Présentation :

La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

dimanche 1 octobre 2017

Quelle époque de confusion !

Mes amis, ce n'est pas la première fois que je me permets d'adresser une exhortation sous forme d'avertissement sur ce blog. Non pas que je me prenne pour une sentinelle veillant sur quelque âme vacillante ou un donneur de leçons qui n'aurait plus rien à apprendre. Non, cet avertissement, je le donne en toute humilité et sans aucun esprit de rivalité ou de condescendance, car nous sommes tous confrontés par l'immense confusion qui se répand, telle une tache d'huile, dans notre monde hyper-médiatisé.

C'est plus particulièrement aux nouveaux convertis et aux gens qui cherchent sincèrement la vérité dans la Bible que je m'adresse. En faisant preuve d’empathie à leur égard, je me dis parfois qu'ils (ou elles) doivent avoir beaucoup de patience et de détermination pour essayer de découvrir la vérité à travers tous ce dédale de fausses religions, de sectes et de doctrines erronées.

Quand j'ai été baptisé, au début des années 1980, Internet n'était pas encore développé comme il l'est aujourd'hui. Nous étions peut-être moins informés, mais aussi moi submergés par toutes ces inepties que l'on peut voir sur les réseaux sociaux, des forums, des blogs et autres sites web !

Je reconnais avoir eu la chance d'avoir été appelé au sein d'une congrégation qui était assez fidèle à la vérité biblique et qui enseignait des doctrines fondées sur les textes du Premier et du Nouveau testaments.
Je dis cela - même si j'ai quitté cette congrégation pour des raisons d'éloignement géographique et sans la moindre dispute - en ayant surtout fait le bilan de ce que j'y avais appris pendant le temps que j'y suis resté. C'est en effet quelques années après avoir quitté cette Église que j'ai commencé à ré-étudier minutieusement l'enseignement que j'y avais reçu à cette époque-là. Et je me rends compte que j'ai eu la chance d'avoir acquis un enseignement de base assez fidèle aux révélations des Prophètes, des Apôtres et, bien sûr, du Seigneur lui-même.

Cette congrégation m'a enseigné que le Nouveau testament ne remplaçait pas le Premier (l'Ancien testament), mais le complétait ; que la loi royale (le Décalogue) donné au mont Sinaï était toujours valable, et que le croyant, qu'il soit Juif ou non-Juif, plaisait au Seigneur en respectant autant le repos du shabbat (samedi) que les sept fêtes de Dieu mentionnées dans les Écritures. Cette Église m'a enseigné que la foi et la grâce n'annulaient pas la loi ; que personne n'était ressuscité à ce jour, excepté évidemment Yéchoua le Messie ; que Elohim (Dieu) représentait la famille divine, composée du Père Tout-Puissant, que personne n'a jamais vu, et son Fils, qui s'est fait homme sous le nom de Yéchoua (Jésus-Christ). Et enfin que l'Esprit-saint était la force et la puissance commune d'Elohim (le Père et le Fils).

Alors, vous savez mes amis, quand j'entends certains croyants censément instruits affirmer que la NASA nous aurait menti, parce que la terre serait plate comme une pizza, ou creuse comme un ballon ! Quand j'entends dire que des livres comme celui d’Hénoch ou d'autres livres apocryphes sont inspirés et devraient faire partie du canon biblique. Ou quand j'entends dire que le Seigneur était marié à Marie de Magdala, puis que je vois toutes les dérives sectaires de certains groupes ou individus isolés, je suis, comme certains d'entre-vous, abasourdi et consterné !

Mais devrions-nous être étonnés de voir apparaître toutes ces séductions ? Bien sûr que non, voyons, puisque les Écritures nous avaient avertis de ces dérives :

« Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus écouter le véritable enseignement, mais ils suivront leurs propres désirs et rassembleront auprès d'eux une foule de maîtres qui leur diront ce qu'ils désirent entendre. Ils n'écouteront plus la vérité, ils s'en détourneront pour porter toute leur attention sur des légendes. » (II Tim. 4 : 3-4).

Mes amis, nous sommes bel et bien arrivés dans ce temps de séduction et de confusion, et si la plupart d'entre-nous avons pu éviter de tomber dans le piège des impostures grossières, il nous faut redoubler de vigilance face à d'autres mensonges plus subtils encore.

C'est ainsi qu'il y a malheureusement des gens qui ne supportent pas l'enseignement donné par d'autres, même s'il est véritablement fondé sur l’Écriture et argumenté objectivement avec de nombreuses références bibliques.
Quelques-uns, étant en effet persuadés d'avoir reçu une révélation, ou pensant avoir reçu une mission spéciale du ciel, remettent en question des doctrines évidentes et avérées comme la signification des fêtes, qui nous montrent clairement le plan divin pour l'humanité. D'autres élaborent des théories sur le retour du Messie en s'appuyant sur des calculs savants de datation. Puis il y a ceux qui interprètent les prophéties relatives au temps de la fin d'une façon tout à fait fantaisiste en négligeant certains passages des Écritures.

« Mes amis, je faisais tout mon possible pour vous écrire au sujet du salut que nous avons en commun, quand je me suis vu dans l'obligation de vous adresser cette lettre afin de vous encourager à combattre pour la foi que Dieu a donnée une fois pour toutes à ceux qui lui appartiennent. » (Jude 3).

J'ignore si ces gens agissent par orgueil ou par esprit de contradiction, mais il est certain que ce n'est pas de cette manière que l'on parviendra à obtenir le même esprit et à former un éventuel rassemblement dans le futur.

« Frères, je vous le demande au nom de notre Seigneur Jésus-Christ : mettez-vous d'accord et qu'il n'y ait pas de divisions parmi vous ; soyez parfaitement unis, en ayant la même façon de penser, la même intention. » (I Cor. 1 : 10).

Je vous exhorte donc à rester vigilants en évitant de vous laisser entraîner dans toutes ces dérives sectaires et ces divagations doctrinales, quant bien même elles paraissent séduisantes et novatrices.

« Je vous le demande, frères, prenez garde à ceux qui suscitent des divisions et égarent les croyants en s'opposant à l'enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d'eux. » (Rom. 16 : 17).

Note :

Pour ceux et celles qui désirent commencer une étude sérieuse de la Bible, je ne peux que leur conseiller l'étude préalable d'un cours biblique très bien réalisé et entièrement gratuit : http://www.coursdebible.org/

Salutations et bonne fête des Tentes

Octobre 2017
Jacquy Mengal

lundi 11 septembre 2017

Alerte dans les Caraïbes !

Alors que la Floride et les îles situées dans la mer des Caraïbes n'ont pas encore eu le temps de se remettre des dégâts causés par l'ouragan « Irma », nous assistons indignés au chaos qui règne dans plusieurs îles antillaises touchées par l'ouragan et aux pillages de quelques bandes de voyous sans scrupules.

Nous ne pouvons évidemment pas rester insensibles aux appels à l'aide et aux cris de désespoir des habitants de ces îles qui, pour certains, ont tout perdu lors du passage de cet ouragan monstrueux. Et, en espérant que les autorités locales et nationales répondent diligemment aux besoins urgents de leurs ressortissants, nous ne pouvons que prier avec ardeur pour que le Seigneur protège les plus faibles et ceux qui lui appartiennent.

Cependant, il est inutile de se voiler la face mes amis : ces catastrophes naturelles à répétition, ainsi que les conflits meurtriers qui sévissent un peu partout dans le monde ne sont pas prêts de cesser !
Il nous faut bien admettre que nous sommes arrivés au seuil d'une époque troublée que plusieurs prophètes de l'ancien Israël avaient décrite comme étant « le temps de la fin » !

« Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l'angoisse, rendues inquiètent par le bruit violent de la mer et des vagues. » (Luc 21 : 25).

Tous ces signes célestes et ces phénomènes naturels auxquels nous assistons depuis plusieurs années sont autant d'avertissements qui font bel et bien partie du sixième sceau. Malgré le ricanement des moqueurs et l'insouciance des mondains, nous nous dirigeons inéluctablement vers la fin de notre civilisation consumériste !

