Présentation :

La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

lundi 22 décembre 2014

Ces gens qui causent des divisions !

Dans certains milieux judéo-chrétiens, on parle de plus en plus ouvertement des signes des derniers temps ; et avec raison, puisque ces signes prophétisés depuis longtemps dans les Écritures sont à présent visibles et évidents.
Mais savez-vous qu'il existe un autre signe annoncé, dont on parle beaucoup moins et qui est pourtant bien présent au sein des assemblées, des congrégations et entre les croyants eux-mêmes : il s'agit des divisions, qui peuvent aboutir à l'émergence de sectes :

« Dans les derniers temps, il y aura des gens qui se moqueront de vous et vivront selon leurs mauvais désirs. Ce sont eux qui causent des divisions ; ils sont dominés par leur propre nature et non par l'Esprit de Dieu. » (Jude 18-19).

Un signe annoncé depuis le début

Tout le monde sait que les dissensions au sein du Christianisme ne datent pas d'hier.
Dès la disparition des apôtres, au deuxième siècle de notre ère, des divisions plus ou moins profondes sont apparues au sein des assemblées ; ce qui a malheureusement eu pour effet d'éloigner davantage les croyants les uns des autres. Mais de plus, ces dissensions ont également altéré la véritable doctrine enseignée par le Seigneur et les apôtres, débouchant ainsi au fil des siècles sur une multitude d'églises et confessions différentes.

Dans cet article, nous n'essaierons pas de discriminer qui a raison de qui a tort. Ce serait d'ailleurs bien prétentieux de notre part et, de toute façon, nous n'y parviendrions pas, puisque chaque église, chaque congrégation et, parfois même, chaque croyant tient en réserve sa propre argumentation visant à défendre son point de vue et le bien fondé de ses croyances.

Cependant, une chose est certaine : en dépit de toutes ces divisions, le Seigneur avait promis de protéger Son Église, et cette église était prophétisée comme étant « petite » et « obéissante aux Commandements et fidèle au Seigneur » (Mat. 16 : 18 ; Luc 12 : 32 et Apoc. 14 : 12).

Ce message ne s'adresse donc pas à ceux qui rejettent d'emblée l'obéissance aux Commandements (le décalogue), mais bien à tous ceux et celles qui prétendent faire partie aujourd'hui de cette véritable église qui respecte les Commandements et est fidèle au Seigneur. Car malheureusement c'est aussi au sein de cette assemblée-là, et parmi ceux et celles qui se disent élus tout en étant indépendants de toute assemblée, qu'il y a des divisions, des querelles et des dissensions !

Quoique l'apôtre Paul fût souvent attristé et parfois même irrité de voir naître ces querelles et divisions au sein même des congrégations qu'il avait établies, il reconnaissait que cela pouvait être nécessaire afin de faire le tri entre les croyants sincères et repentants et ceux qui ne l'étaient tout simplement pas :

« Tout d'abord, on m'a dit que lorsque vous tenez des assemblées, il y a parmi vous des groupes opposés, - et je le crois en partie. (Il faut bien qu'il y ait des divisions parmi vous pour qu'on puisse reconnaître ceux d'entre vous qui sont vraiment fidèles.) » (I Cor. 11 : 18-19).

Pourquoi tant de divisions ?

Il peut y avoir une foule de raisons pour lesquelles les gens se querellent et se disputent, mais très souvent c'est l'orgueil, la jalousie et la rébellion qui sont à l'origine des divisions :

« Les hommes deviennent ennemis les uns des autres, ils se querellent et sont jaloux, ils sont dominés par la colère et les rivalités. Ils se divisent en partis et en groupes opposés. » (Gal. 5 : 20).

L'orgueilleux(se) a toujours le sentiment d'être supérieur aux autres. Il (ou elle) pense pouvoir se passer de l'aide d'autrui et ne supporte ni l'enseignement, ni les conseils avisés, ou les remarques de ses proches.

« L'orgueil ne sert qu'à provoquer des querelles. Il est plus sage d'accepter les conseils. » (Prov. 13 : 10).

Il est certain que nous avons tous besoin les uns des autres pour nous soutenir et progresser. Certains sont éloquents, d'autres sont doués pour l'organisation, puis d'autres pour l'écriture, les langues ou l'art, etc ...
Vous en conviendrez, nous sommes tous et toutes différents avec nos qualités et nos défauts, puis il y a évidemment les circonstances et les vicissitudes de la vie qui déterminent aussi ce que nous sommes. Mais, au-delà de tout cela, si nous refusons d'admettre que notre prochain peut être meilleur que nous-même dans un domaine ou un autre, et que nous rejetons son aide, alors nous manquons d'humilité et nous n'avons pas le véritable amour chrétien !

« 1 ... Avez-vous de l'affection et de la bonté les uns pour les autres ? (...) 3 Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir inutile de briller, mais soyez humbles les uns à l'égard des autres et que chacun considère les autres comme supérieurs à lui-même. » (Phil. 2 : 1, 3).

Il en est de même avec cet affreux sentiment qu'est la jalousie. La jalousie est un cancer qui ronge celui qui en est atteint et fait du mal à celui qui en est la victime. La personne jalouse est frustrée, soit parce qu'elle éprouve un sentiment d'infériorité, ou parce qu'elle ne peut obtenir ce que l'autre possède. Elle devient alors envieuse et convoite le bien d'autrui, ses richesses, sa beauté ou son talent.
Parfois, il peut arriver que nous éprouvions de la jalousie - c'est humain - mais il est évident qu'il nous faut combattre ce mauvais sentiment de toutes nos forces. Est-il nécessaire de rappeler que le dixième commandement condamne la convoitise, qui est souvent une conséquence de la jalousie :

« Tu ne convoiteras rien de ce qui appartient à ton prochain, si sa maison, ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne. » (Ex. 20 : 17).

« ... Gardons-nous des orgies et de l'ivrognerie, de l'immoralité et des vices, des querelles et de la jalousie. » (Rom. 13 : 13).

Ce péché détruit non seulement les meilleures amitiés, mais il peut également causer véritablement du tort à celui qui en est atteint :

« La paix de l'esprit favorise la santé, mais la jalousie est comme un cancer. » (Prov. 14 : 30)

Ne devrions-nous pas plutôt nous réjouir du succès d'autrui ? De sa nouvelle promotion, de l'augmentation salariale qu'il a obtenu, ou n'importe quel autre avantage ?
C'est cela l'amour agapë ! Cet amour qui veut le bonheur de celui ou celle que Dieu a aussi fait à son image. Si nous aimons seulement ceux que nous appelons « nos frères et nos sœurs » - et encore faut-il que cela soit effectivement le cas - alors nous n'avons aucun mérite, car les païens font aussi cela.

