Présentation :

La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

mardi 20 juin 2017

De la fausse rumeur à la théorie du complot

Avec la surabondance d'informations diffusées par les médias et les réseaux sociaux, nous sommes de plus en plus confrontés aux fausses rumeurs et autres théories du complot très en vogue actuellement.

Tout le monde sait ce qu'est une fausse rumeur : il s'agit d'une fausse information répandue dans le public dans l'intention de tromper ou de nuire. Mais les théories du complot constituent un danger peut-être plus grand encore car, une fois diffusées dans le public, elles sont difficiles à réfuter surtout en raison de leur impact psychologique sur l'individu et l'ampleur qu'elles prennent au fil du temps. Un des plus authentiques comploteurs du XXe siècle n'avait-t-il pas déclaré : « plus le mensonge est gros, plus il passe » (1).

Pour les complotistes, appelés aussi « conspirationnistes » (2), le monde dans lequel nous vivons serait dominé par un petit groupe de gens occultes et très puissants qui nous manipule à tous les niveaux (politique, spirituel et économique). Selon eux, ce groupe de personnes solidaires, riches et très influentes se réunit régulièrement dans le plus grand secret pour planifier des projets et mettre en œuvre des actions visant à dominer le monde et à en contrôler tous les secteurs au bénéfice de leurs propres intérêts.

Rien de nouveau sous le soleil !

Si Internet et les réseaux sociaux favorisent largement la propagation des théories conspirationnistes, ce type de mensonge n'est certes pas nouveau.

Au Moyen-Age, les Juifs d'Europe étaient parfois accusés d'empoisonner les puits et même de sacrifier rituellement des enfants chrétiens pour boire leur sang ! Ces rumeurs aussi farfelues que malveillantes ont bien sûr alimenté un antisémitisme latent et provoqué des persécutions à l'encontre des communautés juives vivant dans l'Europe du Moyen-Age et de la Renaissance.
Les Juifs ont malheureusement souvent été accusés de conspiration contre les chrétiens, alors que ce sont finalement eux qui furent surtout les victimes d'authentiques complots ourdis contre eux.

Le livre « Les Protocoles des Sages de Sion » est l'exemple typique d'un récit de complot imaginé par un faussaire. Ce livre, décrivant un soit-disant complot fomenté par les Juifs en vue de dominer le monde, fut avéré être un faux et un plagiat commandé par la police tsariste au début du XXe siècle. Malgré la mise au jour de la supercherie en 1921, certains croient encore aujourd'hui dans l'authenticité de ce récit délirant. Hitler s'en était d'ailleurs inspiré pour écrire « Mein Kampf ».

Les francs-maçons ont également souvent été accusés de comploter contre la « bonne société chrétienne ». Pour certains, ils seraient à l'origine de la Révolution française et de tous les grands complots qui touchent notre monde moderne.
C'est l'abbé Augustin Barruel qui, à la fin du XVIIIe siècle, décrivit dans son livre « Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme » que c'était les francs-maçons et les illuminés de Bavière qui étaient à l'origine de la Révolution française.
S'il est vrai que plusieurs chefs à la tête de la Révolution française étaient des francs-maçons, il n'en demeure pas moins qu'il s'agissait bel et bien d'une insurrection populaire issue de l'émancipation d'une société fatiguée d'un ancien régime devenu incompétent et corrompu.
Notez que le terme « complot judéo-maçonnique » est une expression récurrente parfois utilisée dans certains milieux catholiques pour désigner une soi-disant conspiration antichrétienne. Mais le comploteur n'est peut-être pas toujours celui que l'on croit !

Plus proche de nous, rappelons-nous du sénateur américain Joseph McCarthy qui, obsédé par l'idée d'un complot communiste, réussi à mettre en place aux États-Unis une véritable chasse aux sorcières dans les années 1950. Beaucoup de citoyens américains, dont des artistes célèbres comme Charlie Chaplin, perdirent leur emplois et durent même s'exiler hors des États-Unis, parce que accusés de sympathie ou de collusion avec le communisme.

