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La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

vendredi 22 janvier 2016

''Avec une pelle en main et la Bible dans l'autre''

La récente découverte d'un sceau en argile (bulla) au nom du roi judéen Ezékias a ravivé l'enthousiasme des biblistes et croyants du monde entier.
Le sceau, découvert en 2010 et identifié il y a peu, fut présenté au public lors d'une conférence de presse au début décembre 2015 par Madame Eilat Mazar, archéologue de l'Université hébraïque de Jérusalem (1).

C'est dans les fouilles de l'Ophel, au pied du mont du Temple, que l'objet fut trouvé, puis identifié avec certitude comme étant l'empreinte du sceau du roi Ezékias par Madame Reut Ben Arieh de l'Université hébraïque.
La pièce en argile, de la taille d'une petite monnaie, mesure 9,7 sur 8,6 millimètres et représente dans un style égyptien le soleil avec deux ailes, flanqué de deux croix ankh, avec l'inscription en hébreu ancien : «  A Hezekiah {fils de} Achaz, roi de Judée ».

Pour rappel, Ezékias fut un des plus célèbres rois de Juda, qui régna de 715 à 686 avant notre ère (II Rois 18 à 20 ; Esaïe 36 à 39 et II Chron. 29 à 32).

Spécificité de l'archéologie biblique

Si d'une manière générale l'archéologie apporte à l'historien les preuves dont il a besoin pour étayer son argumentation, l'archéologique biblique revête parfois une dimension religieuse et/ou politique supplémentaire.
En effet, au-delà de l'intérêt scientifique et historique qu'apportent habituellement les nouvelles découvertes, la mise au jour d'éléments archéologiques en Israël suscite bien plus de passions et de controverses que nulle part ailleurs.
C'est ainsi que pour certains, la moindre trouvaille - ou l'absence de découverte pour d'autres - est parfois prétexte à l'affirmation de revendications territoriales. Alors que pour les croyants, c'est leur foi qui sera confortée, ou remise en question selon les sensibilités.

Faut-il fouiller avec ou sans la Bible ?

Dans un souci de neutralité confessionnelle, certains préfèrent parler d'archéologie « syro-palestinienne » au lieu d'archéologie biblique. Mais, même si cette dernière appellation dérange quelque peu les « minimalistes » (2), c'est tout de même bien la Bible qui reste la source littéraire principale fournissant repères et informations nécessaires à la conduite des recherches.

Savez-vous que l'existence des Hittites, dont aucun texte de l'antiquité gréco-romaine ne parlait, était mise en doute malgré leur mention dans la Bible. Ce n'est qu'au début du XXe siècle, après le déchiffrement des hiéroglyphes et de l'écriture cunéiforme, qui les mentionnaient, que leur existence fut confirmée.

Cet acharnement que certains ont à réfuter systématiquement le récit biblique, parce que certains faits relatés ne sont pas (encore) corroborés par des trouvailles, est tout simplement puérile et malhonnête. Il est évident que tout ne peut s'expliquer par l'archéologie et qu'avant de découvrir l'objet « témoin », celui-ci demeure forcément inconnu puisque enfui dans le sous-sol et caché au regard des sceptiques !

C'est ainsi que certaines voix semblent nier l'existence du Temple de Salomon. Mais qu'il soit alors permis aux archéologues d'effectuer des sondages et des fouilles sur le lieu supposé de l'emplacement de ce temple, et nous verrons bien si ce bâtiment était une fiction ou pas !

Est-il aussi raisonnable de prétendre que le règne des rois David et Salomon était un mythe, alors que l'existence de leurs successeurs directs est attestée par plusieurs découvertes, dont ce sceau en argile au nom d'Ezékias ?

« Ezékias fit ce qui plaît au Seigneur, tout comme son ancêtre David. » (II Rois 18 : 3).

