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La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

jeudi 27 septembre 2012

La Fête des Tabernacles

Tente bédouine
Nous voici arrivés à la sixième et avant-dernière fête de l'année biblique qui se déroule du 15 au 21 tishri. La fête dure sept jours et on se rassemble le premier jour:

« Le quinzième jour du septième mois, vous vous rassemblerez pour adorez le Seigneur et vous n'accomplirez pas votre travail ordinaire. Célébrez, durant sept jours, une fête en l'honneur du Seigneur. » (Nombres 29 : 12).

Le nom même de fête des Tabernacles, appelée aussi fête des Tentes ou des Huttes (Hag Soukkot en hébreu), nous rappelle qu'après la sortie d'Égypte, les Israélites ont séjourné durant 40 ans sous des tentes, mais aussi sous la protection du Seigneur. C'est du reste en souvenir de cet évènement que le judaïsme commémore toujours aujourd'hui la fête de Soukkot :

« Durant cette semaine, vous, les Israélites, vous devrez tous vous installer dans des huttes, afin que vos descendants sachent que j'ai fait habiter leurs ancêtres dans des huttes, lorsque je les ai conduits hors d'Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu. » (Lév. 23 : 42-43). Voir aussi Osée 12 : 10.

Mais, cette solennité porte également le nom de fête des Récoltes, car c'est après les vendanges et les dernières récoltes automnales que le peuple d'Israël se rassemblait pour célébrer avec beaucoup de joie et de réjouissances la fin des récoltes. Il s'agit donc avant tout d'une fête joyeuse qui préfigure l'ère messianique (le Millénium) :

« Lorsque vous aurez terminé de battre les céréales et de presser le raisin, vous célébrerez pendant sept jours la fête des Huttes. Vous en ferez une fête joyeuse, vous, vos enfants, vos serviteurs et vos servantes, ainsi que les lévites, les étrangers, les orphelins et les veuves qui vivent parmi vous. Cette fête en l'honneur du Seigneur votre Dieu durera sept jours, dans le lieu qu'il aura choisi. Réjouissez-vous pleinement, car le Seigneur vous accordera d'abondantes récoltes et le succès dans tout ce que vous entreprendrez. » (Deutéronome 16 : 13-15).

La fête des Tabernacles préfigure l'ère messianique

En effet, dans le plan de Dieu, lorsque le Messie sera revenu (fête des Trompettes) et qu'il aura mis Satan à l'écart afin qu'il ne trompe plus les hommes (Jour des Expiations), le Seigneur instaurera son Royaume sur terre et régnera depuis Jérusalem avec les saints ressuscités :

« Tu as fait d'eux un royaume de prêtres pour servir notre Dieu, et ils régneront sur la terre. » (Apoc. 5 : 10).

La fête des Tabernacles symbolise très bien cette époque messianique, appelée aussi le Millénium, car c'est au cours de ces 1 000 ans de paix et de bonheur que les hommes pourront enfin vivre dans un monde débarrassé du mal. De cette façon, ils pourront plus facilement arriver à la fin de leur existence (physique) avec l'espoir de ressusciter à leur tour, lors du Jugement dernier (Apoc. 20 : 11-15). Ce sera alors la seconde résurrection (symbolisée par la seconde récolte, qui est celle d'automne) :

« Vous célébrerez ensuite la fête des moisson, au moment où vous moissonnez les premiers produits des champs que vous cultivez. Et en automne, à la fin de l'année, vous célébrerez la fête de la récolte, lorsque vous aurez fini de récolter les produits de vos plantations. » (Exode 23 : 16). Voir aussi Exode 34 : 22.

Quant à ceux qui seront déjà ressuscités lors de la 7e trompette (la première récolte), ils obtiendront enfin la promesse faite par le Seigneur d'une demeure éternelle et non plus de cette tente terrestre (notre corps) dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Le Millénium sera pour eux, et pour nous - je l'espère mes amis - un grand bonheur et une joie indescriptible d'être aux côtés du Seigneur.