« -Vous avez entendu qu'il a été dit : 'Tu dois aimer ton prochain et haïr ton ennemi.' Mais moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin que vous deveniez les fils de votre Père qui est dans les cieux. » (Mat. 5 : 43-45).

« Il est vrai que certains d'entre eux prêchent le Christ par jalousie à mon égard, dans un esprit de dispute ; mais d'autres le prêchent dans de bonnes intentions. » (Phil. 1 : 15).

« parce que vous vivez encore comme des hommes de ce monde. Du moment qu'il y a de la jalousie et des querelles entre vous, ne montrez-vous pas que vous êtes des hommes de ce monde et que vous vous conduisez d'une façon toute humaine ? Quand l'un de vous déclare : 'J'appartiens à Paul', et un autre : 'J'appartiens à Apollos', n'agissez-vous pas comme n'importe quel homme ? » (I Cor. 3 : 3-4).

Rébellion à l’Évangile !

Les moyens de communications et d'échanges d'idées n'ont jamais été aussi importants et répandus qu'aujourd'hui. L'accès généralisé à Internet permet à tout un chacun de partager ses idées et ses connaissances avec un grand nombre de gens à travers le monde, grâce aux sites web, blogs, forums et autres réseaux sociaux. Malheureusement, la prolifération de nombreux sites « bibliques » ne fait qu’accroître la confusion et la diffusion d'idées fausses ou de doctrines plus ou moins erronées.

Certaines personnes, persuadées d'avoir reçu une mission évangélique spéciale s’autoproclament enseignantes, prophètes, pasteurs ou que sais-je encore ! C'est le cas de plusieurs personnes, dont quelques femmes qui, à travers leur site web, répandent leur enseignement ou leurs points de vue personnels, fruits de leurs états d'âme ou de leurs soi-disant révélations, alors que la Bible, dont elles se servent allègrement, dit expressément que la femme ne devait pas enseigner les Écritures :

« 12 Je ne permets pas à la femme d'enseigner ou de prendre autorité sur l'homme ; elle doit garder le silence. » (I Tim. 2 : 11-12). Voir aussi I Cor. 14 : 33 à 35.

« Un dirigeant d’Église doit être un homme à qui l'on n'a rien à reprocher ... » (I Tim. 3 : 2).

En lisant ces quelques versets, vous admettrez que nous sommes bien loin de cet enseignement des débuts ! Je souligne que ces paroles sont bien de l'Apôtre Paul qu'on ne suspectera pas qu'il fût dépourvu de l'Esprit saint.

Ayons un même esprit !

« Frères, je vous le demande au nom de notre Seigneur Jésus-Christ : mettez-vous d'accord et qu'il n'y ait pas de divisions parmi vous ; soyez parfaitement unis, en ayant la même façon de penser, la même intention. » (I Cor. 1 : 10-11).

Mes amis, il y aura toujours des opinions différentes sur tel sujet ou tel autre détail ; c'est normal, et même souhaitable si l'on veut progresser dans une saine émulation.
Mais, si l'on accepte de se réunir ensemble pour partager la même foi et les mêmes croyances, il est évidemment nécessaire de s'entendre sur une base commune de croyances fondamentales ; comme par exemple : le respect du shabbat et des fêtes bibliques, l'espérance dans le retour du Messie Yéchoua (Jésus-Christ) sur terre, la reconnaissance de sa divinité et de son identité réelle.

« Si quelqu'un enseigne une autre doctrine et n'est pas d''accord avec les véritables paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et avec l'enseignement conforme à notre foi, il est gonflé d'orgueil et ne sait rien. Il a un désir maladif de discuter et de se quereller à propos de mots. De là viennent des jalousies, des disputes, des insultes, des soupçons malveillants, et des discussion sans fin entre des gens qui ont l'esprit faussé et qui ne connaissent plus la vérité. » (I Tim. 6 : 3-5).

Voyez-vous mes amis, sans porter aucun jugement, je suis parfois atterré de voir comment certains peuvent discuter et se quereller à propos de détails qui revêtent pour eux une importance surdimensionnée, alors que souvent leur propre comportement dans la vie est loin d'être exemplaire. C'est le cas pour le nom donné aux fêtes bibliques, la date de leur célébration et leur signification ; ou bien les nouvelles lunes ou encore la manière de célébrer les shabbats ou les fêtes.

« Ainsi, ne laissez personne porter des jugements sur ce que vous mangez ou buvez, ou au sujet de l'observance des jours de fête, de la nouvelle lune ou du sabbat. Tous cela n'est que l'ombre des biens à venir ; mais la réalité, c'est le Christ. » (Col. 2 : 16-17).

D'autres s'évertuent à retrouver le nom soi-disant « perdu » du Seigneur (pour eux le nom « Jésus » ne signifie plus rien et ils ne se contentent même plus du nom hébreu « Yéchoua »). Puis il y a ceux et celles qui voudraient imposer la circoncision aux croyants, le paiement obligatoire d'une dîme ou le port de la barbe et des franches aux vêtements !
Ne pensez-vous pas que ces gens passent tout simplement à côté de l'essentiel ? Car, avant tout, voici ce que le Seigneur désire :

"Voici ce que Dieu veut: c'est que vous soyez saints et que vous vous gardiez de l'immoralité" (I Thess. 4: 3).

« 14 Rappelle cela à tous et demande-leur solennellement devant Dieu de ne pas se quereller à propos de mots. Ces querelles ne servent à rien, si ce n'est à causer la ruine de ceux qui écoutent. (...) 23 Mais rejette les discussions folles et stupides : tu sais qu''elles se terminent par des querelles. » (II Tim. 2 : 14, 23).

« Mais évite les discussions stupides, tout ce qui concerne les longues listes d'ancêtres, les querelles et luttes au sujet de la loi. » (Tite 3 : 9).

Cordiales salutations à tous et à toutes
Jacquy Mengal

dimanche 23 novembre 2014

Que faut-il penser du livre d'Hénoch ?

Fragment 4Q201 du livre
 d'Hénoch trouvé à Qumran
Le livre d'Hénoch est un récit pseudépigraphe (l'auteur qui prétend être Hénoch ne l'est pas), qui fut composé entre le IIIe et le Ier siècle avant notre ère. Il fait partie de la littérature apocalyptique juive et est considéré comme apocryphe (caché ou douteux). De ce fait, il n'a pas été repris dans le Canon de la Bible hébraïque (l'Ancien Testament) ni dans celui du Nouveau Testament. Il n'a pas non plus été repris dans la Bible des Septante (version grecque de la Bible hébraïque) et seule l’Église orthodoxe éthiopienne le considère comme canonique (1).