Quoi qu'en pensent certains, la tétrade de 2014-2015 représentait bien un signe du sixième sceau. Mais ce n'est pas le seul ! Vous êtes-vous déjà demandés quel était le phénomène rapporté dans le passage : « le ciel disparut comme un livre en parchemin que l'on roule », dans Apocalypse 6 : 14 ? Ce phénomène représente assurément toutes ces tornades qui sont de plus en plus nombreuses et dévastatrices.
Quant aux montagnes et aux îles qui disparaissent (suite du verset 14), les rapports scientifiques de ces dernières années confirment bien le déroulement de ces catastrophes. Ainsi, au mois de mai 2016, il fut rapporté que cinq îles de l'archipel des Salomon dans le Pacifique avaient disparu sous les flots. Et il devient de plus en plus fréquent qu'une montage s’affaisse en raison de la fonte des glaces et/ou des séismes.

Alors que nous sommes déjà dans le septième sceau, sachez que les sceaux précédents sont toujours ouverts. En s'ouvrant, un sceau s'additionne aux précédents et ne les ferme pas !

Septembre 2017
Jacquy Mengal

vendredi 18 août 2017

La consommation du vin dans la Bible

A la veille de la fête des Tentes (Souccot), voici un sujet tout à fait de circonstance, puisque le vin et d'autres boissons, alcoolisées ou non, sont davantage consommées lors de cette fête de réjouissance.

« 13 Lorsque vous aurez terminé de battre les céréales et de presser le raisin, vous célébrerez pendant sept jours la fête des Huttes. 14 Vous en ferez une fête joyeuse ... » (Deut. 16 : 13 -14).

« Là, vous achèterez tout ce dont vous aurez envie, bœufs, moutons ou chèvres, vin ou autres boissons alcooliques, et vous les consommerez joyeusement avec vos familles. » (Deut. 14 : 26). (1)

Dans ces deux versets, nous remarquons que les Israélites produisaient du vin qu'ils consommaient notamment à l'occasion de la fête automnale de Souccot. D'autres passages des Écritures confirment cette habitude de boire du vin, principalement lors des repas.
Cependant, aujourd'hui certains croyants prônent l'abstinence totale de toutes boissons alcoolisées en se référant à d'autres passages des Écritures qui nous mettent en garde contre les conséquences néfastes de l'abus d'alcool.
Certains chrétiens prétendent même que le mot « vin » dans la Bible serait souvent mal traduit et qu'il faudrait plutôt lire : « jus de raisin » !

Du jus de raisin ou du vin ?

S'il est vrai que le mot hébreu « yayin » est un terme générique, se rapportant aussi bien au vin qu'à l'ivresse, la vigne ou le festin (2), il désigne plus souvent la boisson fermentée à base de jus de raisin que nous appelons communément le vin.
Comment savoir alors si le texte biblique en français nous parle de vin ou de jus de raisin frais (non fermenté) ? C'est en lisant le passage choisi que nous remarquerons, d'après le contexte, de quelle boisson il s'agit.

La première mention du vin dans la Bible se rapporte à la période post-diluvienne où il est écrit que l'ivresse de Noé eut des conséquences fâcheuses.

« Noé fut le premier cultivateur a planter de la vigne. Il but du vin, s'enivra et se déshabilla complètement à l'intérieur de sa tente. » (Gen. 9 : 20-21).

Le mot « vin » est traduit ici par yayin, comme presque partout dans la Bible hébraïque (Premier testament). Or, il est dit que Noé s'enivra et qu'il se dévêtit parce qu'il était saoul (vous connaissez la suite) ! Évidemment, il n'aurait pas pu être ivre en ayant bu du jus de raisin. Il s'agit donc bien dans ce cas de vin.

Un autre épisode, où la consommation de vin fut également exagérée, est relaté dans Genèse 19 : 32-35. Il s'agit de l'ivresse de Lot avec les conséquences que l'on connaît. Une fois encore, Lot n'aura certainement pas été ivre au point de ne pas se rendre compte qu'il coucha avec ses filles, s'il s'était contenté de boire du jus de raisin. Le nom « vin » est également ici la traduction de yayin, comme d' ailleurs dans presque tous les exemples mentionnés dans le Premier testament.

Dans le Nouveau testament le mot « vin » vient du nom grec oinos. C'est l'équivalent de yayin, et selon le contexte où l'on rencontre ce nom, nous remarquons, une fois encore, qu'il s'agit le plus souvent de vin et non de jus de raisin.

Dans l'épisode des noces de Cana, lorsque le Seigneur réalisa son premier miracle, il y a un détail qui nous prouve qu'il changea bien l'eau en vin et non pas en jus de raisin comme certains croyants le prétendent :

« - Tout le monde sert d'abord le meilleur vin, puis, quand les invités ont beaucoup bu, on sert le moins bon. Mais toi, tu as gardé le meilleur vin jusqu'à maintenant ! » (Jean 2 : 10).

En effet, le fait de servir le meilleur vin au début d'un repas et de garder le moins bon en réserve dans le cas où les convives en réclameraient davantage est évidemment la façon habituelle de faire ; et cela n'a guère changé aujourd'hui !
Il s'agissait donc bien de vin (oinos), et j'imagine que ce fut certainement un grand cru !

Bienfaits et dangers du vin

Beaucoup de passages dans les Écritures nous parlent de la consommation du vin, quelle soit festive et joyeuse, ou abusive. Ce sont les conséquences malheureuses et parfois tragiques, rapportées dans la Bible, et résultant de l'abus du vin, qui ont incités certains croyants à prôner l'abstinence totale de toutes boissons alcooliques (3).

« Malheur à ceux qui, dès le matin, se ruent sur les boissons fortes, et tard le soir encore s'échauffent avec du vin ! » (Esaïe 5 : 11).

Mais il y a aussi plusieurs passages qui soulignent les bienfaits du vin lorsqu'il est bu avec modération et convivialité.

« 13 Du haut du ciel tu fais pleuvoir sur les montagnes (...) Ainsi la terre leur fournit de quoi vivre : 15 du vin pour les rendre gais, de l'huile pour leur donner bonne mine, du pain pour leur rendre des forces. » (Ps. 104 : 13-15).

L'apôtre Paul conseilla d'ailleurs à Timothée de consommer un peu de vin au lieu de boire uniquement de l'eau pour l'aider à mieux digérer :

« Cesse de boire uniquement de l'eau, mais prends un peu de vin pour faciliter ta digestion, puisque tu es souvent malade » (I Timothée 5 : 23).

De toute évidence, la consommation du vin peut être la meilleure comme la pire des expériences ! Bon nombre de déboires et de malheurs rapportés dans les Écritures ont pour cause l'abus d'alcool. Nous avons déjà parlé de l'ivresse de Noé et de Lot avec les conséquences qui en découlèrent. Mais rappelons-nous aussi que Babylone fut prise avec facilité grâce au manque de vigilance d'une élite royale qui s'était complètement enivrée lors d'un banquet somptueux.

« 1 Un jour le roi Baltazar offrit un grand banquet à ses hauts fonctionnaires, au nombre de mille, et il se mit à boire du vin en leur présence. Sous l'influence de l'alcool, il ordonna qu'on apporte les coupes d'or et d'argent que son père Nabucodonosor avait prises au temple de Jérusalem. (...) 30 Au cours de la nuit suivante, Baltazar, roi de Babylone, fut tué et Darius, le Mède, succéda au pouvoir impérial. » (Daniel, chapitre 5).

Quoique la Bible nous mette en garde des conséquences de l'ivresse et des beuveries, contrairement à l'abstinence totale dictée par certains, c'est plutôt la modération que le Seigneur nous conseille.

« Le vin rend l'homme arrogant et les liqueurs fortes l'incitent au tapage. Qui en boit trop est dépourvu de bon sens. » (Prov. 20 : 1).

« Ne vous enivrez pas de vin : cela ne peut que vous amener à vivre dans le désordre ; mais soyez remplis de l'Esprit saint » (Eph. 5 : 18).

Le croyant peut-il boire du vin ?

Lorsque Yéchoua était sur la terre, n'a t-il montré l'exemple à suivre en consommant modérément du vin (4), autant avec ses disciples qu'avec des gens de tous bords ?

« Le Fils de l'homme est venu, il mange et boit, et l'on dit : 'Voyez cet homme qui ne pense qu'à manger et à boire du vin, qui est ami des collecteurs d'impôts et des autres gens de mauvaise réputation !' » (Matt. 11 : 19).