L'exhumation en 1993 du fragment d'une stèle en basalte appelée « la stèle de Tel Dan », comportant l'inscription « la maison de David » aurait pourtant dû convaincre les « minimalistes » et les incrédules de la réalité historique du règne de David.

De même, les récentes campagnes de fouille réalisées par Eilat Mazar ont également permis de mettre au jour une portion de l'ancienne muraille de Jérusalem, longue d'une septantaine de mètres, ainsi qu'une tour ; le tout daté du dixième siècle avant notre ère, soit l'époque du règne de Salomon.

Et, quelques années auparavant, ce sont les murs d'un vaste bâtiment situé dans la Cité de David qui furent exhumés. Si on ne peut encore déterminer avec exactitude la fonction de ce bâtiment, l'importance des vestiges et leur localisation privilégiée sur les hauteurs du site tendraient à prouver qu'il s'agit bien des ruines du palais du roi David.

D'autre part, des archéologues, ayant retrouvés des idoles (notamment des statuettes d'Astarté) sur des sites habités jadis par les Israélites, soutiennent que ceux-ci étaient foncièrement polythéistes et que le monothéisme serait apparu très tard dans la société israélite. Mais une fois encore, cette affirmation est contredite par les Écritures, qui attestent bien que les Israélites adoraient YHWH, quoiqu'il fut parfois difficile pour certains d'entre-eux à se débarrasser de leurs idoles :

« ... Si c'est de tout votre cœur que vous revenez au Seigneur, cessez d'adorer les idoles d'Astarté et de tous les autres dieux étrangers ; attachez-vous au Seigneur et servez-le lui seul ...» (I Samuel 7 : 3).

D'autres découvertes ...

Bien que les découvertes archéologiques corroborant la validité des Écritures soient rarement spectaculaires, les vestiges et objets que l'on a déjà exhumés confirment souvent de façon surprenante le Texte biblique.

Le déluge, qui est souvent considéré comme un mythe, a marqué toutes les civilisations du monde. Que la catastrophe ait été locale (en Mésopotamie) ou universelle, tous les peuples de la terre possèdent un récit - souvent romancé et déformé - d'une gigantesque inondation à laquelle quelques humains seulement survécurent.

Quant aux villes de Sodome et Gomorrhe, c'est au début des années 1970 que les archéologues Walter Rast et Thomas Schaub ont mis au jour les ruines de ces cités au sud-est de la mer Morte, grâce à la théorie du géologue F. G. Clapp et des recherches effectuées par W. F. Albright en 1924. Ces deux villes détruites au début de l'âge du bronze moyen correspondent à l'actuel site de Bab edh-Dhra pour Sodome et Numeira pour Gomorrhe.

Certains s'étonnent aussi de l'absence de preuve matérielle laissée par les Patriarches de la Bible. Mais que voulez-vous retrouver de ces gens qui vivaient en petits groupes nomades il y a près de 4 000 ans ? La cité d'Ur en Chaldée, d'où est sorti Abraham, a pourtant bien été identifiée, et l'arrivée de groupes de Sémites au pays d’Égypte est également bien attestée ; ne fut-ce que par la splendide fresque de la tombe de Khnoumhotep II découverte à Beni-Hassan en Égypte et datée de 1890 avant notre ère.
Cette fresque représente un groupe de Sémites se rendant en Égypte à l'époque d'Abraham. Détail intéressant : leur habits très colorés nous rappellent la magnifique tunique que portait Joseph (Genèse 37 : 23).


Selon certains historiens, la présence des Israélites en Égypte et leur Exode serait également un mythe.
Si l'on prétend que l'Exode s'est déroulé au milieu du XIIIe siècle avant notre ère sous Ramsès II, il est vrai qu'il y a peu de chance pour que cette histoire majeure de la Torah soit corroborée par l'archéologie.
Par contre, si l'on respecte la chronologie biblique en reculant la date de l'Exode de deux cents ans, on s'aperçoit que les événements décrits dans le Texte deviennent tout à coup cohérents et vraisemblables (3).