Sa composition

L'ensemble de l'ouvrage est composé de cinq livres, plus le Livre des Géants, dont on a découvert uniquement des fragments dans les grottes de Qumran. Il est subdivisé en 105 chapitres recomposés d'après des portions du livre retrouvées en hébreu, en araméen et en grec (2). Ces livres sont :

1) Le Livre des Veilleurs (1-36) : récit de la rébellion des anges et de leur chute ; révélations angéliques lors des différentes visions d'Hénoch. Ce livre n'est pas daté avec précision.

2) Le Livre des Paraboles (37-71) : écrit vers 30 av. J.-C. Visions et paraboles concernant la fin des temps et le Jugement + l'apocalypse dite de Noé.

3) Le Livre des Écrits astronomiques (72-82) : écrit à la même époque que le Livre des Veilleurs (3), il décrit l'astronomie et la météorologie.

4) Le Livre des Songes (83-90) : écrit au IIe siècle av. J.-C., ce livre relate les visions d'Hénoch.

5) Le Livre de l’exhortation et de la malédiction, appelé aussi L’Épître d'Hénoch (91-105) : livre d'avertissements et d'exhortations écrit au Ier siècle avant notre ère.

Le Livre des Géants : trop fragmentaire pour être défini, mais il concernait vraisemblablement les géants issus de l'union entre les anges et des femmes (Gen. 6 : 1-2).

Critiques et commentaires :

Pourquoi cet ouvrage n'a-t-il pas été repris dans le Canon de la Bible hébraïque ?
Le livre d'Hénoch a été écrit très tard (entre le IIIe et le Ier siècle av. J.-C.) ; donc bien après la rédaction du dernier livre de la Bible hébraïque (+/- vers - 400). De plus l'auteur prétend être Hénoch lui-même et avoir transmis son récit à la postérité par Noé (voir chapitre 81) ; ce qui semble très peut vraisemblable, car la Bible ne parle pas de cela.

Son style apocalyptique mêle le genre fantastique au récit légendaire, exemples :

  • Au chapitre 7, les géants mesurent 300 coudées, soit 150 mètres de haut ! Ce qui est peu crédible d'un point de vue morphologique et anatomique (des hommes de plus de 2 m ont déjà des problèmes de ce genre). Ceci dit, les géants ont bien existé (Gen. 6 : 4).
  • Aux chapitres 12 et 13, Hénoch devient l'intermédiaire entre Dieu et les anges (bons et mauvais). Dans la Bible, aucun homme n'a jamais eu une telle position.
  • Au chapitre 18, il est dit qu'une pierre supporte les angles de la terre. Ce qui est bien sûr tout à fait faux.
  • Au chapitre 58, deux monstres (Léviathan et Béhémoth) dévoreront les pécheurs ! Cela ne se retrouve absolument pas dans la Bible.
  • Au chapitre 77, les dimensions du soleil et de la lune seraient égales. Sans commentaire !
  • Au chapitre 79, la lune changera sa trajectoire et ne paraîtra plus en son temps. Cela n'est pas confirmé par la Bible.
  • Au chapitre 105, Lamech, le petit-fils d'Hénoch, engendra un enfant étrange et différent des humains qu'il appela Noah (Noé). Cette description est complètement fantaisiste et irréelle puisque Noé était un homme normal.

La doctrine de l'immortalité des âmes (fausse) semble avoir influencé quelque peu l'auteur, et l'issue finale des pécheurs n'est pas claire (anéantissement définitif, puis dévorés par deux monstres ou souffrance éternelle dans le feu ?).

  • Au chapitre 22, les âmes des pécheurs souffrent à tout jamais dans un lieu de rétention, alors qu'aux chapitres 45, 54 et 90, les pécheurs sont effacés de la terre et disparaissent dans le feu. La Bible affirme que les pécheurs non repentis seront anéantis définitivement dans un lac de feu (Apoc. 20 : 14-15 ; Mal. 3 : 19).
  • Aux chapitres 102 et 105, les âmes des pécheurs sont tourmentées à jamais dans les flammes. La Bible affirme que l'âme n'est pas immortelle et que l'âme qui pèche mourra (Ézé. 18 : 4).

Il y a aussi des incohérences et des contradictions par rapport aux livres reconnus de la Bible :

  • Au chapitre 14, la description du trône de Dieu ne correspond pas à celles faites dans le livre de l'Apocalypse, chapitre 4, dans Daniel, chapitre 7 ou Ézéchiel 1.
  • Aux chapitres 58, 67, etc, les Archanges sont appelés : « saint Michel et saint Raphaël ». Cette façon de nommer les anges ne se retrouve pas dans la Bible.
  • Au chapitre 61, le Fils de l'homme est caché et révélé uniquement aux élus. Faux, le Fils de l'homme (le Seigneur) s'est bien révélé aux hommes (Luc 17 : 24-25 ; Jean 1 : 14 ; Matt. 11 : 19 et Matt. 20 : 28).
  • Au chapitre 68, il est dit que les hommes n'ont pas été créés pour écrire leur croyances sur le papier. Qui a alors écrit la Bible ?
  • Au chapitre 70, un ange dit à Hénoch : « Tu es le Fils de l'homme... ». Seul le Seigneur Yéchoua (Jésus-Christ) porte ce titre ! Voir Matt. 16 : 13 à 17.
  • Aux chapitres 84 à 89, les visions d'animaux restent inexpliquées (même si a posteriori, nous pouvons en comprendre le sens). Dans la Bible, toutes les visions prophétiques sont expliquées (avant leur réalisation).

Mais il faut aussi reconnaître que le livre d'Hénoch contient quelques détails intéressants qui peuvent éclairer certains passages des Écritures :
Aux chapitres 46, 61 et à d'autres endroits, il est question du « Fils de l'homme » qui se tient aux côtés du Très-Haut. Cette précision très importante et prophétique mérite d'être soulignée car elle nous fait évidemment penser au Messie lui-même qui se tient aux côtés du Père Tout-Puissant. Notez que le livre de Daniel décrit la même scène (Dan. 7 : 13-14). C'est donc peut-être dans le livre de Daniel que l'auteur du livre d'Hénoch a trouvé cette information (?). C'est aussi probablement pour cette raison que le judaïsme a rejeté ce livre ; ce Fils de l'homme faisant peut-être trop penser au Messie Yéchoua ?

D'autre part, un passage du Nouveau Testament cite deux versets du livre d'Hénoch :

« C'est Hénok, septième descendant d'Adam en ligne directe, qui, il y a longtemps, a prophétisé à leur sujet en ces termes : 'Écoutez ; le Seigneur va venir avec ses saints anges par dizaines de milliers, afin d'exercer le jugement sur tous, afin de condamner tous les méchants pour toutes les mauvaises actions qu'ils ont commises dans leur révolte contre Dieu et pour toutes les paroles affreuses que ces pécheurs sans respect on prononcées contre lui' » (Jude 14-15).