Dans l'Israël biblique le vin était consommé aussi bien lors des repas qu'à l'occasion des fêtes. Il est même devenu un des symboles principal de la fête de la Pâque :

« Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : - Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang qui garantit l'alliance de Dieu ...  » (Matt. 26 : 28).

Du reste, le Seigneur affirma qu'il boirait à nouveau du vin avec ses disciples (ressuscités) lorsque le Royaume de Dieu serait établi sur terre.

« Je vous le déclare : dès maintenant, je ne boirai plus de ce vin jusqu'au jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le Royaume de mon Père. » (Matt. 26 : 29).

Avec ces quelques passages, il semble évident que le croyant peut boire du vin, à condition que ce soit avec modération, afin de ne pas tomber dans l'ivrognerie ou la dépendance alcoolique. Et, si quelqu'un est touché par cette maladie qu'est l'alcoolisme, il est souhaitable qu'il devienne alors abstinent total ; et dans ce cas, le vin pourrait très bien être remplacé par du jus de raisin lors de la cérémonie de la Pâque.

Notes :

1) D'après le contexte, ce passage se rapporte bien à la fête des Tentes (Souccot).

2) Concordance Strong n°03196

3) Le mot « boissons alcoolisées » est la traduction du mot hébreu « shekar ».

4) A plusieurs occasions, le Nouveau testament rapporte que Yéchoua buvait occasionnellement du vin. Par conséquent, il n'était pas nazir, contrairement à Jean le Baptiste qui l'était (Matt. 11 : 18-19). Voir l'article : « Le vœu de naziréat » dans ce blog.

Août 2017
Jacquy Mengal

mardi 20 juin 2017

De la fausse rumeur à la théorie du complot

Avec la surabondance d'informations diffusées par les médias et les réseaux sociaux, nous sommes de plus en plus confrontés aux fausses rumeurs et autres théories du complot très en vogue actuellement.

Tout le monde sait ce qu'est une fausse rumeur : il s'agit d'une fausse information répandue dans le public dans l'intention de tromper ou de nuire. Mais les théories du complot constituent un danger peut-être plus grand encore car, une fois diffusées dans le public, elles sont difficiles à réfuter surtout en raison de leur impact psychologique sur l'individu et l'ampleur qu'elles prennent au fil du temps. Un des plus authentiques comploteurs du XXe siècle n'avait-t-il pas déclaré : « plus le mensonge est gros, plus il passe » (1).

Pour les complotistes, appelés aussi « conspirationnistes » (2), le monde dans lequel nous vivons serait dominé par un petit groupe de gens occultes et très puissants qui nous manipule à tous les niveaux (politique, spirituel et économique). Selon eux, ce groupe de personnes solidaires, riches et très influentes se réunit régulièrement dans le plus grand secret pour planifier des projets et mettre en œuvre des actions visant à dominer le monde et à en contrôler tous les secteurs au bénéfice de leurs propres intérêts.

Rien de nouveau sous le soleil !

Si Internet et les réseaux sociaux favorisent largement la propagation des théories conspirationnistes, ce type de mensonge n'est certes pas nouveau.

Au Moyen-Age, les Juifs d'Europe étaient parfois accusés d'empoisonner les puits et même de sacrifier rituellement des enfants chrétiens pour boire leur sang ! Ces rumeurs aussi farfelues que malveillantes ont bien sûr alimenté un antisémitisme latent et provoqué des persécutions à l'encontre des communautés juives vivant dans l'Europe du Moyen-Age et de la Renaissance.
Les Juifs ont malheureusement souvent été accusés de conspiration contre les chrétiens, alors que ce sont finalement eux qui furent surtout les victimes d'authentiques complots ourdis contre eux.

Le livre « Les Protocoles des Sages de Sion » est l'exemple typique d'un récit de complot imaginé par un faussaire. Ce livre, décrivant un soit-disant complot fomenté par les Juifs en vue de dominer le monde, fut avéré être un faux et un plagiat commandé par la police tsariste au début du XXe siècle. Malgré la mise au jour de la supercherie en 1921, certains croient encore aujourd'hui dans l'authenticité de ce récit délirant. Hitler s'en était d'ailleurs inspiré pour écrire « Mein Kampf ».

Les francs-maçons ont également souvent été accusés de comploter contre la « bonne société chrétienne ». Pour certains, ils seraient à l'origine de la Révolution française et de tous les grands complots qui touchent notre monde moderne.
C'est l'abbé Augustin Barruel qui, à la fin du XVIIIe siècle, décrivit dans son livre « Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme » que c'était les francs-maçons et les illuminés de Bavière qui étaient à l'origine de la Révolution française.
S'il est vrai que plusieurs chefs à la tête de la Révolution française étaient des francs-maçons, il n'en demeure pas moins qu'il s'agissait bel et bien d'une insurrection populaire issue de l'émancipation d'une société fatiguée d'un ancien régime devenu incompétent et corrompu.
Notez que le terme « complot judéo-maçonnique » est une expression récurrente parfois utilisée dans certains milieux catholiques pour désigner une soi-disant conspiration antichrétienne. Mais le comploteur n'est peut-être pas toujours celui que l'on croit !

Plus proche de nous, rappelons-nous du sénateur américain Joseph McCarthy qui, obsédé par l'idée d'un complot communiste, réussit à mettre en place aux États-Unis une véritable chasse aux sorcières dans les années 1950. Beaucoup de citoyens américains, dont des artistes célèbres comme Charlie Chaplin, perdirent leur emplois et durent même s'exiler hors des États-Unis, parce que accusés de sympathie ou de collusion avec le communisme.

Vrais et faux complots

Ne soyons pas naïfs : il y a toujours eu des complots et des gens qui ont conspiré en secret dans le but d'asservir les autres et parfois même pour les éliminer. Les génocides ont presque toujours été organisés en secret par des comploteurs qui ont commis leurs crimes avec préméditation.

Il y a aussi tous ces complots au sein du monde de la finance, de la politique, de l'industrie et du commerce qui, avec parfois la complicité des États, sont fomentés dans un but stratégique et/ou bassement mercantile. Ces complots inquiètent d'autant plus le citoyen ordinaire, que celui-ci se sent complètement désarmé et impuissant face aux pouvoirs considérables détenus par ces industriels, banquiers et autres marchands.

Il serait bien prétentieux et vain de dresser une quelconque liste des vrais et faux complots connus à ce jour ; et je vous épargnerai également les théories du complot farfelues et loufoques, telles que la théorie des reptiliens, des extra-terrestres, des crop circles, des Illuminati ou autres chemtrails.

Il est vrai que certains complots imaginaires ont débuté avec un fait avéré. La théorie des chemtrails (chemical trails) a comme origine des essais d'épandages par avion de produits destinés à traiter certaines cultures agricoles, ainsi que les épandages de défoliants lors de la guerre du Viêt Nam pour débusquer les combattants vietnamiens cachés en forêt. D'autres tentatives d'épandages par avion ont également été testées pour essayer de modifier le climat ; mais elles ont été abandonnées parce que plus néfastes que rentables !

D'autre part, s'il est vrai que la société des Illuminés de Bavière (Illuminati) a bien existé au XVIIIe siècle, cette loge maçonnique fut néanmoins dissoute en 1785.
Et, de nos jours, ce nom (Illuminati) est plus souvent utilisé par les complotistes pour désigner d'une manière générale le soit-disant « grand complot judéo-maçonnique » qui essayerait de dominer le monde au bénéfice de quelques grandes familles très puissantes.
Rien de nouveau sous le soleil : c'est toujours le même fantasme décrit dans le faux « Protocoles des sages de Sion » !

Certains me rétorqueront que les États-Unis d'Amérique ont bien été fondés par des francs-maçons. C'est exact, mais n'oublions pas non plus que le Nouveau monde fut aussi une terre d'accueil pour de nombreux européens affamés ou persécutés en raison de leur convictions religieuses. Les États-Unis furent un foyer d'accueil et un refuge pour des millions de gens victimes de véritables complots contre leur propre personne !