Vrais et faux complots

Ne soyons pas naïfs : il y a toujours eu des complots et des gens qui ont conspiré en secret dans le but d'asservir les autres et parfois même pour les éliminer. Les génocides ont presque toujours été organisés en secret par des comploteurs qui ont commis leurs crimes avec préméditation.

Il y a aussi tous ces complots au sein du monde de la finance, de la politique, de l'industrie et du commerce qui, avec parfois la complicité des États, sont fomentés dans un but stratégique et/ou bassement mercantile. Ces complots inquiètent d'autant plus le citoyen ordinaire, que celui-ci se sent complètement désarmé et impuissant face aux pouvoirs considérables détenus par ces industriels, banquiers et autres marchands.

Il serait bien prétentieux et vain de dresser une quelconque liste des vrais et faux complots connus à ce jour ; et je vous épargnerai également les théories du complot farfelues et loufoques, telles que la théorie des reptiliens, des extra-terrestres, des crop circles, des Illuminati ou autres chemtrails.

Il est vrai que certains complots imaginaires ont débuté avec un fait avéré. La théorie des chemtrails (chemical trails) a comme origine des essais d'épandages par avion de produits destinés à traiter certaines cultures agricoles, ainsi que les épandages de défoliants lors de la guerre du Viêt Nam pour débusquer les combattants vietnamiens cachés en forêt. D'autres tentatives d'épandages par avion ont également été testées pour essayer de modifier le climat ; mais elles ont été abandonnées parce que plus néfastes que rentables !

D'autre part, s'il est vrai que la société des Illuminés de Bavière (Illuminati) a bien existé au XVIIIe siècle, cette loge maçonnique fut néanmoins dissoute en 1785.
Et, de nos jours, ce nom (Illuminati) est plus souvent utilisé par les complotistes pour désigner d'une manière générale le soit-disant « grand complot judéo-maçonnique » qui essayerait de dominer le monde au bénéfice de quelques grandes familles très puissantes.
Rien de nouveau sous le soleil : c'est toujours le même fantasme décrit dans le faux « Protocoles des sages de Sion » !

Certains me rétorqueront que les États-Unis d'Amérique ont bien été fondés par des francs-maçons. C'est exact, mais n'oublions pas non plus que le Nouveau monde fut aussi une terre d'accueil pour de nombreux européens affamés ou persécutés en raison de leur convictions religieuses. Les États-Unis furent un foyer d'accueil et un refuge pour des millions de gens victimes de véritables complots contre leur propre personne !

Le danger pour l'individu et la société

Je ne nie pas qu'il y ait de réels complots contre des personnes ou des groupes ciblés de populations. Les complots ont malheureusement toujours existé, et lorsqu'ils sont dévoilés au grand jour, c'est chaque fois avec indignation et effroi que la population découvre l'ampleur et la honte de tous ces scandales.

Mais le problème avec les adeptes du conspirationnisme, c'est qu'ils voient systématiquement des complots partout, même là où il n'y en a pas ! Ces gens, mal informés, ont souvent tendance à percevoir le monde d'une façon manichéenne et simpliste, sans nuance ni esprit critique. Au regard de la littérature spécifique et de tous ces sites complotistes qui fleurissent sur le Net, certaines personnes deviennent paranoïaques entraînant dans leur délire toute une foule de gens aussi crédules qu'eux-mêmes. Ces gens finissent alors par croire à des canulars, parfois absurdes, au risque de passer à côté des véritables complots qui se trament dans le plus grand secret !

L'état d'esprit conspirationniste est non seulement dommageable pour l'individu lui-même, dont sa vision déformée du monde réel lui fait courir le risque de développer des troubles psychologiques, mais n'oublions pas non plus que des accusations de faux complots ont aussi parfois été à l'origine de crimes et même de génocides !

« Le naïf croit tout ce qu’on dit, mais l’homme prudent avance avec réflexion. » (Prov. 14 : 15).

Notes :

1) Citation de Joseph Goebbels, ministre nazi de la propagande (1897-1945).