Ces paroles correspondent à Hénoch 58 : 8 et 2 : 1 (ou 60 : 8 et 1 : 9 pour une autre version). Mais l'origine de ce passage de Jude et d'Hénoch 2 : 1 provient probablement de Deutéronome 33 : 2.

Et enfin, un autre verset dans II Pierre 2 : 4 ressemble quelque peu aux versets 6 à 9 du chapitre 10 du livre d'Hénoch. (Ce qui ne signifie pas nécessairement que Pierre ait trouvé son inspiration dans le livre d'Hénoch) :

« Car Dieu n'a pas épargné les anges qui avaient péché, mais il les a jetés dans l'enfer où ils sont gardés enchaînés dans l'obscurité pour le jour du Jugement. » (II Pierre 2 : 4).

« 6. Puis le Seigneur dit à Raphaël : Prends Azazyel, lie-lui les pieds et les mains ; jette-le dans les ténèbres ; et abandonne-le dans le désert de Dudael. 7. Fais pleuvoir sur lui des pierres lourdes et pointues ; enveloppe-le de ténèbres. 8. Qu’il y reste à jamais, que sa face soit couverte d’un voile épais ; et qu’il ne voie jamais la lumière. 9. Et quand se lèvera le jour du jugement, plonge-le dans le feu. » (Hénoch 10 : 6 à 9).

Conclusion

Parfois, les Écritures citent des passages d'auteurs profanes et ce n'est évidemment pas pour cette raison que l'auteur cité fut divinement inspiré. Voici un exemple flagrant dans le Nouveau Testament :

« C'est un Crétois lui-même, un de leurs propres prophètes, qui a dit : 'Les Crétois ont toujours été des menteurs, de méchantes bêtes, des paresseux qui ne pensent qu'à manger'. » (Tite 1 : 12).

Cette citation vient du poète crétois Epiménide de Cnossos (vers 500 av. J.-C.).

De la même façon, Jude a très bien pu citer un passage du livre d'Hénoch, qui se trouve aussi dans le Deutéronome, sans pour autant que le livre d'Hénoch soit inspiré par Dieu.
On a retrouvé dans les grottes de Qumran un grand nombre de livres, souvent à l'état fragmentaire, qui ressemblent très forts à ceux de la Bible, mais ces livres ne sont pas pour autant divinement inspirés (4).

Quant à Hénoch lui-même, notez qu'il est bien mort (5), même si c'est le Seigneur qui l'a enlevé, afin qu'il ne subisse pas la mort ignominieuse que lui réservaient les hommes méchants de son époque :

« Tous les jours d'Hénoc furent de trois cent soixante-cinq ans. Hénoc marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit. » (Gen. 5 : 23-24, L. Segond).

« 5 C'est par la foi qu'Hénoch fut enlevé pour qu'il ne vit point la mort, et qu'il ne parut plus parce que Dieu l'avait enlevé (...) 13 C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ... » (Héb. 11 : 5 à 13, L. Segond).

« Personne n'est jamais monté au ciel, excepté le Fils de l'homme qui est descendu du ciel. » (Jean 3 : 13).

Remarquez que la vie d'Hénoch fut bien de 365 ans et que le verset de Hébreux 11 : 13 dit bien qu'il est mort comme tous les autres hommes de Dieu !

Notes :

1) Source : Wikipédia
2) Lien du livre d'Hénoch utilisé : http://www.areopage.net/atxtheb/Henoch.pdf
3) Les Veilleurs ou Vigilants sont les anges qui ont quitté leur rang pour s'unir à des femmes et engendrer ainsi une race de géants (Gen. 6 : 1-3 ; Jude 6/Hénoch 7 : 1-2).
4) Michael Wise, Martin Abegg, Jr. et Edward Cook, Les manuscrits de la mer Morte, Éditions Perrin, collection tempus, 2003.
5) Voir l'article « Où va-t-on après la mort ? » sur ce blog.

Salutations cordiales
Le 23 novembre 2014
Jacquy Mengal

jeudi 23 octobre 2014

Où va-t-on après la mort ?

Introduction

Cimetière du Commonwealth
 
S'il y a un sujet qui nous concerne tous et toutes, c'est bien celui de la mort, même s'il est regrettable que certains d'entre nous partent trop vite ou de façon injuste.
 
De tous temps et dans toutes les civilisations, la perspective de la mort et de l'au-delà a toujours été un sujet d'inquiétude et de questionnement.
Alors, face à la mort, les hommes ont élaboré des concepts et développé des idées sur l'au-delà pour se rassurer et apporter une réponse apaisante à leurs angoisses. C'est ainsi que toutes les religions et croyances ont tenté de répondre à leur façon à cette fameuse question : où va-t-on après la mort ?

Dans le Christianisme du premier siècle, c'est la doctrine de la résurrection qui était enseignée, mais dès le IIe siècle de notre ère, une autre croyance fit son apparition dans l’Église et se propagea si bien qu'elle devint par la suite une doctrine fondamentale pour de nombreuses églises chrétiennes. Il s'agit de la croyance en l'immortalité de l'âme.

Qu'est-ce que l'âme ?

A différents endroits, les Écritures nous parlent de l'âme des êtres vivants. Mais il est assez surprenant de constater que cette notion d'âme se retrouve aussi bien au sein des différentes religions monothéistes que dans des religions ouvertement polythéistes comme l'Hindouisme.

Que représente alors l'âme ? Est-elle immortelle ou non ? Ou s'agit-il d'un concept abstrait que chacun pourrait définir selon son milieu culturel ou ses croyances ?

Voici ce qui est écrit dans le livre biblique du Deutéronome, chapitre 6, verset 5 :

« Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. »

Mais ce verset ne nous dit pas ce que représente vraiment l'âme. Examinons alors d'autres passages dans deux versions différentes de la Bible :

« Cependant vous ne devez pas manger la viande qui contient encore la vie, c'est-à-dire le sang. Votre sang aussi, qui est votre vie, j'en demanderai compte ; j'en demanderai compte à tout animal qui aura tué un homme, comme à tout homme qui aura tué son semblable ; je demanderai compte de la vie de l'homme. » (Gen. 9 : 4-5, version en français courant).

« Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang. Sachez-le aussi, je redemanderais le sang de vos âmes, je le redemanderai à tout animal ; et je redemanderai l'âme de l'homme à l'homme, à l'homme qui est son frère. » (Gen. 9 : 4-5, version Louis Segond).

« Toutefois, évitez rigoureusement de consommer le sang de l'animal, car le sang est porteur de la vie. Ne consommez donc pas l'élément vital en même temps que la viande. » (Deut. 12 : 23, v. en français courant).

« Seulement, garde-toi de manger le sang, car le sang c'est l'âme ; et tu ne mangeras pas l'âme avec la chair. » (Deut. 12 : 23, v. L. Segond).