La controverse concernant l'histoire de l'Exode réside dans une erreur de datation. Ramsès II n'est pas le pharaon de l'Exode ! Les archéologues Finkelstein et Silberman reconnaissent d'ailleurs qu'il eut été impossible qu'un groupe d'esclaves ait pu sortir du pays d’Égypte à l'époque de Ramsès II (4).

On a effectivement retrouvé les traces d'un peuple étranger qui se serait installé en Basse Égypte vers 1700 avant notre ère, et que les Égyptiens nommaient « Hyksôs » (Pasteurs étrangers). C'est d'ailleurs eux qui ont introduit en Égypte le char tiré par des chevaux.
Leur capitale, Avaris, appelée plus tard Pi-Ramsès, était bien située dans la région de Goshen, à l'est du delta du Nil. Et le récit de Manéthon (5), rapporté par Flavius Josèphe dans Contre-Apion, relate bien - mais de façon déformée - l'exode de ces Hyksôs vers l'Est. Les différentes campagnes de fouille de Manfred Bietak ont d'ailleurs bien confirmé l'existence de cette population sémite dans le Delta (6).

Et le mont Horeb aurait été localisé dans les années 1980 à Har Karkom dans le sud du Néguev à la frontière égyptienne par le professeur Emmanuel Anati, paléo-ethnologue de l'Université de Lecce en Italie. Les découvertes de ce scientifique, qui se disait agnostique, sont surprenantes (7).

Quant à la conquête de Canaan menée par Josué, ce sont encore des tablettes en argile avec inscriptions cunéiformes qui nous relatent l'invasion des « Habirus » (8) en Canaan.
Or, ces tablettes, découvertes à Tell el-Amarna (Egypte) en 1887, sont datées de l'époque même de la conquête des Hébreux, soit plus ou moins vers le début du XVe siècle avant notre ère.

Et enfin, la présence des Israélites en terre de Canaan est attestée par la célèbre stèle de Merenptah, découverte par Flinders Petrie en 1896 et datée de – 1210. Il y a tout lieu de croire cependant qu'ils étaient déjà installés sur les hautes terres de Canaan depuis presque deux cents ans, puisque la conquête éclair de Josué eut lieu dès – 1406.

Pour la période qui s'étend du règne de Salomon au premier siècle de notre ère, nous disposons de preuves archéologiques plus nombreuses et largement suffisantes pour corroborer le récit biblique. Décrire ces découvertes sera une autre histoire ...

Notes :

1) Voir article du 2 décembre 2015 écrit par Ilan Ben Zion dans le Times of Israel.

2) Les archéologues du courant « minimaliste » considèrent que la plupart des textes de la Bible hébraïque ont été rédigés entre le Ve et le Ier siècle avant notre ère. Selon eux, les événements historiques rapportés par la Bible sont minimes et peu crédibles, d'où le nom qui leur a été donné. A l'opposé de ce mouvement, les « maximalistes » ont peut-être tendance à vouloir tout expliquer par les Écritures, même quand cela est difficile.


4) Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, la Bible Dévoilée, Les Nouvelles Révélations de l'Archéologie, Bayard, Paris, 2002, p. 78.

5) Manéthon de Sébénnytos était un prêtre égyptien qui vécut au IIIe siècle av. J.-C. A la demande de Ptolémée Ier Sôter, il écrivit une histoire de l’Égypte en trente volumes où figurait l'épisode de l'Exode. Cette œuvre malheureusement disparue ne nous est connue que par quelques citations fragmentaires rapportées par Flavius Josèphe (Ier siècle ap. J.-C.).

6) Manfred Bietak, Avaris, The Capital of the Hyksos, Recent Excavations at Tell el-Dab'a. Published by British Museum Press, London, 1996.