Le danger pour l'individu et la société

Je ne nie pas qu'il y ait de réels complots contre des personnes ou des groupes ciblés de populations. Les complots ont malheureusement toujours existé, et lorsqu'ils sont dévoilés au grand jour, c'est chaque fois avec indignation et effroi que la population découvre l'ampleur et la honte de tous ces scandales.

Mais le problème avec les adeptes du conspirationnisme, c'est qu'ils voient systématiquement des complots partout, même là où il n'y en a pas ! Ces gens, mal informés, ont souvent tendance à percevoir le monde d'une façon manichéenne et simpliste, sans nuance ni esprit critique. Au regard de la littérature spécifique et de tous ces sites complotistes qui fleurissent sur le Net, certaines personnes deviennent paranoïaques entraînant dans leur délire toute une foule de gens aussi crédules qu'eux-mêmes. Ces gens finissent alors par croire à des canulars, parfois absurdes, au risque de passer à côté des véritables complots qui se trament dans le plus grand secret !

L'état d'esprit conspirationniste est non seulement dommageable pour l'individu lui-même, dont sa vision déformée du monde réel lui fait courir le risque de développer des troubles psychologiques, mais n'oublions pas non plus que des accusations de faux complots ont aussi parfois été à l'origine de crimes et même de génocides !

« Le naïf croit tout ce qu’on dit, mais l’homme prudent avance avec réflexion. » (Prov. 14 : 15).

Notes :

1) Citation de Joseph Goebbels, ministre nazi de la propagande (1897-1945).

2) Le complotiste (ou conspirationniste) est la personne qui adhère aux théories du complot, alors que l'instigateur du complot est plutôt appelé le comploteur ou conspirateur.

Cet article a également été publié sur "Ops & blogs" du "Times of Israel" :
 http://frblogs.timesofisrael.com/de-la-fausse-rumeur-a-la-theorie-du-complot/

Juin 2017
Jacquy Mengal

samedi 20 mai 2017

Pentecôte - Shavouot 2017

Cette année encore, la fête de la Pentecôte (Shavouot) sera célébrée à deux dates différentes par les croyants messianiques, selon la façon dont ils auront calculé le décompte des cinquante jours (le Omer).
Ainsi la fête tombera soit le dimanche 4 juin pour certains (dont je suis), ou le mercredi 31 mai pour d'autres qui se réfèrent à la date choisie par le judaïsme rabbinique.

D'emblée, permettez-moi de dire qu'il y a décidément des enseignements qui ont du mal à être accepté par certains croyants, malgré les études réalisées par quelques-uns sur ce sujet en particulier. Mais encore faudrait-il que ces croyants soient sincèrement à la recherche de la vérité, et surtout qu'ils soient prêts à changer leur point de vue quand il est avéré que celui-ci est manifestement faux !

Une espérance légitime

Quelques groupes messianiques en Israël et dans d'autres pays souhaitent vivement que le miracle de l'effusion de l'Esprit saint (Rouah HaKodesh), qui eut lieu lors de la fête de la Pentecôte en l'an 30 à Jérusalem, se déroule à nouveau aujourd'hui au sein de nos assemblées.

« 1 Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit (...) 4 Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon ce que l'Esprit leur donnait d'exprimer. » (Actes 2 : 1-4).

C'est ainsi que les responsables et pasteurs de ces groupes, dans l'attente de cet événement, invitent les croyants du monde entier à jeûner et prier ardemment pour que cette effusion ait lieu.
A n'en pas douter, ces gens sont certainement sincères dans leur démarche et leur espérance est tout à fait légitime. Mais ont-ils vraiment compris ce que représente cette solennité, et surtout, quelle est l'importance de la célébrer au bon moment ?

Signification de la fête

Dans plusieurs articles précédents, nous avons déjà expliqué de façon détaillée ce que représente la fête de la Pentecôte. Je vous suggère donc de vous reporter à ces articles pour une compréhension globale de la fête, si vous le désirez (1).
Rappelons néanmoins que si Shavouot (nom de la fête en hébreu) commémore pour le judaïsme le don de la Torah (le Pentateuque) au mont Horeb ; pour le christianisme, la fête de la Pentecôte (du nom grec « cinquantième ») représente le don de l'Esprit saint. Ces deux interprétations étant tout à fait complémentaires.

D'autre part, comme chacun sait, la fête porte plusieurs noms, ce qui nous donne une signification complète de la fête, en nous indiquant même le moment de sa célébration.
Son nom hébreu « Shavouot » est traduit par « Semaines » dans Lévitique 23 : 15-16 et Deutéronome 16 : 9-10 où il est écrit que les Israélites devaient compter sept semaines complètes dès le lendemain du shabbat tombant durant la fête des Pains azymes, pour arriver ensuite à la fête de Shavouot :

« 15 Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous compterez sept semaines entières. 16 Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième sabbat ... » (Lév. 23 : 15-16, version L. Segond).

« 9 Puis tu compteras sept semaines : aussitôt qu'on mettra la faucille aux blés, tu commenceras à compter ces sept semaines. 10 Et tu célébreras une fête des Semaines en l'honneur de l’Éternel, ton Dieu ... » (Deut. 16 : 9-10, version du Rabbinat français).

Le nom « Pentecôte », qui est d'origine grecque, signifie « cinquantième » (pentèkostè).
Ce nom rejoint la signification du nom hébreu « Shavouot » puisqu'en comptant sept semaines entières, on arrive au cinquantième jour :

« Cette période de cinquante jours s'étendra donc jusqu'au lendemain du septième sabbat, jour où vous me présenterez une nouvelle offrande. » (Lév. 23 : 16, version en français courant).

Importance de la célébrer à la bonne date

Vous êtes-vous jamais demandés ce qui se serait passé le jour de la Pentecôte de l'an 30, si les apôtres et les disciples ne s'étaient pas réunis tous ensemble le même jour à Jérusalem pour célébrer la fête ?
On pourrait en effet se demander si l'Esprit saint aurait été donné de la même façon sur des disciples assemblés lors de jours distincts ?

Réfléchissez à cela mes amis ! Nous ne pouvons pas avoir tous raison en déclarant que la fête de la Pentecôte tombe tel jour pour certains, ou tel autre jour pour d'autres ! Il y a forcément une interprétation erronée et une autre qui est correcte !
En toute humilité, il nous faut donc rechercher quelle est la bonne date de la fête, si nous voulons vraiment que l'Esprit saint soit donné à nouveau comme cela a été prophétisé dans le livre du prophète Joël :

« Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ... » (Actes 2 : 16-18, version L. Segond, corroboré par Joël 2 : 28 à 32 dans la version L. Segond, ou Joël 3 : 1 à 5 dans la version en français courant).

Si l'apôtre Pierre mentionna cette prophétie en son temps et pour ce qui était en train de se passer en ce jour de Pentecôte de l'an 30, il ne fait aucun doute que cette prophétie se réalisera à nouveau à notre époque, puisqu'il y ait fait mention des « derniers jours » et du retour du Seigneur.
Nous pouvons donc avoir l'assurance que l'Esprit saint se répandra à nouveau sur des véritables croyants gardant les Commandements et ayant la foi en Yéchoua le Messie, pourvu qu'ils soient réunis ensemble au jour choisi par le Seigneur pour le louer !

Controverse au sujet de la date

Cette différence de date pour la célébration de la fête provient de deux interprétations du texte biblique.

- Les partisans de la Pentecôte rabbinique (2) considèrent que le décompte du Omer (les 50 jours) doit commencer dès le lendemain du 1er jour des Pains azymes, qu'ils considèrent comme un shabbat annuel, et non le lendemain du shabbat hebdomadaire tombant pendant la fête des Pains azymes.
De cette façon, pour eux, comme pour le judaïsme rabbinique, Shavouot peut tomber un autre jour que le dimanche, même s'il arrive parfois que ce jour tombe un dimanche, comme ce fut le cas en 2015.
Cette année 2017, ils célébreront donc la fête le mercredi 31 mai, soit 50 jours après le balancement de la gerbe du 12 avril 2017.

- A l'instar des Juifs Karaïtes, nous considérons que le shabbat à prendre en compte est le shabbat hebdomadaire (samedi) tombant pendant la fête des Pains azymes et non le 1er jour des Pains azymes du 15 Nissan, qui n'est d'ailleurs pas à proprement parlé un shabbat (3).
C'est ainsi que nous fêterons la Pentecôte le dimanche 4 juin, soit 7 semaines complètes comptées dès le dimanche 16 avril (lendemain du shabbat hebdomadaire et jour du balancement de la gerbe).