Ainsi, on s'aperçoit que dans la Bible l'âme représente la vie d'un être, qu'il soit humain ou animal ! En hébreu, l'âme se traduit par le mot «Nèphèsh» qui signifie «vie » ou « vivant », et qui a été traduit en grec par « Psyché » qui a plutôt la connotation d' « esprit ».

L'âme représente donc la vie et la vie se trouve dans le sang :

« C'est dans le sang que réside la vie d'une créature ... » (Lév. 17 : 11, v. en français courant).

« Car l'âme de la chair est dans le sang ... » (Lév. 17 : 11, v. L. Segond).

La Bible enseigne-t-elle l'immortalité de l'âme ?

Nous savons par le récit des écrivains de l'Antiquité que les druides enseignaient la doctrine de l'immortalité des âmes. Les Égyptiens de l'Antiquité avaient également un concept très élaboré sur le sujet (ils parlaient du « Ka »).
Or, le Judaïsme et la plupart des églises chrétiennes enseignent également cette doctrine de l'immortalité de l'âme.
Alors, comment ce fait-il que le même concept soit à la fois partagé par des chrétiens, des juifs, des polythéistes et les païens de l'Antiquité ? Voici, de toute évidence, une idée qui a fait son chemin et qui a très bien réussi à s'implanter !

Selon la doctrine de l'immortalité de l'âme, lorsqu'un être humain meurt, son âme quitterait le corps pour survivre après la mort dans un autre monde. Dans l'Église Catholique, où cette doctrine a été officialisée lors du concile de Latran V en 1513, l'âme rejoindrait le monde spirituel.

Dans l'Hindouisme, on parlera plutôt du « Karma » qui est bien sûr indissociable à la notion d'âme immortelle. Pour les hindous, l'âme se réincarnerait dans un autre être humain ou même un animal ! D'où leur très grand respect pour toute forme de vie, la pratique du végétarisme et la croyance dans la réincarnation.

D'autres pensent aussi que certaines âmes n'arriveraient pas à regagner cet au-delà, pour de multiples raisons. Ces âmes resteraient alors en errance dans notre monde; ce qui expliquerait, selon eux, tous ces phénomènes d'esprits frappeurs, de fantômes et autres esprits des morts avec lesquels certains prétendent communiquer.
Même dans notre société moderne à l'esprit cartésien, vous seriez étonnés de savoir combien de gens consultent régulièrement les médiums et autres marabouts afin d'entrer en contact avec ces soi-disant âmes des morts.

Or, c'est bien là que se trouve un des plus grands dangers de cette croyance. En effet, certaines personnes, pensant communiquer avec leur(s) défunt(s) disparu(s), s'adressent en fait aux démons, qui se font passer pour les âmes des morts ! (Voir l'article : « Les dangers du spiritisme et de l'occultisme » dans ce blog).
Voici ce que dit la Bible à propos de l'invocation des morts :

« Qu’on ne trouve parmi vous personne qui offre son fils ou sa fille en sacrifice, ni personne qui s’adonne à la magie ou à la divination, qui observe les présages ou se livre à la sorcellerie, qui jette des sorts ou qui interroge les esprits des morts. » (Deut. 18 : 10-11; voir également Esaïe 8 : 19-20 et Michée 5 : 11).

Peut-être, serez-vous surpris d'apprendre que la doctrine de l'immortalité de l'âme est le premier mensonge que Satan a fait à l'homme et la femme :

« Alors le serpent dit à la femme : vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Gen. 3 : 4-5, L. Segond).

Alors que Dieu avait bien mis en garde le premier couple en leur disant :

« mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Gen. 2 : 17, L. Segond).

Malgré cela, certains chrétiens citent la parabole de « L'homme riche et Lazare » (Luc 16 : 19-33), ou la vision de « La transfiguration » (Luc 9 : 28 à 36), pour affirmer que l'âme subsiste après la mort et qu'elle peut aller en enfer ou au paradis.
Mais, si cela était bien le cas, alors la Bible se contredirait de façon flagrante, car d'autres passages attestent très clairement que la personne qui meurt ne va ni au ciel ni en enfer, puisqu'elle est inconsciente et qu'elle « sommeille » dans l'attente de la résurrection et du Jugement :

« Personne n'est jamais monté au ciel, excepté le Fils de l'homme qui est descendu du ciel ! » (Jean 3 : 13).

« Car David n'est pas monté lui-même au ciel, ... » (Actes 2 : 34).

« Jésus lui dit : - Ton frère reviendra à la vie. Marthe répondit : - Je sais qu'il reviendra à la vie lors de la résurrection des morts, au dernier jour. » (Jean 11 : 23-24).

Précisons qu'à la suite de ce dernier passage, le Seigneur parlait de la seconde mort et de la vie éternelle, qui en est l'alternative heureuse :

« Jésus lui dit : - Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt ; et celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11 : 25 -26). Voir aussi Jean 8 : 51.

La parabole de « L'homme riche et Lazare » est une métaphore et non pas la représentation réelle de l'au-delà ; autrement la Bible se contredirait et perdrait de ce fait toute crédibilité, ce qui n'est certainement pas le cas !
De la même façon la « Transfiguration » était une vision qui montrait partiellement ce que sera l'au-delà. Mais il est évident que ni Moïse, ni Élie, ni même Hénoch ne sont ressuscités à ce jour, puisque le roi David ne l'est pas non plus !

Un autre verset est également utilisé à tort pour affirmer que l'on peut aller immédiatement au paradis après la mort. Dans Luc 23 : 43, la façon dont la virgule est placée dans la phrase pourrait laisser croire que le Seigneur promit à un des crucifiés, qui se trouvait à ses côtés, qu'il ressusciterait le jour même de sa mort :

« Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. »

Mais, il s'agit manifestement, ici, d'une erreur de ponctuation qui conforte une autre erreur d'interprétation, car si de nombreux autres passages bibliques indiquent clairement que la résurrection n'a pas encore eu lieu, notons également que le Seigneur lui-même ne ressuscita pas le jour de sa crucifixion, mais bien trois jours plus tard !
En plaçant la virgule après le mot « aujourd'hui », on lira :

«Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis. »
 
Ce qui est plus conforme à la vérité. Remarquons que la ponctuation était absente dans le texte original et qu'elle fut nécessaire lors de la traduction du texte en français. Mais, vraisemblablement, ce travail de ponctuation a été réalisé par des gens qui croyaient en l'immortalité de l'âme, d'où cette erreur.

En fait, pour cette question de l'âme, comme pour tous les autres sujets théologiques, il est nécessaire de réunir tous les passages concernant le thème choisi. Car si l'on isole un passage de son contexte, on peut lui faire dire à peu près n'importe quoi et son contraire.

