n’y a ni Juif, ni Grec :
Les Juifs ont la Thora mais sont incrédules, tandis que les croyants des nations ont la Foi mais pas la connaissance. Ancienne et nouvelle Alliance, l’une ne va pas sans l’autre. Foi et connaissance sont le pilier principal de l’Église.
 
b) il n’y a ni esclave, ni homme libre :
L’esclave devient libre en Yeshoua car la vérité le libère, et l’homme libre devient esclave du Mashiah car l’Amour le pousse a servir son Maitre. Vérité et liberté: deuxième pilier de l’Église.
 
c) il n’y a ni mâle, ni femelle :
L’homme n’est pas supérieur à la femme, la femme a les mêmes droits et devoirs que l’homme. La femme reste soumise à son mari car il est son chef ; et le Chef de l’homme c’est Yeshoua. Respect et soumission: troisième pilier de l’Église.
 
d) vous êtes un dans Yeshoua HaMashiah :
« Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres; et nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul Esprit ». (1 Corinthiens 12:13 )
« Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel ». (Éphésiens 4:4)
 
Conclusion :
Voilà ma vision de la Véritable Église vu à travers ce verset de Galates 3 :28.
Accepter de faire partie de l’Église véritable de Yeshoua, dans le Messianisme, ne fait pas de nous des êtres à part, n’ayant plus de personnalité, ni de pays, ni de patrie ou de race.
Dans le livre de la révélation, Jean nous parle d’une vision concernant une grande foule que personne ne pouvait dénombrer, de toute nation, tribu, peuple et langue …
Nous devons au contraire accepter les différences, considérant que c’est un grand bien; chacun de nous ayant une pierre unique à apporter à l’Édifice.
« Et par-dessus toutes ces choses, revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Mashiah, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs; et soyez reconnaissants. » (Colossiens 3 :14-15). Amen.

Dimanche 27 février 2011
Christian Douce.

vendredi 22 avril 2011

L'offrande de la gerbe, image du Messie ressuscité

Tous ceux et celles qui observent les fêtes bibliques savent qu'il existait jadis, sous la Première alliance, une cérémonie spéciale qu'on appelait : L'offrande de la gerbe, de la première gerbe ou de l'Omer. (1)
Cette solennité, que certains considèrent comme une fête à part entière au même titre que les sept autres (2), consistait à apporter une première gerbe d'orge, prémices de la moisson, au prêtre afin que celui-ci la présente rituellement devant le Seigneur dans le Sanctuaire.

« Le Seigneur dit à Moïse de communiquer aux Israélites les prescriptions suivantes : 'Quand vous serez entrés dans le pays que je vais vous donner et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au prêtre la première gerbe que vous récolterez. Le prêtre me la présentera solennellement le lendemain du sabbat, afin que vous obteniez ma faveur. Le même jour, vous m'offrirez un agneau d'un an, sans défaut, en sacrifice complet; il sera accompagné d'une offrande consumée de six kilos de farine pétrie avec de l'huile, dont j'apprécierai la fumée odorante, et d'une offrande d'un litre et demi de vin. Vous ne mangerez aucun produit de cette récolte, ni pain, ni épis grillés, ni grain nouveau, avant le jour où vous m'apporterez la gerbe en offrande. Vous observerez cette prescription en tout temps et quel que soit l'endroit où vous habiterez'. » (Lévitique 23 : 9-14).

La cérémonie avait lieu le lendemain du shabbat, pendant la fête des Pains sans levain (Pains azymes). Et c'était à partir de ce jour (du lendemain du shabbat) qu'on comptait cinquante jours pour arriver à la fête de la Pentecôte (Shavouot), fête de la seconde moisson des céréales.
Dans un souci de précision, la Bible note que ces cinquante jours correspondaient aussi à sept semaines entières à compter dès le lendemain du shabbat (de la fête) pour arriver au septième shabbat et célébrer la Pentecôte le lendemain (49 jours + 1 jour = 50 jours). Du reste, Shavouot, qui est le nom hébreu de la Pentecôte, est le pluriel de shavouah (semaine).

Mais, quel shabbat fallait-il prendre en compte pour le calcul de l'Omer ? Etait-ce le premier jour des Pains sans levain, qui était un shabbat annuel, ou le shabbat hebdomadaire, le samedi, qui tombait pendant la fête de sept jours des Pains azymes ?
Manifestement, nous sommes confrontés, ici, à deux interprétations différentes!

Le judaïsme rabbinique a depuis longtemps choisi la première solution.(3) Ainsi, les rabbins commencent le décompte de l'Omer (les 50 jours) à partir du lendemain du premier jour des Pains sans levain, le 16 Nissan. Ils célèbrent alors Shavouot le 6 de Sivan et cette date peut tomber n'importe quel jour de la semaine. Une partie des Juifs messianiques suit également cette règle héritée du judaïsme rabbinique.
Pour conforter cette façon de calculer, nombreux se réfèrent à l'épisode de la première Pâque célébrée en Canaan sous Josué.

« Les Israélites campèrent à Guilgal, et ils célébrèrent la fête de la Pâque le quatorzième jour du mois, au soir, dans la plaine proche de Jéricho. Le lendemain, ils mangèrent des pains sans levain et des épis grillés; ils purent les préparer avec les produits du pays. Dès lors, ils ne reçurent plus de manne; cette année-là ils se nourrirent de ce qui poussait dans le pays de Canaan. » (Josué 5 : 10-12).