Quelle est la date exacte ?

Dans les articles précédents concernant la Pentecôte, nous avions déjà donné plusieurs arguments confortant le choix du premier jour de la semaine (le dimanche) comme étant celui du jour de la Pentecôte.

En effet, puisque le balancement de la gerbe se faisait le lendemain du shabbat (samedi) tombant durant la fête des Pains azymes, soit le premier jour de la semaine (yom richon en hébreu), le cinquantième jour tombait, lui-aussi, toujours un autre dimanche, jour de la Pentecôte. De cette façon, nous avons bien nos sept semaines complètes plus un jour (7 x 7) + 1 = 50 jours.

A l'appui de ce choix du dimanche, nous avions aussi expliqué que l'épisode de la résurrection du Seigneur Yéchoua confirmait admirablement bien ce choix du premier jour de la semaine comme jour de la fête.

Nous savons, en effet, que le Messie est ressuscité un samedi soir, puisque son corps a été déposé dans le tombeau un mercredi soir et qu'il est resté trois jours et trois nuits dans ce tombeau (Matthieu 12 : 40).
Remarquez cependant que le Seigneur n'est pas monté auprès du Père immédiatement le samedi soir après sa résurrection. Dans le livre de Jean au chapitre 20, il est précisé que le Seigneur est apparu d'abord à Marie de Magdala, lorsqu'elle vint au tombeau le dimanche à l'aube (Jean 20 : 11-18). Or, dès qu'elle eut reconnu le Seigneur, elle voulut l'étreindre, mais Yéchoua l'empêcha et lui dit :

« - Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père ... »

Comprenez-vous donc cela mes amis ? Aussitôt après cette épisode, en ce premier jour de la semaine, le Seigneur monta aux Cieux pour se présenter devant Le Père Très-Haut, tel la Gerbe offerte, précisément au moment même où le Grand prêtre faisait l'offrande de la gerbe d'orge dans le Temple (Actes 2 : 33; Actes 5 : 31).
Ainsi, si le Seigneur est monté à la rencontre du Père le premier jour de la semaine, symbolisant ainsi la gerbe d'orge offerte, c'est bien à partir de ce jour-là, le lendemain du shabbat hebdomadaire de le fête des Pains azymes qu'il nous faut commencer à compter le Omer (les 50 jours), pour arriver à un autre dimanche, lendemain du septième shabbat et jour de célébration de la Pentecôte. (voir l'article : « L'offrande de la gerbe, image du Messie ressuscité »).

Notez que ce choix du premier jour de la semaine (dimanche) pour célébrer la fête n'annule absolument pas le respect du shabbat. Le samedi est toujours bien le jour du shabbat, jour d'adoration du Seigneur et de repos hebdomadaire.

Notes :

1) Voir sur ce blog les articles suivants :


2) Le judaïsme rabbinique (courant majoritaire) est l'héritier du mouvement pharisien. Or, les Pharisiens commençaient le décompte du Omer à partir du lendemain du 1er jour des Pains azymes. Pour les Juifs karaïtes (qui sont plus ou moins les héritiers des Sadducéens), c'est dès le lendemain du shabbat hebdomadaire (le samedi) qu'il faut commencer ce décompte du Omer.

3) On considère souvent les jours de fête comme des shabbats annuels, ce qui n'est pas tout à fait exact. A l'exception du Jour des Expiations (Yom Kippour) durant lequel aucun travail n'est permis (comme le shabbat ; Ex. 35 : 2-3 ; Lév. 16 : 29), certaines tâches sont autorisées lors des autres jours de fête.

« Le jour de la Pentecôte, lorsque vous apporterez au Seigneur une offrande de céréales nouvellement récoltées, vous vous rassemblerez pour adorer le Seigneur et vous n'accomplirez pas votre travail ordinaire. » (Nom. 28 : 26).

L'argument selon lequel le premier jour des Pains azymes est un shabbat n'est donc pas valide. Bien que ce soit un grand jour de fête, il est cependant moins contraignant que le shabbat (ou le Yom Kippour).

Salutations et bonne fête de la Pentecôte
Mai 2017
Jacquy Mengal

mardi 9 mai 2017

Elections françaises, et après !...

Après une campagne électorale considérée par beaucoup comme ayant été décevante, voici enfin élu, Emmanuel Macron, le nouveau Président de la République française. Un homme plutôt jeune pour cette fonction, mais brillant et certainement très intelligent.

Mais qui est vraiment Emmanuel Macron ? Cet homme, assez peu connu du grand public, a fait son entrée en politique en 2012 comme secrétaire général adjoint du gouvernement Hollande ; puis il a été nommé ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique en 2014. Avant cela, il avait travaillé durant de nombreuses années au sein de la banque Rothschild & Cie comme banquier d'affaires. Il connaît donc parfaitement les rouages de l'économie et de la finance internationale.
Néanmoins de l'avis de beaucoup de gens, son programme est finalement assez vague et son projet politique pour l'avenir ne l'est pas moins !

Contrairement à E. Macron, Marine Le Pen est mieux connue du grand public et son discours est sans ambiguïté : c'est l'extrême droite nationaliste et anti-européenne qui a fait « peau neuve » en prenant ses distances avec Jean-Marie Le Pen. Et même si le parti de madame Le Pen a bénéficié d'un certain nombre de voix de protestation vis-à-vis de l’establishment, de nombreux Français ont voté pour elle avec le légitime espoir qu'elle s'occupe des nombreux problèmes (non résolus) qui inquiètent et accablent les Français (immigration incontrôlée, chômage galopant, insécurité dans les banlieues, corruption des élites, etc.).

Mais, au delà de ces rivalités politiques et des pronostiques qui ont fait la part belle des médias pendant toute cette campagne, j'ai été très étonné de voir que certains croyants avaient pris position pour tel ou tel autre candidat, alors que d'autres donnaient carrément leurs consignes de vote !
Ces gens pensent-ils qu'ils vont influencer ou infléchir le déroulement du destin prophétique en soutenant tel ou tel autre candidat ? Et ont-ils vraiment compris ce que représente la prophétie biblique ? On pourrait en douter !

Mes amis, quel que eût été le candidat élu, sachez que ce qui est écrit s'accomplira exactement à la lettre. Et de toute évidence, l'élection de cet homme s'inscrit parfaitement dans un plan prophétique connu du Seigneur seul depuis toujours !

Finalement, il s'avère que madame Le Pen ne devait pas remporter le suffrage, car sa victoire aurait certainement retardé la construction de cette Europe aux pieds d'argile (mêlés de fer). Ses décisions politiques auraient probablement freiné l'avancement de cette mondialisation sournoise que nous subissons tous impuissants jour après jour.

La victoire d'Emmanuel Macron s'inscrit tout à fait dans cette logique de mondialisation. Cet homme est le produit tout désigné de l'oligarchie européenne et de l’establishment mondial. Il est « passe-partout » et formaté comme un technocrate de haut niveau. Beau parleur et d'apparence sympathique, il est censé rallier les gens de droite comme de gauche.
Et pour cause, bien qu'ayant été membre du parti socialiste, il n'en sera pas moins l'homme des banques, de la finance européenne et mondiale, le capitaine des grands groupes industriels et des multinationales. Mais il sera aussi l'homme qui devra ménager, dans son pays, le social et le capital, avers et revers de la même pièce truquée !

Depuis longtemps déjà, le Seigneur nous avait avertis par la voix des prophètes de l'arrivée sur la scène mondiale d'une alliance de dix rois qui mettront leur pouvoir et leur puissance au service d'un homme politique que la Bible nomme « la bête ».

« Les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n'ont pas encore commencé à régner ; mais ils recevront le pouvoir royal pour régner pendant une heure avec la bête. Ils ont tous les dix la même intention : mettre leur puissance et leur pourvoir au service de la bête. Ils combattront l'Agneau, mais l'Agneau les vaincra, parce qu'il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois ; il les vaincra avec les siens, ceux qui ont té appelés et choisis, ses fidèles. » (Apoc. 17 : 12-14).