2) Le complotiste (ou conspirationniste) est la personne qui adhère aux théories du complot, alors que l'instigateur du complot est plutôt appelé le comploteur ou conspirateur.

Juin 2017

Jacquy Mengal

samedi 20 mai 2017

Pentecôte - Shavouot 2017

Cette année encore, la fête de la Pentecôte (Shavouot) sera célébrée à deux dates différentes par les croyants messianiques, selon la façon dont ils auront calculé le décompte des cinquante jours (le Omer).
Ainsi la fête tombera soit le dimanche 4 juin pour certains (dont je suis), ou le mercredi 31 mai pour d'autres qui se réfèrent à la date choisie par le judaïsme rabbinique.

D'emblée, permettez-moi de dire qu'il y a décidément des enseignements qui ont du mal à être accepté par certains croyants, malgré les études réalisées par quelques-uns sur ce sujet en particulier. Mais encore faudrait-il que ces croyants soient sincèrement à la recherche de la vérité, et surtout qu'ils soient prêts à changer leur point de vue quand il est avéré que celui-ci est manifestement faux !

Une espérance légitime

Quelques groupes messianiques en Israël et dans d'autres pays souhaitent vivement que le miracle de l'effusion de l'Esprit saint (Rouah HaKodesh), qui eut lieu lors de la fête de la Pentecôte en l'an 30 à Jérusalem, se déroule à nouveau aujourd'hui au sein de nos assemblées.

« 1 Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit (...) 4 Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon ce que l'Esprit leur donnait d'exprimer. » (Actes 2 : 1-4).

C'est ainsi que les responsables et pasteurs de ces groupes, dans l'attente de cet événement, invitent les croyants du monde entier à jeûner et prier ardemment pour que cette effusion ait lieu.
A n'en pas douter, ces gens sont certainement sincères dans leur démarche et leur espérance est tout à fait légitime. Mais ont-ils vraiment compris ce que représente cette solennité, et surtout, quelle est l'importance de la célébrer au bon moment ?

Signification de la fête

Dans plusieurs articles précédents, nous avons déjà expliqué de façon détaillée ce que représente la fête de la Pentecôte. Je vous suggère donc de vous reporter à ces articles pour une compréhension globale de la fête, si vous le désirez (1).
Rappelons néanmoins que si Shavouot (nom de la fête en hébreu) commémore pour le judaïsme le don de la Torah (le Pentateuque) au mont Horeb ; pour le christianisme, la fête de la Pentecôte (du nom grec « cinquantième ») représente le don de l'Esprit saint. Ces deux interprétations étant tout à fait complémentaires.

D'autre part, comme chacun sait, la fête porte plusieurs noms, ce qui nous donne une signification complète de la fête, en nous indiquant même le moment de sa célébration.
Son nom hébreu « Shavouot » est traduit par « Semaines » dans Lévitique 23 : 15-16 et Deutéronome 16 : 9-10 où il est écrit que les Israélites devaient compter sept semaines complètes dès le lendemain du shabbat tombant durant la fête des Pains azymes, pour arriver ensuite à la fête de Shavouot :

« 15 Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous compterez sept semaines entières. 16 Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième sabbat ... » (Lév. 23 : 15-16, version L. Segond).

« 9 Puis tu compteras sept semaines : aussitôt qu'on mettra la faucille aux blés, tu commenceras à compter ces sept semaines. 10 Et tu célébreras une fête des Semaines en l'honneur de l’Éternel, ton Dieu ... » (Deut. 16 : 9-10, version du Rabbinat français).

Le nom « Pentecôte », qui est d'origine grecque, signifie « cinquantième » (pentèkostè).
Ce nom rejoint la signification du nom hébreu « Shavouot » puisqu'en comptant sept semaines entières, on arrive au cinquantième jour :

« Cette période de cinquante jours s'étendra donc jusqu'au lendemain du septième sabbat, jour où vous me présenterez une nouvelle offrande. » (Lév. 23 : 16, version en français courant).