On remarque dans ce passage que les Israélites ont mangé des épis grillés dès le lendemain de la Pâque. Or, selon les prescriptions du Seigneur données à Moïse, il n'était pas permis de manger, ni pain, ni épis grillés avant d'avoir apporté l'offrande de la gerbe (Lév. 23 : 14). Par conséquent, ils ont dû célébrer le rituel de l'offrande de la gerbe le matin même pour pouvoir ensuite manger les épis grillés (peut-être dès le soir de ce lendemain de la Pâque ?).
Mais ce passage constitue-t-il une preuve qu'il faille considérer le premier jour des Pains azymes comme le shabbat de référence pour le décompte de l'Omer ? Rien n'est moins sûr !

Continuons notre lecture dans Lévitique 23 :

« Vous compterez sept semaines complètes à partir du lendemain du sabbat, où vous aurez offert solennellement la première gerbe. Cette période de cinquante jours s'étendra donc jusqu'au lendemain du septième sabbat, jour où vous me présenterez une nouvelle offrande. » (Lév. 23 : 15-16).

Si le cinquantième jour devait tomber le lendemain du septième sabbat, c'est-à-dire, le premier jour de la semaine qui est le dimanche, il paraît évident que le décompte de l'Omer commençait le lendemain (le dimanche) du sabbat hebdomadaire (le samedi) qui tombait pendant la fête des Pains sans levain.

Explication de Josué 5 : 10-12

Si les Israélites ont pu manger des épis grillés dès le lendemain de la Pâque, c'est forcément que l'offrande de la gerbe avait été faite le matin même de ce lendemain de la Pâque, et que le jour de la Pâque tombait cette année-là un samedi. (Ce même samedi qu'ils ont pris comme shabbat de référence). Ils n'auraient pas pu prendre le samedi suivant pour commencer le décompte, puisque la fête des Pains azymes était terminée et que l'offrande devait tomber pendant la fête.

Notre Messie ressuscité, tel une Gerbe offerte

Tous les chrétiens savent que l'ensemble des symboles et métaphores utilisés dans le Nouveau Testament proviennent du Premier Testament. C'est ainsi que notre Seigneur a souvent été décrit comme l'Agneau de la Pâque (I Cor. 5 : 7), l'Eglise véritable comme le Temple spirituel ou les prières des croyants comme l'encens s'élevant de l'autel, etc.
Il en est tout à fait de même pour ce rituel de l'offrande de la gerbe; et le moment où notre Seigneur est ressuscité nous apporte une information supplémentaire quant au shabbat à prendre en compte pour effectuer le décompte de l'Omer.

Dans le message précédent « Le Seigneur est-il resté trois jours et trois nuits dans le tombeau ? », nous avons apporté la preuve que le Seigneur avait été crucifié un mercredi après-midi pour ressusciter le samedi soir (4). Mais il n'est pas monté auprès du Père immédiatement dans la nuit. Dans le livre de Jean au chapitre 20, il est précisé que le Seigneur apparut d'abord à Marie de Magdala, lorsqu'elle vint au tombeau le dimanche à l'aube (Jean 20 : 11-18). Dès qu'elle reconnut le Seigneur, elle voulut l'étreindre; mais Yéchoua l'empêcha et lui dit :

« - Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père... »

Aussitôt après cette épisode, en ce premier jour de la semaine (yom richon en hébreu), le Seigneur monta aux Cieux à la rencontre du Père, tel une Gerbe offerte en prémices, précisément au moment même où le prêtre faisait l'offrande de la gerbe (Actes 2 : 33; 5 : 31). L'offrande de la première gerbe, prémices de la moisson, était le symbole précurseur du Seigneur ressuscité, le Fils premier-né, qui se présenta devant le Père Tout-Puissant :

« Il est la tête du corps que constitue l'Eglise; c'est en lui que commence la vie nouvelle, il est le Fils premier-né, le premier à avoir été ramené de la mort à la vie afin d'avoir en tout le premier rang. » (Col. 1 : 18).

Et s'il est le Premier-né, Celui qui est ressuscité en premier, cela signifie que d'autres ressusciteront après lui. Ce sera alors la moisson des élus, symbolisée par la fête de Pentecôte, appelée aussi la fête des Moissons (I Cor. 15 : 23/Ex. 34 : 22; Nomb. 28 : 26-31).
Excepté ce jour de la Pentecôte, qui tombe toujours un dimanche, l'observance du shabbat (le samedi) n'a jamais été remplacée par le dimanche!

Notes :
  1. L'Omer désignait d'abord la gerbe elle-même, mais à présent ce terme se rapporte le plus souvent aux sept semaines qui séparent L'offrande de la gerbe à la Pentecôte. L'omer était également une mesure de volume utilisée autrefois en Israël. Un omer correspondait plus au moins à 3 litres, soit le dixième d'un épha (Ex. 16 : 36).
  1. Ces sept fêtes sont : La fête de la Pâque (Pessah), la fête des Pains sans levain ou Pains azymes, la Pentecôte (Shavouot), la fête des Trompettes ou des Acclamations, la fête des Expiations (Yom Kippour), la fête des Tentes ou des Tabernacles (Soukkot) et la fête du Dernier Grand Jour (Shemini Atzeret). Certaines congrégations, considérant la fête de L'offrande de la gerbe comme une solennité distincte, regroupent en une seule fête celle des Tentes et le Dernier Grand Jour.
  1. Les Karaïtes, un des courants du judaïsme, considèrent que ce décompte de l'Omer doit s'effectuer dès le lendemain du shabbat hebdomadaire.
  1. Voir article publié sur le blog : http://bibleetudeettemoignage.blogspot.be/
Salutations et Shalom ouvrakha

Fête des Pains sans levain 2011
Jacquy Mengal