Voici encore un autre verset dont se servent allègrement les partisans de la doctrine de l'immortalité de l'âme :

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais qui ne peuvent pas tuer l'âme; craignez plutôt Dieu qui peut faire périr à la fois le corps et l'âme dans l'enfer. » (Mat. 10 : 28).

A priori ce verset pourrait laisser penser que l'âme est immortelle, mais remarquez que Dieu a bien le pouvoir d'anéantir cette âme dans la géhenne. (Une fois encore, il s'agit ici de la seconde mort, puisqu'il est évident que tout homme doit mourir au moins une fois). L'âme n'est donc pas immortelle !

« Voici, toutes les âmes sont à moi; l'âme du fils comme l'âme du père, l'une et l'autre sont à moi; l'âme qui pèche, c'est celle qui mourra. » (Ezék. 18 : 4, version L. Segond).

Et encore : « Y a-t-il un homme qui puisse vivre et ne pas voir la mort, Qui puisse sauver son âme du séjour des morts ? » (Ps. 89 : 49).

Ici, nous remarquons clairement que l'âme peut mourir et donc rejoindre le séjour des morts (le cimetière). Et dans ce séjour des morts où elle va, lorsque nous mourons, l'âme est incapable de vivre puisqu'elle est morte et inconsciente.

« Les vivants, en effet, savent qu'ils mourront; mais les morts ne savent rien, et il n'y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée. » (Eccl. 9 : 5, voir aussi verset 10).

« Reviens, Éternel ! Délivre mon âme; sauve-moi, à cause de ta miséricorde. Car celui qui meurt n'a plus ton souvenir; Qui te louera dans le séjour des morts ? » (Ps. 6 : 5-6).

« Qui louera le Seigneur ? - Ce ne sont pas les morts, ceux qui sont tombés dans le grand silence. » (Ps. 115 : 17).

De fait, la Bible explique clairement que seuls le Père céleste et son fils Yéchoua possèdent l'immortalité.

« ... jusqu'à l'apparition de notre Seigneur Jésus-Christ, que manifestera en son temps le bienheureux et seul souverain, le roi des rois et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l'immortalité, ... » (I Tim. 6 : 14-16).

L'âme n'est donc pas immortelle et seul Dieu a le pouvoir de nous rendre éternel par la résurrection. Cette vie immortelle est donc un don de Dieu et non un fait acquis.

Qu'est-ce que l'enfer ?
 
Tombe mérovingienne
Dans la Bible, le mot « enfer » peut provenir de la traduction de quatre noms différents. L'un venant de l'hébreu et les trois autres du grec.
 
Dans le Premier testament le terme utilisé pour décrire le séjour des morts est le nom hébreu « shéol » qui signifie « tombe ou fosse ». Il s'agit donc de la fosse où est enseveli le mort (Eccl. 9 : 10).
Dans le Nouveau testament, le mont grec « hadès » a la même signification que le mot hébreu « shéol ». Il s'agit également de la fosse où est enterrée la personne décédée.

Un autre nom couramment utilisé est « la Géhenne » qui est la traduction grecque du nom hébreu « Gé Hinnom » (vallée de Hinnom).
La vallée de Hinnom est située au sud, sud-ouest de la vieille ville de Jérusalem. Si de nos jours l'endroit est devenu un agréable chemin de promenade, il n'en fut pas toujours ainsi.
Dans l'Antiquité, la vallée de Hinnom fut, pendant un certain moment, un lieu de culte païen où on sacrifia même des nouveaux-nés à Baal-Moloch (II Rois 23 : 10).
Ensuite, cette vallée servit de lieu de décharge publique où les immondices étaient jetés puis brûlés. Il arrivait aussi qu'on y brûle des restes d'animaux ainsi que des ossements et restes de cadavres de criminels. Bien que tous ces déchets étaient régulièrement brûlés, il pouvait arriver que des asticots et des vers terminent la besogne, d'où certaines allusions allégoriques rapportées dans les Écritures.

« ... mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu, n'ayant qu'un œil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans la géhenne, où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point. » (Marc 9 : 47-48, version L. Segond).

C'est pour ces différentes raisons que cet endroit acquit une réputation d'effroi et d'horreur.
Les expressions « le feu qui ne s'éteint pas » ou « le ver qui ne meure pas » sont des expressions symboliques décrivant très bien l'horreur de ce que fut la vallée de Hinnom (la Géhenne) dans le passé.

Évidemment, certains utilisent ce verset (de Marc 9 : 48) et d'autres pour affirmer que le méchant souffrira éternellement dans le « feu de l'enfer ». Mais pensez-vous vraiment qu'un ver ou un asticot puisse vivre sans mourir? Bien sûr que non, voyons ! Au bout d'un certain temps, l'asticot devient une mouche et ainsi le cycle continue. Le pécheur, lui, sera précipité dans la Géhenne où il mourra aussitôt. C'est son jugement qui sera surtout pour lui un moment de douleur et d'angoisse.

Dieu n'est ni cruel ni sadique ! C'est le don de la vie éternelle qu'Il veut offrir aux repentants qui acceptent son Messie.

« Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que tout homme qui croit en lui ne meure pas mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean 3 : 16).

Quant aux méchants qui refusent de se repentir et qui n'acceptent pas le pardon de leurs péchés, ils seront tout simplement anéantis dans le feu de la seconde mort.

« Ce jour-là les arrogants et les malfaiteurs seront brûlés comme de la paille. Il ne restera rien d'eux, absolument plus rien. » (Mal. 3 : 19).

Un autre nom venant du grec est utilisé pour décrire le lieu de captivité des anges déchus. Il s'agit du nom « tartaros » (le Tartare) qui figure dans II Pierre 2 : 4. Ce nom vient directement de la mythologie grecque et a été utilisé dans le Nouveau testament pour désigner ce lieu de rétention destiné aux démons.

Notez bien que le Diable et les démons seront également jetés dans l'étang de feu et de soufre, tout comme les pécheurs endurcis. Mais, comme les anges déchus sont immortels, c'est pour eux que le feu sera éternel !

« Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. » (Mat. 25 : 41).

« Alors le diable, qui les trompait, est jeté dans le lac de feu et de soufre, où la bête et le faux prophète ont été jeté. Ils seront tourmentés jour et nuit pour toujours. » (Apoc. 20 : 10).
Vallée de Hinnom aujourd'hui
 
Où va le défunt après sa mort ?

Selon les Écritures, les morts sont « comme dans un sommeil ». Ils sont donc inconscients et ils ne peuvent communiquer ni avec les vivants ni avec Dieu. Dieu reprend leur esprit, qui leur sera rendu lors de la résurrection, tandis que le corps se décompose pour retourner à la poussière :

« Quant à toi, Daniel, tiens bon jusqu'au bout. Alors tu auras droit au repos, puis tu te relèveras pour recevoir ta récompense à la fin du monde. » (Dan. 12 : 13).