8) Les Habirus désigneraient les Hébreux de la Bible, et le nom grec « Hyksôs », les « Pasteurs étrangers ». Ces différents noms peuvent troubler le lecteur, mais ne nomme-t-on pas les Tziganes des Gitans ou des Roms, alors qu'il s'agit du même peuple ?

Cet article a également été publié sur "Ops & Blogs" du « Times of Israel » :

Janvier 2016
Jacquy Mengal

vendredi 1 janvier 2016

Les deux témoins annoncés

Inspiré de l'emblème
d'Israël
Depuis peu, on remarque que certains sites web messianiques et évangéliques ont pris l'habitude de diffuser leurs discours, annonces et vidéos par deux présentateurs au lieu d'un seul comme cela se faisait auparavant.
Cette idée de choisir deux personnes au lieu d'une seule pour parler de la Parole de Dieu n'est pas désagréable en soi, puisque cela donne l'impression d'une communication triangulaire : les deux présentateurs qui tour à tour se parlent en s'adressant à nous, les spectateurs.

Mais, si cette innovation semble sympathique et attrayante, je pense que certains s'imaginent aussi déjà pouvoir endosser le rôle de ces deux témoins annoncés dans le livre de l'Apocalypse !
Ceci dit, il est tout à fait vraisemblable que ces deux hommes, que le Seigneur choisira, utiliseront les médias et Internet pour accomplir une partie de leur mission et présenter ainsi leur message au monde.
Soulignons d'ailleurs que plusieurs passages des Écritures demeurèrent totalement incompris jusqu'à l'apparition de la télévision. La Bible avait en effet annoncé que le monde entier serait témoin du retour du Messie, ainsi que de l'arrivée de ces deux témoins qui Le précéderont. Ce qui ne fut évidemment rendu possible qu'avec la retransmission télévisuelle et/ou Internet.

« Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, et ceux qui l'ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen !» (Apoc. 1 : 7, version L. Segond).

« Des hommes de tout peuple, de toute tribu, de toute langue et de toute nation regarderont leurs cadavres pendant trois jours et demi et ne permettront pas qu'on les enterre. » (Apoc. 11 : 9).

Qui seront ces témoins ?

Mes amis, vous devez bien vous douter qu'à l'heure où j'écris ces lignes, personne ne connaît encore l'identité de ces deux hommes, excepté évidemment le Seigneur. Il est même tout à fait possible que ces deux personnages ignorent encore qu'ils seront désignés par l'Esprit saint pour remplir cette mission.
Seront-ils tous deux Juifs ? Ou, alors l'un Juif et l'autre pas ? Je l'ignore, mais ce qui est certain, c'est qu'ils seront croyants dans le Seigneur Yéchoua et qu'ils auront accepté Son sacrifice pour leurs propres péchés.

Il est donc inutile de chercher ces individus parmi des gens (Juifs ou Chrétiens) qui ne respectent même pas les commandements ou qui font des compromis avec la Vérité, à moins que ces candidats ne se repentent in extremis !

« Si quelqu'un affirme : 'Je le connais', mais n'obéit pas à ses commandements, c'est un menteur et il n'y a pas de vérité en lui. » (I Jean 2 : 4).

D'autre part, certains pensent que ces deux témoins pourraient être Moïse et Élie, ou encore Hénoch et Élie, qui seraient toujours en vie et qui reviendraient pour accomplir cette tâche !
Si Hénoch et Élie ont bien été enlevés d'une manière peu ordinaire, et que Moïse a été enseveli par le Seigneur lui-même, il est faux de croire que ces prophètes sont toujours vivants, car la Bible affirme que personne n'est ressuscité à ce jour, excepté le Messie Yéchoua  :

« Personne n'est jamais monté au ciel, excepté le Fils de l'homme qui est descendu du ciel » (Jean 3 : 13/Prov. 30 : 4).