« 1 Nous savons, en effet, que si la tente dans laquelle nous vivons – c'est-à-dire notre corps terrestre – est détruite, Dieu nous réserve une habitation dans les cieux, une demeure qu'il a faite lui-même et qui durera toujours ... » (II Cor. 5 : 1-10). Voir également Héb. 11 : 9-10.

Une fête d'avenir !

Contrairement à ce que certains affirment, le respect de cette solennité est toujours de mise aujourd'hui. Rappelons que notre Seigneur est monté à Jérusalem lors de cette fête, en dépit des risques encourus pour sa vie, nous donnant ainsi l'exemple à suivre (Jean 7 : 1-24).

Et, lors du Millénium, toutes les nations de la terre devront envoyer des ambassades à Jérusalem à l'occasion de la fête des Tabernacles pour adorer le Seigneur dans son Temple :

« 16 En ce temps-là, les survivants des nations qui ont attaqué Jérusalem se rendront chaque année dans cette ville, pour adorer le Seigneur, le roi de l'univers, et pour célébrer la fête des Huttes ... » (Zach. 14 : 16-19).

Remarquons que c'était déjà une ordonnance pour tous les Israélites de monter à Jérusalem chaque année pour célébrer la fête des Tentes (ainsi que la fête des Pains sans levain et celle de la Pentecôte). C'est également l'occasion de faire un don lors de cette fête automnale (Deut. 16 : 16-17). Célébrons donc la fête avec joie en pensant aussi à ceux qui nous enseignent.

Note

Pour tous ceux qui pensent que la nouvelle année a lieu au début de l'automne, notez que la Bible précise bien que Soukkot à lieu à la fin de l'année (biblique) et non au début : « ... Et en automne, à la fin de l'année, vous célébrerez la fête de la récolte ... » (Exode 23 : 16).

Joyeuse fête des Tabernacles (Hag Soukkot).
Jacquy Mengal

mardi 18 septembre 2012

Le Jour des Expiations

Cérémonie du Yom Kippour
Le Jour des Expiations, mieux connu sous le nom hébreu de Yom Kippour (Jour du Grand Pardon), est incontestablement une des fêtes les plus solennelles du judaïsme. Lors de ce grand jour de fête, plusieurs prières sont récitées à la synagogue, dont le célèbre Kol Nidrei qui ouvre la fête le soir du 9 tishri.

Cette solennité que l'on célèbre le dixième jour du septième mois est un shabbat annuel et un jour de jeûne complet :

« Le dixième jour du septième mois, vous vous rassemblerez pour adorer le Seigneur, vous jeûnerez et vous ne devrez faire aucun travail. » (Nombres 29 : 7).

« 27 Le dixième jour du septième mois sera le grand jour du pardon des péchés. (...) 32 Vous en ferez un jour de repos, semblable au sabbat, et vous jeûnerez. Vous observerez ce repos sabbatique, du neuvième jour du mois au soir jusqu'au lendemain soir. » (Lévitique 23 : 27-32).

Sous la Première Alliance, le Jour des Expiations était l'occasion d'une grande cérémonie à Jérusalem au cours de laquelle le grand-prêtre effectuait le rituel du pardon des péchés pour le peuple et pour lui-même :

« En effet c'est le jour où l'on effectue sur vous le geste rituel du pardon des péchés et de la purification et où vous êtes ainsi purifiés de toutes vos fautes devant le Seigneur. Vous devez en faire un jour de repos complet et de jeûne. Cette prescription est valable pour toujours. » (Lév. 16 : 30-31); et tout le chapitre 16 du Lévitique.

C'était le seul jour de l'année où le grand-prêtre avait le droit de pénétrer dans le Saint des saints pour accomplir le rituel du pardon des péchés :

« Mais seul le grand-prêtre entre dans la seconde tente, et il ne le fait qu'une fois par an. Il doit y apporter du sang d'animal qu'il offre à Dieu pour lui-même et pour les péchés que le peuple a commis par ignorance. » (Hébreux 9 : 7).

Mais c'était également à l'occasion du Yom Kippour de la 49e année qu'était proclamée, pour l'année suivante (la 50e), l'année du Jubilé (Lév. 25 : 8-9).