A l'heure où j'écris ces lignes, nous ne savons pas encore qui est cet homme politique qui s'opposera à la venue du véritable Messie. Mais il est évident qu'il sera d'abord apprécié et suivi par une multitude de gens à travers le monde, jusque quand ses véritables intentions funestes et belliqueuses seront dévoilées.

« ... La terre entière fut remplie d'admiration et suivit la bête. » (Apoc. 13 : 3).

Beaucoup de gens, qui auront été séduits par son programme politique mensonger, se retrouveront pris au piège de son système et ils se rendront compte, mais trop tard, qu'il s'agissait de l'Antichrist !

« La bête obligeait tous les hommes, petits et grands, riches et pauvres, esclaves et libres, à recevoir une marque sur la main droite et sur le front.» (Apoc. 13 : 16).

Mes amis, nous sommes à la veille de ces événements terribles et du retour glorieux du Seigneur Yéchoua. Soyons prêts et gardons une foi inébranlable dans ses promesses.

« Voilà pourquoi les membres du peuple de Dieu, ceux qui obéissent à ses commandements et qui sont fidèles à Jésus, doivent faire preuve de patience. » (Apoc. 14 : 12).

Pour une compréhension plus détaillée des prophéties concernant les temps de la fin, je vous suggère la lecture du livre : « Le temps de la fin, Symboles & réalité ».

Cordial shalom
Mai 2017

Jacquy Mengal

samedi 1 avril 2017

L'origine païenne des Pâques

Le monde chrétien traditionnel observe une grande fête appelée «les Pâques». Avez-vous remarqué qu’il y a une autre orthographe dans la parole de Dieu?
Vous n'y trouverez pas les Pâques, car elles ne sont pas mentionnées dans les Saintes Écritures. La Bible révèle une fête printanière bien différente de celle que le monde observe. Si vous trouvez les Pâques dans votre Bible, n'hésitez pas à vérifier dans d'autres Bibles et vous constaterez qu'il s'agit alors d'une erreur de traduction ou d'impression.

L'origine de cette fête de Pâques, appelée Easter en anglais et Ostern en allemand, remonte très loin, bien avant la naissance du christianisme. L'origine de ce mot a un rapport avec l'est, avec le lever du soleil. Observer les Pâques, c'est adorer le soleil. Lisons ce que le prophète Ézéchiel appelle des abominations. Ce texte est repris de la Bible en français courant: «Il me transporta vers la porte nord de son temple. Des femmes y étaient assises et pleuraient sur la mort de Thammuz. Il me demanda: Vois-tu bien cela, Ézéchiel? Tu vas voir des pratiques plus abominables encore. Il me transporta alors vers la cour intérieure du temple. À l'entrée du sanctuaire, entre le vestibule et l'autel, il y avait environ vingt-cinq hommes. Ils tournaient le dos au sanctuaire et, face à l'orient, ils se prosternaient pour adorer le soleil» (Éz. 8:14-16).

La coutume de se tourner vers l'orient, vers le côté qui voit le soleil se lever, a été introduite dans le christianisme, comme le confirme la Nouvelle Encyclopédie «Théo»: «Une règle générale appliquée dès la construction des premières églises a été d'orienter vers l'orient leur abside, c'est-à-dire la tête de la croix que forme l'église; ainsi le peuple des célébrations se trouvait-il symboliquement tourné vers le soleil levant. [...] On remarquera que c'est en effet l'orientation de beaucoup d'églises anciennes et des grandes cathédrales. Le développement urbain n'a pas permis de continuer à respecter cette règle [...]» (p. 640).

Pourquoi ces femmes pleuraient-elles Thammuz, nom donné à Osiris ou Nimrod (Les Deux Babylones, p. 372)? Parce qu'il était le messie païen qui fut mis à mort et soi-disant ressuscité un dimanche. Les païens observaient un carême, ils pleuraient le vendredi et se réjouissaient le dimanche matin, le dimanche «de Pâques», d'Easter, d'Ostern. Pour l'Éternel, c'est une abomination (Éz. 8:15).

Alexandre Hislop écrit: «Que veut dire le mot de Easter lui-même? Ce n'est pas un nom chrétien: il porte en lui-même son origine chaldéenne. Pâques (en anglais Easter) n'est pas autre chose que Astarté, l'un des titres de Beltis, la reine des cieux, dont le nom, tel que le prononçaient autrefois les Ninivites, est évidemment identique à celui qui est usité aujourd'hui en Angleterre. Ce nom, tel que Layard l'a retrouvé sur les monuments Assyriens, est “Ishtar”. Le culte de Bel et d'Astarté fut introduit de très bonne heure en Grande-Bretagne avec les Druides, "prêtres des Bocages"» (Les Deux Babylones, p. 151).
Les Pâques précédées du carême sont d'origine païenne. Cette fête veut commémorer la résurrection du Christ, alors que la Pâque, qui a été instituée par l'Éternel Dieu, préfigurait la mort de notre Sauveur, l'Agneau de Dieu, et non Sa résurrection. C'est cette Pâque que le Christ a observée avec Ses disciples avant Son arrestation. C'est au cours de cette dernière Pâque qu'Il a changé les symboles, puisque le sacrifice de l'agneau de l'Ancien Testament allait être concrétisé par le sacrifice du Fils de Dieu. Voilà pourquoi Paul écrit: «Christ, notre Pâque, a été immolé» (1 Cor. 5:7). Remarquez bien qu'il est question de la Pâque, du mot «Pâque» au singulier, et non pas «des Pâques» au pluriel, qui ne tirent pas leur origine de la Bible mais du paganisme.

Le dimanche de Pâques, pour amuser les enfants, on cache des œufs dans le jardin. D'où vient cette coutume? Aux pages 49 et 50 du livre «La Cuisine Russe», nous lisons: «La tradition de l’œuf décoré, antérieure au christianisme, atteignit certainement son apogée en Russie au XIXe siècle. [...] L'archéologie a prouvé que l'on fabriquait déjà des œufs [décorés] en Ukraine des milliers d'années avant l'ère chrétienne [...]» (La Cuisine à travers le Monde, collections Time-Life).

De nombreuses civilisations anciennes considéraient les œufs comme sacrés et les utilisaient dans leurs cérémonies religieuses. C'était le cas en Égypte et en Orient. Les œufs faisaient également partie des rites secrets, des mystères, de l'ancienne religion babylonienne. Alexandre Hislop écrit: «Autrefois les œufs étaient en usage dans les rites religieux des Égyptiens et des Grecs, et on les suspendait dans les temples pour des cérémonies mystiques. [...] Voici l'histoire qu'en fait l'Égyptien Hyginus, [...] "On dit qu'un œuf de dimensions extraordinaires tomba du ciel dans l'Euphrate. Les poissons le poussèrent au rivage, là les colombes vinrent se fixer dessus, le couvèrent, et Vénus en sortit bientôt: elle fut appelée la déesse Syrienne", c'est-à-dire Astarté. De là vint l'emploi de l’œuf comme symbole d'Astarté ou Easter» (Les Deux Babylones, p. 159).
Après la mort du Christ, elle a été l'objet de nombreuses controverses, particulièrement au cours des IIe et IIIe siècles de notre ère, car cette fête n'est pas d'origine chrétienne.


N.B. Et pour ceux qui en douteraient encore, je tiens à leur rappeler que la véritable fête de la Pâque ne se limite pas à un bon repas bien arrosé ! La fête de la Pâque commémore le sacrifice de notre Sauveur pour nos péchés:

"En effet, jusqu'à ce que le Seigneur vienne, vous annoncez sa mort toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe." (I Cor. 11: 26).

Cette fête est aussi un signe, une marque d'appartenance au peuple saint:

"Cette célébration sera pour vous un rappel, tout aussi bien qu'une marque sur votre bras ou sur votre front ..." (Exode 13: 9 et 16).

Obéissons donc au Seigneur et pratiquons ce qu'il nous a enseigné au lieu de suivre les coutumes et traditions des hommes !

"Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Je vous ai donné un exemple pour que vous agissiez comme j'ai agi envers vous." (Jean 13: 14-15).

Jacquy Mengal

mercredi 1 mars 2017

Quand aura lieu la guerre de Gog et Magog ?