Mais, si nous ne connaissons pas encore l'identité de ces deux témoins, la Bible nous donne néanmoins quelques indices quant à leur origine. Le livre de l'Apocalypse note :

« Les deux témoins sont les deux oliviers et les deux lampes qui se tiennent devant le Seigneur de la terre. » (Apoc. 11 : 4).

Et le livre de Zacharie nous fournit plus de précision concernant ces « deux oliviers » et ces « deux lampes » :

« 3 Deux oliviers se trouvent à côté du réservoir, l'un à droite et l'autre à gauche. (...) 11 Que représentent les deux oliviers situés à droite et à gauche du porte-lampe ? (...) 12 Que représentent les deux branches d'olivier placées à côté des deux tubes en or d'où sort l'huile dorée ? (...) 13 Ils représentent les deux hommes consacrés avec de l'huile pour être au service du Seigneur de toute la terre. » (Zach. 4 : 3-13).

Sachant, d'une part, que le porte-lampe ou Ménorah représente à la fois les Sept Yeux du Seigneur qui sont ses Sept Esprits, et les Sept Églises (Zach. 4 : 10b/Apoc. 1 : 20 et Apoc. 5 : 6), nous pouvons raisonnablement supposer que les deux témoins seront issus de deux des Sept Églises mentionnées dans le livre de l'Apocalypse.

D'autre part, le symbole de l'olivier décrit dans Zacharie nous renvoie aussi au chapitre 11 de la lettre aux Romains, où il est clairement écrit que l'olivier (l'arbre) représente symboliquement le peuple d'Israël :

« Le peuple d'Israël est comme un olivier cultivé dont quelques branches ont été coupées ... » (Rom. 11 : 17).

Or, en poursuivant notre lecture, nous remarquons qu'un non-Juif, considéré comme une branche d'olivier sauvage, peut très bien être greffé sur cet olivier cultivé. Tout comme un Juif qui renonce à son incrédulité serait greffé à nouveau sur l'arbre d'où il vient :

« Toi qui n'es pas juif, tu es la branche naturelle d'un olivier sauvage : on l'a coupée et greffée, contrairement à l'usage naturel, sur un olivier cultivé. Les Juifs, eux, sont les branches naturelles de cet olivier cultivé : il sera donc beaucoup plus facile de les greffer de nouveau sur l'arbre auquel ils appartenaient déjà. » (Rom. 11 : 24).

Ces deux hommes pourraient donc être, à l'image de ces branches greffées sur l'olivier cultivé, un Juif messianique (la branche naturelle regreffée) et un croyant non-Juif (la branche sauvage greffée).

Si cela reste une supposition, ce qui est certain, c'est que ces deux hommes seront humbles et repentants :

« J'enverrai mes deux témoins, habillés d'étoffes grossières, ... » (Apoc. 11 : 3).

Et, tout comme pour Moïse et Élie, Dieu leur donnera le pouvoir d'accomplir des signes et des miracles impressionnants.

« Ils ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu'il ne tombe pas de pluie durant le temps où ils transmettent le message de Dieu. Ils ont également le pouvoir de changer l'eau en sang ; ils ont encore le pouvoir de frapper la terre de toutes sortes de fléaux aussi souvent qu'ils le veulent. » (Apoc. 11 : 6).

Pourquoi deux témoins ?

Cet ultime témoignage qui sera donné au monde aurait très bien pu être fait par plusieurs personnes, mais certainement pas un seul témoin, car selon l’Écriture, la présence de deux personnes au moins est requise pour attester d'un crime commis :

« Le témoignage d'une seule personne ne suffit pas pour condamner un homme soupçonné d'avoir commis un crime, un délit ou tout autre faute. Les faits ne peuvent être établis que sur le témoignage de deux ou trois personnes. » (Deut. 19 : 15).