Que représentent les deux boucs dans Lévitique 16 ?

Lors de la cérémonie de la fête des Expiations, les Israélites devaient apporter aux lévites deux boucs destinés à un rituel dont la signification revête une importance considérable et malheureusement parfois mal comprise par certains.

Les deux boucs étaient conduits devant le Sanctuaire et après tirage au sort, l'un des animaux était attribué au Seigneur et l'autre à Azazel (Lév. 16 : 5, 7-8).
Le bouc destiné au Seigneur était sacrifié pour le pardon des péchés, mais l'autre attribué à Azazel était envoyé dans le désert après que l'on ait énuméré sur lui toutes les fautes et désobéissances des Israélites (Lév. 16 : 9-10).

Il est évident que ce rituel avait une signification symbolique puissante et même prophétique. Par analogie, on peut facilement comprendre que le bouc offert en sacrifice pour le pardon des péchés du peuple représente le Seigneur Yéchoua lui-même qui s'est offert en sacrifice à notre place et pour nos péchés (Lév. 16 : 15-19).

L'autre bouc, sur la tête duquel le grand-prêtre a posé ses mains en énumérant toutes les fautes et les péchés du peuple, représente Satan qui est le responsable du péché (Lév. 16 : 20-28).

Si le Seigneur, qui était sans péché, a été sacrifié à notre place pour les fautes que nous commettons, c'est finalement Satan, l'auteur du péché, qui supportera la responsabilité du mal commis (Apoc. 12 : 7-9).
Remarquons que le bouc destiné à Azazel n'a pas été sacrifié, mais il a été banni et envoyé au désert, loin des hommes; tout comme Satan, qui bien que toujours vivant, sera jeté dans l'abîme afin qu'il ne puisse plus égarer les hommes durant le Millénium :

« Il saisit le dragon, le serpent ancien, c'est à dire le diable ou Satan, et il l'enchaina pour mille ans. » (Apoc. 20 : 2).

Quel est le sens de cette fête aujourd'hui ?

Depuis que le Seigneur s'est offert en sacrifice une fois pour toutes en acceptant de supporter à notre place la punition qui aurait dû nous toucher, il n'est plus question de pratiquer des sacrifices d'animaux dans un sanctuaire :

« 9 Puis il ajoute : 'Me voici, ô Dieu, je viens pour faire ce que tu veux.' Ainsi, Dieu supprime tous les anciens sacrifices et les remplace par le sacrifice du Christ. 10 Parce que Jésus-Christ a accompli ce que Dieu voulait, nous sommes purifiés du péché par l'offrande qu'il a faite de son propre corps, une fois pour toutes. (...) 12 Le Christ, par contre, a offert un seul sacrifice pour les péchés, un sacrifice dont l'effet dure toujours, puis il s'est assis à la droite de Dieu. » (Héb. 10 : 9-12).

Mais alors, me direz-vous, cette fête a-t-elle encore un sens aujourd'hui ?
Assurément ! Cette fête trouve très bien sa place dans la succession des fêtes bibliques représentant la chronologie du plan divin pour l'humanité.
En effet, après la fête des Trompettes qui symbolise la venue du Messie, et avant la fête des Tabernacles qui représente le Royaume de Dieu instauré sur terre (le Millénium), vient le Jour des Expiations, qui célèbre le pardon de nos péchés grâce au sacrifice du Messie Yéchoua (symbolisé par le bouc sacrifié pour nos péchés), la confirmation de son autorité comme seul Roi et Sauveur et le bannissement de Satan (le bouc envoyé au désert).

Note

Remarquons que les deux boucs sont présents devant le Sanctuaire (symbole du trône de Dieu); tout comme Satan lui-même qui a toujours accès au Sanctuaire céleste (Job 1 : 6 et 2 : 1).
D'autre part, c'est toujours Satan qui dirige les royaumes du monde actuel (Matt. 4 : 8-9). Il ne sera détrôné que lorsque le Messie reprendra le pouvoir sur le monde entier (Apoc. 11 : 15).

Salutations et bonne fête des Expiations (Yom Kippour).

Jacquy Mengal