Importance de la célébrer à la bonne date

Vous êtes-vous jamais demandés ce qui se serait passé le jour de la Pentecôte de l'an 30, si les apôtres et les disciples ne s'étaient pas réunis tous ensemble le même jour à Jérusalem pour célébrer la fête ?
On pourrait en effet se demander si l'Esprit saint aurait été donné de la même façon sur des disciples assemblés lors de jours distincts ?

Réfléchissez à cela mes amis ! Nous ne pouvons pas avoir tous raison en déclarant que la fête de la Pentecôte tombe tel jour pour certains, ou tel autre jour pour d'autres ! Il y a forcément une interprétation erronée et une autre qui est correcte !
En toute humilité, il nous faut donc rechercher quelle est la bonne date de la fête, si nous voulons vraiment que l'Esprit saint soit donné à nouveau comme cela a été prophétisé dans le livre du prophète Joël :

« Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ... » (Actes 2 : 16-18, version L. Segond, corroboré par Joël 2 : 28 à 32 dans la version L. Segond, ou Joël 3 : 1 à 5 dans la version en français courant).

Si l'apôtre Pierre mentionna cette prophétie en son temps et pour ce qui était en train de se passer en ce jour de Pentecôte de l'an 30, il ne fait aucun doute que cette prophétie se réalisera à nouveau à notre époque, puisqu'il y ait fait mention des « derniers jours » et du retour du Seigneur.
Nous pouvons donc avoir l'assurance que l'Esprit saint se répandra à nouveau sur des véritables croyants gardant les Commandements et ayant la foi en Yéchoua le Messie, pourvu qu'ils soient réunis ensemble au jour choisi par le Seigneur pour le louer !

Controverse au sujet de la date

Cette différence de date pour la célébration de la fête provient de deux interprétations du texte biblique.

- Les partisans de la Pentecôte rabbinique (2) considèrent que le décompte du Omer (les 50 jours) doit commencer dès le lendemain du 1er jour des Pains azymes, qu'ils considèrent comme un shabbat annuel, et non le lendemain du shabbat hebdomadaire tombant pendant la fête des Pains azymes.
De cette façon, pour eux, comme pour le judaïsme rabbinique, Shavouot peut tomber un autre jour que le dimanche, même s'il arrive parfois que ce jour tombe un dimanche, comme ce fut le cas en 2015.
Cette année 2017, ils célébreront donc la fête le mercredi 31 mai, soit 50 jours après le balancement de la gerbe du 12 avril 2017.

- A l'instar des Juifs Karaïtes, nous considérons que le shabbat à prendre en compte est le shabbat hebdomadaire (samedi) tombant pendant la fête des Pains azymes et non le 1er jour des Pains azymes du 15 Nissan, qui n'est d'ailleurs pas à proprement parlé un shabbat (3).
C'est ainsi que nous fêterons la Pentecôte le dimanche 4 juin, soit 7 semaines complètes comptées dès le dimanche 16 avril (lendemain du shabbat hebdomadaire et jour du balancement de la gerbe).

Quelle est la date exacte ?

Dans les articles précédents concernant la Pentecôte, nous avions déjà donné plusieurs arguments confortant le choix du premier jour de la semaine (le dimanche) comme étant celui du jour de la Pentecôte.

En effet, puisque le balancement de la gerbe se faisait le lendemain du shabbat (samedi) tombant durant la fête des Pains azymes, soit le premier jour de la semaine (yom richon en hébreu), le cinquantième jour tombait, lui-aussi, toujours un autre dimanche, jour de la Pentecôte. De cette façon, nous avons bien nos sept semaines complètes plus un jour (7 x 7) + 1 = 50 jours.

A l'appui de ce choix du dimanche, nous avions aussi expliqué que l'épisode de la résurrection du Seigneur Yéchoua confirmait admirablement bien ce choix du premier jour de la semaine comme jour de la fête.