Cette règle est tellement importante qu'elle est mentionnée à plusieurs reprises, autant dans le Tanakh (Premier testament) que dans le Nouveau testament :

« Mais s'il refuse de t'écouter, prends une ou deux autres personnes avec toi, afin que, comme le déclare l’Écriture, 'toute accusation soit appuyée par le témoignage de deux ou trois personnes.'' » (Matt. 18 : 16). Voir aussi Nom. 35 : 30 ; Deut. 17 : 6 ; II Cor. 13 : 1 ; I Tim. 5 : 19 et Héb. 10 : 28).

C'est du reste la raison pour laquelle nous remarquons que les messagers du Seigneur, qu'ils soient des anges ou des hommes, sont au moins deux, pour autant que leur message soit une accusation suivie d'une condamnation divine. (Dans le cas d'un avertissement ou d'une simple accusation, la présence d'une seule personne était suffisante).

«Vers le soir les deux anges arrivèrent à Sodome. » (Gen. 19 : 1).

« Après ces événements, Moïse et Aaron allèrent trouver le Pharaon et lui dirent : » (Ex. 5 : 1).

Cette habitude d'aller deux par deux se retrouve également dans le Nouveau testament, mais notez qu'il n'a jamais été dit de faire du porte à porte !

« 1 Après cela, le Seigneur choisit soixante-douze autres hommes et les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et tous les endroits où lui-même devait se rendre (...) 7 Demeurez dans cette maison-là, mangez et buvez ce que l'on vous y donnera, car l'ouvrier a droit à son salaire. Ne passez pas de maison en maison. » (Luc 10 : 1 et 7). Voir également Marc 6 : 7.

« Barnabas et Saul, ainsi envoyés par le Saint-Esprit, se rendirent à Séleucie d'où ils partirent en bateau pour l'île de Chypre. » (Actes 13 : 4).

Et même après le différent qui eut lieu entre Paul et Barnabas, les deux hommes choisirent chacun un collègue pour voyager et prêcher ensemble :

« Barnabas prit Marc avec lui et s'embarqua pour Chypre, tandis que Paul choisit Silas et partit, après avoir été confié par les frères à la grâce du Seigneur. » (Actes 15 : 39-40).

Quel sera leur mission ?

Si certains croyants sont impatients de voir arriver ces deux hommes, sachez toutefois qu'ils ne seront pas appréciés par la majorité des gens, car ils auront, non seulement averti le monde et ses dirigeants de la nécessité d'une repentance sincère avant le retour glorieux du Messie, mais ils dénonceront aussi toutes les injustices et les crimes commis par l'humanité tout au long des siècles. De plus, leur message sera accompagné de signes terribles que l'humanité n'acceptera évidemment pas !
C'est pour cette raison qu'on essayera de les faire taire, mais ceux qui voudront leur faire du mal, pendant le temps de leur mission, seront mis hors d'état de nuire par la puissance de leur parole. Mais dès que le temps de leur témoignage sera terminé, ils seront tués à Jérusalem par la « bête ».

« 5 Si quelqu'un cherche à leur faire du mal, du feu sort de leur bouche et détruit leurs ennemis (...) 7 Quand ils auront fini de proclamer leur message, la bête qui sort de l'abîme les attaquera. Elle les vaincra et les tuera. » (Apoc. 11 : 5-7).

« Les habitants de la terre seront heureux de la mort de ces deux hommes ; ils s'en réjouiront et s'enverront des cadeaux les uns aux autres, parce que ces deux prophètes auront causé bien des tourments aux habitants de la terre. » (Apoc. 11 : 10).

Mes amis, ces deux hommes ne viendront pas pour organiser des campagnes d'évangélisation ni pour faire des adeptes, et encore moins pour se remplir les poches ! Non, ils viennent pour avertir l'humanité une toute dernière fois avant le Grand Jour de la colère du Seigneur :

« A vrai dire le Seigneur Dieu ne fait rien sans révéler ses intentions à ses serviteurs les prophètes. » (Amos 3 : 7).