Introduction

Pour une grande majorité de croyants, il n'y a plus aucun doute que nous sommes à l'époque du temps de la fin. Or, il existe une prophétie dans la Bible qui nous annonce l'arrivée d'une guerre appelée "la guerre de Gog et Magog".
Alors que ce conflit futur est mentionné autant dans la Bible hébraïque (le Premier testament) que dans le Nouveau testament, il est surprenant de constater qu'il existe plusieurs interprétations, parfois contradictoires, quant au moment où aura lieu cette guerre.

Dans le Premier testament, ce conflit est décrit en détail dans les chapitres 38 et 39 du livre du prophète Ézékiel. L'Apocalypse, dans le Nouveau testament, nous parle également de cette guerre, mais plus brièvement. Néanmoins, le chapitre 20 de ce livre nous fournit une précision capitale quant au moment de son déclenchement.
Mais voyons d'abord qui sont Gog et Magog.

Que représentent Gog et Magog et d'où viennent-ils ?

D'après certains textes juifs (Guématrie), la valeur numérique du nom «Gog et Magog» totaliserait la somme de 70, (גוג ומגוג = Gog et Magog), soit le nombre de nations (non-juives) réparties dans le monde ; ce qui est effectivement corroboré par la Torah :

«Quand le Très-Haut donna un héritage aux nations, quand il sépara les enfants des hommes, il fixa les limites des peuples d'après le nombre des enfants d'Israël ...» (Deut. 32 : 8, version L. Segond).

«Avec les deux fils de Joseph nés en Égypte, le total des membres de la famille de Jacob qui s'installèrent dans ce pays était de soixante-dix.» (Gen. 46 : 27).

Ainsi, selon certains exégètes, «Gog et Magog» représenteraient l'ensemble des nations.
Le verset 8 d'Apocalypse 20 parle également de nations répandues dans le monde qui sont appelées «Gog et Magog».

«... et il s'en ira tromper les nations répandues dans le monde entier, c'est-à-dire Gog et Magog...» (Apoc. 20 : 8).

C'est du reste ce que le prophète Ézéchiel déclare également, tout en précisant qui sont ces nations et d'où elles viennent (Ezék. 38 : 5 à 6 et verset 15).

«Tu viendras de ton pays, de l'extrême nord, à la tête de troupes de toutes nationalités : tous montés sur des chevaux, vous formez une puissante armée.» (Ezék. 38 : 15).

On remarque donc que Gog et Magog représentent plusieurs peuples qui se ligueront contre Israël dans le futur. Et bien que l'identité de Gog et Magog ne soit pas encore établie avec certitude, le livre de la Genèse nous dit que Magog était le fils de Japhet, troisième fils de Noé (Gen. 10 : 2).
Si le nom de Magog désigne plutôt un pays, Gog serait en fait le nom du dirigeant suprême de la coalition de plusieurs peuples alliés à Magog :

«Le Seigneur m'adressa la parole : - Toi, l'homme, dit-il, dirige ton regard vers Gog, chef suprême des peuples de Toubal et de Méchek, au pays de Magog. ...» (Ezék. 38 : 2).

Toubal, Méchek et Gomer seraient aussi des peuples issus de Japhet (Gen. 10 : 2), et Bet-Togarma serait un peuple issu de Gomer (Gen. 10 : 3/Ezék. 38 : 6).

Si nous ignorons également les lieux précis où résident actuellement ces peuples, il ne fait aucun doute qu'ils se trouvent au nord d'Israël :

«Les soldats du pays de Gomer, ceux de Bet-Togarma, à l'extrême nord, iront avec toi par bataillons entiers, ...» (Ezék. 38 : 6).

«Je vais intervenir contre toi, Gog, chef suprême des peuples de Méchek et de Toubal. Je te ferai sortir de ton pays, je te forcerai à quitter l'extrême nord pour aller attaquer les montagnes d'Israël.» (Ezék. 39 : 2).

Pour certains historiens, ces peuples habiteraient de nos jours en Turquie. Méchek aurait donné son nom à l'ancien peuple de Mushki installé en Anatolie, et Toubal correspondrait à un autre peuple ancien d'Anatolie dont la capitale s'appelait Tabal. La maison de Togarma (Bet-Togarma) représenterait le peuple arménien.

Il s'agit bien-sûr, ici, d'une hypothèse, car d'autres érudits pensent que ces peuples se trouveraient plutôt en Russie, et même pour une partie en Mongolie !
Il est vrai que si la Turquie se situe bien au nord d'Israël, l'extrême nord appelé aussi Septentrion, se trouve bien plus au nord de la Turquie !
Ainsi, le nom de la ville de Moscou (Moskva) viendrait de Méchek et Toubal aurait donné son nom à la ville russe sibérienne de Tobolsk.

En fait, il est possible que ces peuples anciens aient migré, après le Déluge, d'abord en Asie Mineure où ils auraient laissé des traces de leur passage, puis qu'ils aient continué leur route vers l'extrême nord pour s'y établir définitivement ; car la Bible nous dit qu'ils se sont rendus dans les régions côtières au nord d'Israël dans un premier temps, puis qu'ils se trouveront à l'extrême nord à l'époque de la fin :

«D'eux sont issues les populations dispersées le long des côtes, réparties par pays selon la langue et par clans dans chaque nation.» (Gen. 10 : 5).

«Alors tu partiras de ton pays, des extrémités du septentrion, toi et de nombreux peuples avec toi, tous montés sur des chevaux, une grande multitude, une armée puissante.» (Ezék. 38 : 15, version L. Segond).

Les alliés de Magog

Le texte nous dit aussi que d'autres peuples se joindront au pays de Magog pour attaquer Israël :

« Les soldats de Perse, d’Éthiopie, de Pout, s'équiperont tous de boucliers et de casques et iront avec toi.» (Ezék. 38 : 5).

L'ancienne Perse correspond bien-sûr à l'Iran, ainsi que d'autres pays limitrophes comme l’Afghanistan. L’Éthiopie biblique désignerait le Soudan et à la Corne de l'Afrique, et le pays de Pout la Libye actuelle. Or, en observant une carte géographique du monde, nous remarquons que ces pays ligués contre Israël sont situés aux quatre coins du monde par rapport au pays d'Israël qui est au centre.

« ... Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre ... » (Apoc. 20 : 8, version L. Segond).

« ... Ils (Israël) se sont rassemblés en sortant des nations étrangères, ils ont acquis des troupeaux et des richesses et ils vivent au centre du monde. » (Ezék. 38 : 12).


Quand aura lieu cette guerre ?

Comme nous l'avons dit, il y a plusieurs interprétations, parfois contradictoires, quant au moment du déclenchement de cette guerre ultime. Il y a même des points de vue différents au sein d'une même religion, alors que la Bible nous donne pourtant plusieurs indices et détails précis sur l'époque de ce conflit.

- Pour le judaïsme rabbinique, la guerre de Gog et Magog a déjà commencé avec les différents conflits qui sévissent pour le moment au Moyen-Orient, et qui aboutiraient à une attaque frontale des nations coalisées contre Israël.
Cette confrontation finale des nations contre Israël devrait donc avoir lieu juste avant l'arrivée du Messie (Machia'h) qui y mettra fin en établissant une ère messianique de paix.

- Ce point de vue est partiellement partagé par quelques chrétiens évangéliques qui pensent qu'il y aura néanmoins deux guerres de Gog et Magog : une juste avant le retour du Messie (Jésus-Christ), puis une seconde à la fin du Millénium.

- Une troisième hypothèse suggère que ce conflit aura lieu uniquement à la fin du Millénium, comme cela est indiqué dans le livre de l'Apocalypse.

« Quand les mille ans seront passés, Satan sera relâché de sa prison, et il s'en ira tromper les nations répandues dans le monde entier, c'est-à-dire Gog et Magog. Il les rassemblera pour le combat, et ils seront aussi nombreux que les grains de sable au bord de la mer. » (Apoc. 20 : 7-8).

Analyse des textes

Permettez-moi de vous proposer ici le résumé d'une étude sur ce sujet réalisée collectivement par plusieurs frères et sœurs de notre assemblée.