Nous savons, en effet, que le Messie est ressuscité un samedi soir, puisque son corps a été déposé dans le tombeau un mercredi soir et qu'il est resté trois jours et trois nuits dans ce tombeau (Matthieu 12 : 40).
Remarquez cependant que le Seigneur n'est pas monté auprès du Père immédiatement le samedi soir après sa résurrection. Dans le livre de Jean au chapitre 20, il est précisé que le Seigneur est apparu d'abord à Marie de Magdala, lorsqu'elle vint au tombeau le dimanche à l'aube (Jean 20 : 11-18). Or, dès qu'elle eut reconnu le Seigneur, elle voulut l'étreindre, mais Yéchoua l'empêcha et lui dit :

« - Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père ... »

Comprenez-vous donc cela mes amis ? Aussitôt après cette épisode, en ce premier jour de la semaine, le Seigneur monta aux Cieux pour se présenter devant Le Père Très-Haut, tel la Gerbe offerte, précisément au moment même où le Grand prêtre faisait l'offrande de la gerbe d'orge dans le Temple (Actes 2 : 33; Actes 5 : 31).
Ainsi, si le Seigneur est monté à la rencontre du Père le premier jour de la semaine, symbolisant ainsi la gerbe d'orge offerte, c'est bien à partir de ce jour-là, le lendemain du shabbat hebdomadaire de le fête des Pains azymes qu'il nous faut commencer à compter le Omer (les 50 jours), pour arriver à un autre dimanche, lendemain du septième shabbat et jour de célébration de la Pentecôte. (voir l'article : « L'offrande de la gerbe, image du Messie ressuscité »).

Notez que ce choix du premier jour de la semaine (dimanche) pour célébrer la fête n'annule absolument pas le respect du shabbat. Le samedi est toujours bien le jour du shabbat, jour d'adoration du Seigneur et de repos hebdomadaire.

Notes :

1) Voir sur ce blog les articles suivants :


2) Le judaïsme rabbinique (courant majoritaire) est l'héritier du mouvement pharisien. Or, les Pharisiens commençaient le décompte du Omer à partir du lendemain du 1er jour des Pains azymes. Pour les Juifs karaïtes (qui sont plus ou moins les héritiers des Sadducéens), c'est dès le lendemain du shabbat hebdomadaire (le samedi) qu'il faut commencer ce décompte du Omer.

3) On considère souvent les jours de fête comme des shabbats annuels, ce qui n'est pas tout à fait exact. A l'exception du Jour des Expiations (Yom Kippour) durant lequel aucun travail n'est permis (comme le shabbat ; Ex. 35 : 2-3 ; Lév. 16 : 29), certaines tâches sont autorisées lors des autres jours de fête.

« Le jour de la Pentecôte, lorsque vous apporterez au Seigneur une offrande de céréales nouvellement récoltées, vous vous rassemblerez pour adorer le Seigneur et vous n'accomplirez pas votre travail ordinaire. » (Nom. 28 : 26).

L'argument selon lequel le premier jour des Pains azymes est un shabbat n'est donc pas valide. Bien que ce soit un grand jour de fête, il est cependant moins contraignant que le shabbat (ou le Yom Kippour).

Salutations et bonne fête de la Pentecôte
Mai 2017
Jacquy Mengal

mardi 9 mai 2017

Elections françaises, et après !...

Après une campagne électorale considérée par beaucoup comme ayant été décevante, voici enfin élu, Emmanuel Macron, le nouveau Président de la République française. Un homme plutôt jeune pour cette fonction, mais brillant et certainement très intelligent.

Mais qui est vraiment Emmanuel Macron ? Cet homme, assez peu connu du grand public, a fait son entrée en politique en 2012 comme secrétaire général adjoint du gouvernement Hollande ; puis il a été nommé ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique en 2014. Avant cela, il avait travaillé durant de nombreuses années au sein de la banque Rothschild & Cie comme banquier d'affaires. Il connaît donc parfaitement les rouages de l'économie et de la finance internationale.
Néanmoins de l'avis de beaucoup de gens, son programme est finalement assez vague et son projet politique pour l'avenir ne l'est pas moins !