«Voici en effet le Seigneur : il arrive dans un feu, ses chars sont comme l'ouragan. Rempli d'indignation, il vient exercer sa colère et réaliser sa menace dans un bouquet de flammes. C'est par le feu et par l'épée que le Seigneur se fera juge contre tous les humains. Il y aura beaucoup de victimes » (Esaïe 66 : 15-16).

Ce ne seront pas des pasteurs « doucereux » qui se satisferont d'entendre les « amennn » à répétition et autres flatteries que l'on peut parfois entendre dans certaines assemblées ! Ils parleront avec force, vérité et détermination, sans compromis ni hypocrisie. Pensez-vous du reste que Yéchoua parlait autrement à ses interlocuteurs ?

« car il n'était pas comme leurs maîtres de la loi, mais il les enseignait avec autorité. » (Matt. 7 : 29).

Quand viendront-ils ?

Nous savons que la mission des deux témoins durera 1260 jours :

« ... ils transmettront le message de Dieu pendant ces mille deux cent soixante jours. » (Apoc. 11 : 3).

Ce qui représente trois ans et demi, mais aussi quarante-deux mois pendant lesquels Jérusalem sera foulé aux pieds par les nations. Ce sera « le temps des nations » :

« Mais laisse de côté la cour extérieure du temple ; ne la mesure pas, car elle a été donnée aux païens, qui piétineront la ville sainte pendant quarante-deux mois. » (Apoc. 11 : 2).

« ... les païens piétineront Jérusalem jusqu'à ce que leur temps soit achevé. » (Luc 21 : 24).

Or, cette période de 42 mois correspond exactement au temps donné à la « bête » :

« 5 La bête fut autorisée à prononcer des paroles orgueilleuses et insultantes pour Dieu ; elle reçut le pouvoir d'agir pendant quarante-deux mois (...) 7 Elle fut autorisée à combattre les membres du peuple de Dieu et à les vaincre... » (Apoc. 13 : 5-7).

« ... Je le jure, au nom du Dieu qui vit pour toujours, ces événements dureront trois ans et demi. Ils prendront fin quand la puissance du peuple de Dieu sera entièrement brisée. » (Dan. 12 : 7).

C'est donc pendant cette période de 42 mois que les deux témoins agiront. Mais si le texte ne nous dit pas précisément le moment de leur arrivée, on peut néanmoins comprendre qu'ils exerceront leur ministère durant la seconde partie de la « 70e semaine de Daniel », puisque leur mission prend fin à la veille du retour du Seigneur, c'est-à-dire juste avant que la septième trompette, qui représente le troisième malheur, ne retentisse.

« 7 Quand ils auront fini de proclamer leur message, la bête qui sort de l'abîme les attaquera. Elle les vaincra et les tuera. (...) 14 Le deuxième malheur est passé ; mais attention ! Le troisième va venir bientôt. » (Apoc. 11 : 7-14).

Quel sera le lieu de leur ministère ?

Le texte nous dit qu'il seront mis à mort à Jérusalem, comme ce fut d'ailleurs le cas pour de nombreux prophètes avant eux :

« Leurs cadavres resteront dans la rue de la grande ville, là où leur Seigneur a été cloué sur la croix. Cette ville est appelée symboliquement Sodome, ou Égypte. » (Apoc. 11 : 8).

« Jérusalem, Jérusalem toi qui mets à mort les prophètes et tues à coups de pierres ceux que Dieu t'envoie! ... » (Luc 13 : 34).

Si le lieu principal de leur ministère semble être la ville de Jérusalem, il est tout à fait possible que ces deux hommes voyagent et qu'ils annoncent de temps à autre leur message depuis d'autres endroits dans le monde.

« Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera annoncée dans le monde entier pour que le témoignage en soit présenté à tous les peuples. Et alors viendra la fin. » (Matt. 24 : 14).

Janvier 2016
Jacquy Mengal