« A ce moment-là, le corps de l'homme s'en retourne à la terre d'où il a été tiré et le souffle de vie s'en retourne à Dieu qui l'avait donné. » (Eccl. 12 : 7).

« Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria d'une voix forte : Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! Et, après ces paroles, il s'endormit. » (Actes 7 : 59-60, L. Segond).

L'âme peut être rendue ou mourir

La Bible enseigne que seul Dieu a le pouvoir de nous rendre la vie (l'âme) ou de l'anéantir à tout jamais (lors de la seconde mort) :

« Élie s'étendit ensuite trois fois sur l'enfant, en adressant au Seigneur cette prière : - Seigneur mon Dieu, je t'en supplie, rends la vie à cet enfant. ». (I Rois 17 : 21, v. en français courant).

« Et il s'étendit trois fois sur l'enfant, invoqua l'Éternel, et dit : Éternel, mon Dieu, je t'en prie, que l'âme de cet enfant revienne au dedans de lui ! ». (I Rois 17 : 21, v. L. Segond).

Ou encore :

« En effet, la vie de chacun m'appartient, celle des parents comme celle des enfants, et c'est le coupable qui doit mourir. ». (Ezék. 18 : 4, v. en français courant).

« Voici, toutes les âmes sont à moi; l'âme du fils comme l'âme du père, l'une et l'autre sont à moi; l'âme qui pèche, c'est celle qui mourra. » (Ezék. 18 : 4, v. L. Segond).

La Bible enseigne la résurrection des morts

Concernant l'au-delà, c'est la doctrine de la résurrection des morts qui a toujours été enseignée dans les Écritures.

« Ainsi, progressons afin d'aborder un enseignement d'adulte, (...) l'annonce de la résurrections des morts et du jugement éternel. » (Héb. 6 : 1-2).

« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu'ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. » (Actes 4 : 1-2, L. Segond).

« ... D'autres, l'entendant annoncer Jésus et la résurrection, ... » (Actes 17 : 18, L. Segond).

« - Frères, je suis Pharisiens, fils de Pharisiens. C'est parce que j'espère en la résurrection des morts que je suis mis en jugement. » (Actes 23 : 6, parole de Paul).

Même si le Nouveau testament semble en parler davantage que le Premier, l'espérance dans la résurrection a été partagée par tous les croyants, qu'ils aient été patriarches, rois, prophètes, apôtres ou simples disciples.

« Pour ce qui est des morts qui reviennent à la vie, n'avez-vous jamais lu dans le livre de Moïse le passage qui parle du buisson en flammes ? Il est écrit, là, que Dieu dit à Moïse : 'Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. ' Dieu, ajouta Jésus, est le Dieu d'hommes vivants, et non de morts.» (Marc 12 : 26-27). (ce passage, comme celui dans Luc pourraient être mal interprétés !).

« C'est dans la foi que tous ces hommes sont morts. Ils n'ont pas reçu les biens que Dieu avait promis, mais ils les ont vus et salués de loin, et ils ont déclaré qu'ils étaient des étrangers et des exilés sur la terre. » (Héb. 11: 13).

Quant à Hénoch et Élie, notez qu'ils sont bien morts, même si c'est le Seigneur qui les a enlevés, afin qu'ils ne subissent pas la mort ignominieuse que leur réservaient les hommes méchants de leur époque :

« Tous les jours d'Hénoc furent de trois cent soixante-cinq ans. Hénoc marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit. » (Gen. 5 : 23-24, L. Segond).

« 5 C'est par la foi qu'Hénoch fut enlevé pour qu'il ne vit point la mort, et qu'il ne parut plus parce que Dieu l'avait enlevé (...) 13 C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ... » (Héb. 11 : 5 à 13, L. Segond).

Remarquons que la vie d'Hénoch fut bien de 365 ans et que le verset de Hébreux 11 : 13 dit bien qu'il est mort comme tous les autres hommes de Dieu !

La Bible parle de deux résurrections et de deux morts ! Voyons ce que cela signifie :

La première mort :

C'est la mort qui frappe chaque être humain, depuis le début de l'humanité :

« Tout homme est destiné à mourir une seule fois, et après cela à être jugé par Dieu. » (Héb. 9 : 27).

« En effet le sort final de l'homme est le même que celui de la bête. Un souffle de vie identique anime hommes et bêtes, et les uns comme les autres doivent mourir. » (Eccl. 3 : 19).

La première résurrection :

Elle concerne un premier groupe d'êtres humains que l'on appelle « les élus ». Ces gens représentent tous ceux et celles qui sont morts depuis le début de l'humanité en ayant reçu la promesse de la (première) résurrection et de la vie éternelle :

« De même que tous les hommes meurent à cause de leur union avec Adam, de même tous revivront à cause de leur union avec le Christ, mais chacun à son propre rang : le Christ le premier de tous, puis ceux qui appartiennent au Christ, au moment où il viendra. » (I Cor. 15 : 22-23).

Lors du second avènement du Messie, des gens comme Abel, des patriarches, des rois comme David et Salomon, des prophètes, des hommes de Dieu de la Première alliance, des apôtres, des disciples de la Seconde alliance et tous les croyants véritables qui sont morts depuis 2000 ans reviendront à la vie pour l'éternité lors de cette première résurrection. Ils ressusciteront au son de la 7e trompette et ils ne subiront donc pas la seconde mort (éternelle) :

« ... nous ne mourrons pas tous, mais nous serons tous transformés en un instant, en un clin d’œil, quand sonnera la dernière trompette. Car lorsqu'elle sonnera, les morts reviendront à la vie pour être immortels et nous serons tous transformés. » (I Cor. 15 : 51-52).

« Voici en effet ce que nous déclarons d'après un enseignement du Seigneur : nous qui serons encore vivants quand le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui seront morts. On entendra un cri de commandement, la voix de l'archange et le son de la trompette de Dieu, et le Seigneur lui-même descendra du ciel. Ceux qui seront morts en croyant au Christ reviendront à la vie en premier lieu ; ensuite, nous qui serons encore vivants à ce moment-là, nous serons enlevés avec eux dans les nuages pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » (I Thess. 4 : 15-17).

« 4 ... Je vis aussi les âmes de ceux qui avaient été exécutés parce qu'ils avaient annoncé la vérité révélée par Jésus et la parole de Dieu. (...) Ils revinrent à la vie et régnèrent avec le Christ pendant mille ans. 5 (Les autres morts ne revinrent pas à la vie jusqu'à ce que les mille ans soient passés.) C'est la première résurrection. 6 Heureux et particulièrement bénis sont ceux qui ont part à cette première résurrection ! La seconde mort n'a pas de pouvoir sur eux ... » (Apoc. 20 : 4-6).