Reprenons le texte des chapitres 38 et 39 du livre d'Ézékiel que nous commenterons en parallèle avec le chapitre 20 du livre de l'Apocalypse :

Ézékiel 38, versets 1 à 6 : Le Seigneur fera sortir plusieurs peuples coalisés de l'extrême nord et des quatre coins de la terre pour attaquer Israël.

Apoc. 20, versets 7 à 8 : Il est dit que Satan trompera les nations dans le monde entier (Gog et Magog) pour attaquer Israël.

Commentaire : Si c'est Satan qui séduit à nouveau ces nations, cela fera néanmoins partie du plan du Seigneur qui démontrera de cette façon sa gloire aux nations et à Israël (voir Ezék. 38 : 16 et 23). Notez bien que le nom « Gog et Magog », désignant ces nations et dont la valeur numérique totalise 70, figure bien dans ce passage d'Apocalypse 20, versets 7 à 8 (voir l'explication plus haut) !

Ézékiel 38, versets 8 à 16 : Il est dit que ces événements arriveront « après de nombreuses années ». Si cela peut se rapporter à notre époque actuelle, cette guerre peut aussi avoir lieu bien après, soit à la fin du Millénium.
Ensuite, le texte indique que le peuple d'Israël, qui sera attaqué, aura survécu aux guerres passées et qu'il sera revenu définitivement dans son pays pour y vivre en paix et en sécurité, après avoir quitté la diaspora. Les maisons ne seront plus fermées à clé et il n'y aura pas de murailles de protection.

Commentaire : Posons-nous alors la question : le peuple d'Israël a-t-il quitté définitivement les pays étrangers où il se trouve en diaspora depuis 2000 ans ? Israël et Juda sont-ils réunis comme cela est annoncé dans de nombreuses prophéties (ex. Jér. 3 : 18) ? Et enfin, les Israéliens d'aujourd'hui vivent-ils en parfaite sécurité dans leur pays sans murailles (le mur de séparation et le dôme de fer) ni portes fermées à clé ? Évidemment, la réponse est non !

Ézékiel 38, versets 17 à 23 : C'est bien le Seigneur lui-même qui interviendra contre cette coalition de peuples, et il y aura un grand tremblement de terre, des épidémies et des massacres entre ces peuples eux-mêmes. Le Seigneur leur enverra aussi des torrents de grêle et de pluie accompagnés de feu et de soufre.

Apoc. 20, verset 9 : Le feu et le soufre qui descendent du ciel pour anéantir les ennemis qui encerclent Israël et Jérusalem sont également confirmés dans ce passage.

Ézékiel 39, versets 1 à 5 : Le début du chapitre est une répétition de la menace du Seigneur. Mais le verset 4 nous livre un détail très important : c'est sur les montagnes d'Israël que l'armée de Gog et Magog sera anéantie. Ces montagnes peuvent très bien désigner le Golan, les collines de Samarie et/ou les hauteurs de la Jordanie !

Commentaire : Cela nous indique donc que cette bataille de Gog et Magog n'est pas la même que celle qui aura lieu à Harmaguédon ! En effet, c'est dans l'immense plaine de Jizréel, située aux pieds du mont Méguiddo, et dans la vallée de Josaphat que l'ennemi sera anéanti et non pas sur les collines où Gog et Magog seront détruits (Joël 3 : 1-2/Apoc. 16 : 16) !
Beaucoup de passages dans le Premier testament sont utilisés à tort pour affirmer que le conflit d'Harmaguédon est le même que celui de Gog et Magog. Mais il s'agit là d'un regrettable amalgame qui peut s'expliquer par le fait que le judaïsme n'a pas le livre de l'Apocalypse qui fournit ce détail si important du moment où aura lieu cette guerre de Gog et Magog !

Ézékiel 39, versets 6 à 7 : Le Seigneur interviendra jusque dans le pays de Magog pour les punir. Et ce sera pour Lui l'occasion ultime de manifester sa gloire et sa puissance face aux nations, mais également en Israël !

Commentaire : Ce passage pourrait laisser penser que le conflit aura lieu avant le retour du Messie, puisqu'il est dit que le peuple d'Israël reconnaîtra combien le Seigneur est saint. On pourrait se demander pourquoi une telle reconnaissance est nécessaire, si le conflit a lieu à la fin du Millénium, puisque le prophète Habacuc écrivit : « La connaissance du Seigneur glorieux remplira le pays aussi parfaitement que les eaux recouvrent le fond des mers » (Hab. 2 : 14) ?
Réfléchissons mes amis : si Satan est relâché à la fin du Millénium et qu'il séduit à nouveau les hommes, ne pensez-vous pas qu'il pourrait tout aussi bien tromper des Israélites qui auront pourtant été enseignés pendant des générations lors du Millénium ?
C'est probablement l'explication à donner à ce passage, car d'autres détails révélateurs vont nous prouver que c'est bien à la fin du Millénium que cette guerre aura lieu !

Ézékiel 39, verset 8 : Le Seigneur annonce que ces événements vont arriver et qu'ils commencent à se réaliser.

Commentaire : Cela veut dire que la prophétie concernant Gog et Magog était déjà en route à l'époque d'Ézékiel ! Effectivement, ces peuples existaient déjà depuis longtemps et ils étaient déjà en train de s'installer là où ils sont établis de nos jours.

Ézékiel 39, versets 9 à 10 : Après la bataille, les Israélites brûleront les armes de l'ennemi pendant sept ans et ils profiteront de ce butin comme combustible.

Commentaire : Il paraît évident que cette période de sept ans ne peut pas coïncider avec la dernière semaine de Daniel (d'une durée de sept ans également) pendant laquelle une tribulation prendra place en Israël comme dans le monde entier ! De nombreuses prophéties décrivent cette époque comme étant celle du temps de la fin, et nous y sommes déjà !
Mes amis, je vous mets au défi d'essayer de faire coïncider cette période post-Gog et Magog de sept années avec la chronologie du temps de la fin telle qu'expliquée dans de nombreux passages !
Par exemple : comment pourrait comprendre le passage dans Daniel 11 : 42 à 44 où il est dit que le roi du Nord (la Bête) soumettra les Libyens et les Éthiopiens pour ensuite faire face à une menace armée venant du Nord et de l'Est, alors que Gog et Magog auront comme alliés ces deux pays et que c'est le Seigneur qui les anéantira, et non pas le roi du Nord ? Cette contradiction est un exemple parmi beaucoup d'autres nous prouvant que la guerre de Gog et Magog n'aura pas lieu avant l'établissement du Millénium.

Ézékiel 39, versets 11 à 22 : Après la bataille, les ennemis d'Israël seront enterrés pendant sept mois dans un cimetière situé à l'est de la mer Morte. Ce lieu de sépulture se trouvera dans la Vallée des Passants et s'appellera la Vallée de la Multitude de Gog.

Commentaire : Si cette guerre a lieu avant le retour du Messie et l'établissement du Millénium, pensez-vous que la Jordanie accepterait que les Israéliens puissent enterrer une armée sur leur territoire, car l'Est de la mer morte est toujours en territoire jordanien ?
Il est évident que la réponse est à nouveau non !
Notez que certaines versions de la Bible écrivent « la mer » et d'autres « la mer Morte ». En effet, cette mer qui est de nos jours « morte » ne le sera plus dans le Millénium, et c'est peut-être la raison pour laquelle certaines versions écrivent simplement « la mer ».
D'autre part, nous savons par certaines prophéties que le pays d'Israël sera plus étendu durant le Millénium qu'il ne l'est aujourd'hui ; ce qui pourrait expliquer qu'il sera possible d'enterrer ces soldats morts sur l'ancien territoire de Ruben à l'est de la mer Morte.

Ézékiel 39, versets 23 à 29 : Ce passage est un récapitulatif qui résume pourquoi les Israélites ont été déportés et persécutés durant des siècles ! Mais le Seigneur leur donne cependant une exhortation à revenir à lui et leur promet de les rassembler et de les bénir sur la terre d'Israël.

Conclusion

Quoique ces peuples de Gog et Magog et leurs alliés existent depuis fort longtemps, une lecture attentive des prophéties du livre d'Ézékiel et de l'Apocalypse nous permet de penser que ce conflit ultime aura bien lieu à la fin du Millénium, lorsque Satan sera délié pour un peu de temps.

Au nom de notre assemblée,
Jacquy Mengal