Contrairement à E. Macron, Marine Le Pen est mieux connue du grand public et son discours est sans ambiguïté : c'est l'extrême droite nationaliste et anti-européenne qui a fait « peau neuve » en prenant ses distances avec Jean-Marie Le Pen. Et même si le parti de madame Le Pen a bénéficié d'un certain nombre de voix de protestation vis-à-vis de l’establishment, de nombreux Français ont voté pour elle avec le légitime espoir qu'elle s'occupe des nombreux problèmes (non résolus) qui inquiètent et accablent les Français (immigration incontrôlée, chômage galopant, insécurité dans les banlieues, corruption des élites, etc.).

Mais, au delà de ces rivalités politiques et des pronostiques qui ont fait la part belle des médias pendant toute cette campagne, j'ai été très étonné de voir que certains croyants avaient pris position pour tel ou tel autre candidat, alors que d'autres donnaient carrément leurs consignes de vote !
Ces gens pensent-ils qu'ils vont influencer ou infléchir le déroulement du destin prophétique en soutenant tel ou tel autre candidat ? Et ont-ils vraiment compris ce que représente la prophétie biblique ? On pourrait en douter !

Mes amis, quel que eût été le candidat élu, sachez que ce qui est écrit s'accomplira exactement à la lettre. Et de toute évidence, l'élection de cet homme s'inscrit parfaitement dans un plan prophétique connu du Seigneur seul depuis toujours !

Finalement, il s'avère que madame Le Pen ne devait pas remporter le suffrage, car sa victoire aurait certainement retardé la construction de cette Europe aux pieds d'argile (mêlés de fer). Ses décisions politiques auraient probablement freiné l'avancement de cette mondialisation sournoise que nous subissons tous impuissants jour après jour.

La victoire d'Emmanuel Macron s'inscrit tout à fait dans cette logique de mondialisation. Cet homme est le produit tout désigné de l'oligarchie européenne et de l’establishment mondial. Il est « passe-partout » et formaté comme un technocrate de haut niveau. Beau parleur et d'apparence sympathique, il est censé rallier les gens de droite comme de gauche.
Et pour cause, bien qu'ayant été membre du parti socialiste, il n'en sera pas moins l'homme des banques, de la finance européenne et mondiale, le capitaine des grands groupes industriels et des multinationales. Mais il sera aussi l'homme qui devra ménager, dans son pays, le social et le capital, avers et revers de la même pièce truquée !

Depuis longtemps déjà, le Seigneur nous avait avertis par la voix des prophètes de l'arrivée sur la scène mondiale d'une alliance de dix rois qui mettront leur pouvoir et leur puissance au service d'un homme politique que la Bible nomme « la bête ».

« Les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n'ont pas encore commencé à régner ; mais ils recevront le pouvoir royal pour régner pendant une heure avec la bête. Ils ont tous les dix la même intention : mettre leur puissance et leur pourvoir au service de la bête. Ils combattront l'Agneau, mais l'Agneau les vaincra, parce qu'il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois ; il les vaincra avec les siens, ceux qui ont té appelés et choisis, ses fidèles. » (Apoc. 17 : 12-14).

A l'heure où j'écris ces lignes, nous ne savons pas encore qui est cet homme politique qui s'opposera à la venue du véritable Messie. Mais il est évident qu'il sera d'abord apprécié et suivi par une multitude de gens à travers le monde, jusque quand ses véritables intentions funestes et belliqueuses seront dévoilées.

« ... La terre entière fut remplie d'admiration et suivit la bête. » (Apoc. 13 : 3).

Beaucoup de gens, qui auront été séduits par son programme politique mensonger, se retrouveront pris au piège de son système et ils se rendront compte, mais trop tard, qu'il s'agissait de l'Antichrist !

« La bête obligeait tous les hommes, petits et grands, riches et pauvres, esclaves et libres, à recevoir une marque sur la main droite et sur le front.» (Apoc. 13 : 16).