Ce dernier passage nous montre fort bien ce que représente la première résurrection et qui elle concerne. Mais les autres hommes, qui n'ont pas eu l'occasion de connaître la vérité ou qui n'ont pas été appelés pendant leur existence, reviendront également à la vie pour être jugé et ils auront aussi l'occasion de se repentir et d'accepter ou pas ce don de la vie éternelle. Comme cela est écrit dans Apoc. 20, verset 5, c'est après le Millénium qu'ils reviendront :

La seconde résurrection :

« Ne vous en étonnez pas, car le moment vient où tous les morts qui sont enterrés entendront sa voix. Et sortiront de leurs tombeaux. Ceux qui ont fait le bien ressusciteront pour recevoir la vie, mais ceux qui ont fait le mal ressusciteront pour être condamnés. » (Jean 5 : 28-29).

« J'ai cette espérance en Dieu, espérance qu'ils ont eux-mêmes, que les hommes, les bons comme les méchants, seront ramenés de la mort à la vie. » (Actes 24 : 15).

« Ensuite, je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône Des livres furent ouverts. Un autre livre encore fut ouvert, le livre de vie. Les morts furent jugés selon ce qu'ils avaient fait, d'après ce qui était écrit dans les livres. La mer rendit les morts qu'elle contenait. La mort et le monde des morts rendirent aussi les morts qu'ils gardaient. Et tous furent jugés selon ce qu'ils avaient fait. » (Apoc. 20 : 12-13).

Ces versets nous parlent bien d'une deuxième résurrection qui concernera les êtres humains qui n'ont pas pris par à la première résurrection ; soit parce qu'ils n'ont pas été appelés à faire partie de cette première résurrection ou qu'ils n'en n'ont pas eu l'occasion.

La seconde mort :

Cette seconde mort est réservée à ceux et celles qui, quoique ayant pris part à la seconde résurrection, n'ont pas été trouvés dignes de rejoindre les élus de la première résurrection. Ils seront par conséquent anéantis à jamais ! Il s'agit ici des pécheurs irrécupérables.

« La mort et le monde des morts furent jetés dans le lac de feu. (Ce lac de feu est la seconde mort.) Quiconque n'avait pas son nom écrit dans le livre de vie fut jeté dans le lac de feu. » (Apoc. 20 : 14-15).

Quel sera l'aspect des ressuscités ?

On peut légitimement se demander à quoi ressembleront les êtres ressuscités. Pour certains, ils conserveront leur corps physique tel qu'il est ! Mais cela est-il possible d'un point de vue biologique, et qu'en dit vraiment la Bible ?

« 35 Mais, demandera quelqu'un, comment les mots reviennent-ils à la vie ? Quelle sorte de corps auront-ils ? (...) 40 Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; les corps célestes ont une beauté différente de celle des corps terrestres. (...) 42 Il en sera ainsi lorsque les morts reviendront à la vie. Quand le corps est mis en terre, il est mortel ; quand il reviendra à la vie, il sera immortel. 43 Quand il est mis en terre, il est misérable et faible ; quand il reviendra à la vie, il sera glorieux et fort. 44 Quand il est mis en terre, c'est un corps matériel ; quand il reviendra à la vie, ce sera un corps animé par l'Esprit. (...) 49 Et de même que nous avons ressemblé à l'homme fait de terre, de même nous ressemblerons à celui qui est du ciel. 50 Voici ce que je veux dire, frères ; ce qui est fait de chair et de sang ne peut pas avoir part au Royaume de Dieu, et ce qui est mortel ne peut pas posséder l'immortalité. » (I Cor. 35 à 50).

Les corps ressuscités ne seront donc plus fait de chair et de sang. Ils deviendront immortels et spirituels. Ils auront la même apparence que ceux des anges.

« En effet, quand les morts reviendront à la vie, les hommes et les femmes ne se marieront pas, mais ils vivront comme les anges dans les cieux. » (Marc 12 : 25).

« Jésus leur répondit :
- Les hommes et les femmes de ce monde-ci se marient ; mais les hommes et les femmes qui sont jugés dignes de revenir de la mort à la vie et de vivre dans le monde à venir ne se marient pas. Ils ne peuvent plus mourir, ils sont pareils aux anges. Ils sont fils de Dieu, car ils sont revenus à la vie. » (Luc 20 : 34-36).

Néanmoins, tout comme les anges et le Seigneur lui-même peuvent leur faire, nous pourrons nous matérialiser en un instant et apparaître tels des êtres humains. C'est ce qui s'est passé lorsque les trois Messagers ont mangé avec Abraham, car deux d'entre-eux étaient des anges (Genèse, chapitre 18).
Tout comme le Seigneur le faisait après sa résurrection, il sera possible d'apparaître spontanément avec un corps physique et disparaître aussi rapidement pour regagner ce corps immatériel :

« Ils parlaient encore, quand Jésus lui-même se présenta au milieu d'eux et leur dit :
- La paix soit avec vous ! Ils furent saisis de crainte et de terreur, car ils croyaient voir un fantôme. Mais Jésus leur dit :
- Pourquoi êtes-vous troublés ? (...) Regardez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi et voyez, car un fantôme n'a ni chair ni os, contrairement à moi, comme vous pouvez le constater. » (Luc 24 : 36-39).

Conclusion

Au regard de ce que l'Histoire nous apprend, il semblerait bien que ce soit le philosophe Platon qui introduisit ce concept d'immortalité de l'âme dans notre culture occidentale. Les Celtes, dans leurs rapports avec les Grecs, auraient assimilé cette doctrine, et quelques siècles plus tard, c'est le judaïsme postexilique qui fut influencé par cette doctrine. Puis après, les « pères » de l'Église, qui auraient également repris cette idée pour devenir la doctrine que nous connaissons aujourd'hui.
Platon, lui-même, n'a fait que codifier et diffuser une croyance qui remontait aux origines de l'humanité et plus précisément à l'Égypte ancienne.

L'âme est dans le sang et elle représente la vie, le « souffle » que Dieu donne à chaque être vivant. Elle n'est pas immortelle et peut donc mourir et disparaître lors de la seconde mort. Mais, c'est Dieu seul qui en a le pouvoir ; tout comme Il a le pouvoir de ressusciter l'être humain et lui donner la vie éternelle.

D'autre part, Dieu n'est pas cruel ! Ceux qui refusent de se repentir ne souffriront pas éternellement dans le feu. Ils seront jugés et jetés dans la fournaise où ils disparaîtront aussitôt. Par contre, ce feu sera éternel pour Satan et ses démons, puisque ce sont des êtres immortels.

Note : Il est peut-être utile de préciser que je ne suis pas membre du mouvement des Témoins de Jéhovah et que je n’adhère pas à leurs croyances.

Cordiales salutations
Jacquy Mengal