Mes amis, nous sommes à la veille de ces événements terribles et du retour glorieux du Seigneur Yéchoua. Soyons prêts et gardons une foi inébranlable dans ses promesses.

« Voilà pourquoi les membres du peuple de Dieu, ceux qui obéissent à ses commandements et qui sont fidèles à Jésus, doivent faire preuve de patience. » (Apoc. 14 : 12).

Pour une compréhension plus détaillée des prophéties concernant les temps de la fin, je vous suggère la lecture du livre : « Le temps de la fin, Symboles & réalité ».

Cordial shalom
Mai 2017

Jacquy Mengal

samedi 1 avril 2017

L'origine païenne des Pâques

Le monde chrétien traditionnel observe une grande fête appelée «les Pâques». Avez-vous remarqué qu’il y a une autre orthographe dans la parole de Dieu?
Vous n'y trouverez pas les Pâques, car elles ne sont pas mentionnées dans les Saintes Écritures. La Bible révèle une fête printanière bien différente de celle que le monde observe. Si vous trouvez les Pâques dans votre Bible, n'hésitez pas à vérifier dans d'autres Bibles et vous constaterez qu'il s'agit alors d'une erreur de traduction ou d'impression.

L'origine de cette fête de Pâques, appelée Easter en anglais et Ostern en allemand, remonte très loin, bien avant la naissance du christianisme. L'origine de ce mot a un rapport avec l'est, avec le lever du soleil. Observer les Pâques, c'est adorer le soleil. Lisons ce que le prophète Ézéchiel appelle des abominations. Ce texte est repris de la Bible en français courant: «Il me transporta vers la porte nord de son temple. Des femmes y étaient assises et pleuraient sur la mort de Thammuz. Il me demanda: Vois-tu bien cela, Ézéchiel? Tu vas voir des pratiques plus abominables encore. Il me transporta alors vers la cour intérieure du temple. À l'entrée du sanctuaire, entre le vestibule et l'autel, il y avait environ vingt-cinq hommes. Ils tournaient le dos au sanctuaire et, face à l'orient, ils se prosternaient pour adorer le soleil» (Éz. 8:14-16).

La coutume de se tourner vers l'orient, vers le côté qui voit le soleil se lever, a été introduite dans le christianisme, comme le confirme la Nouvelle Encyclopédie «Théo»: «Une règle générale appliquée dès la construction des premières églises a été d'orienter vers l'orient leur abside, c'est-à-dire la tête de la croix que forme l'église; ainsi le peuple des célébrations se trouvait-il symboliquement tourné vers le soleil levant. [...] On remarquera que c'est en effet l'orientation de beaucoup d'églises anciennes et des grandes cathédrales. Le développement urbain n'a pas permis de continuer à respecter cette règle [...]» (p. 640).

Pourquoi ces femmes pleuraient-elles Thammuz, nom donné à Osiris ou Nimrod (Les Deux Babylones, p. 372)? Parce qu'il était le messie païen qui fut mis à mort et soi-disant ressuscité un dimanche. Les païens observaient un carême, ils pleuraient le vendredi et se réjouissaient le dimanche matin, le dimanche «de Pâques», d'Easter, d'Ostern. Pour l'Éternel, c'est une abomination (Éz. 8:15).

Alexandre Hislop écrit: «Que veut dire le mot de Easter lui-même? Ce n'est pas un nom chrétien: il porte en lui-même son origine chaldéenne. Pâques (en anglais Easter) n'est pas autre chose que Astarté, l'un des titres de Beltis, la reine des cieux, dont le nom, tel que le prononçaient autrefois les Ninivites, est évidemment identique à celui qui est usité aujourd'hui en Angleterre. Ce nom, tel que Layard l'a retrouvé sur les monuments Assyriens, est “Ishtar”. Le culte de Bel et d'Astarté fut introduit de très bonne heure en Grande-Bretagne avec les Druides, "prêtres des Bocages"» (Les Deux Babylones, p. 151).
Les Pâques précédées du carême sont d'origine païenne. Cette fête veut commémorer la résurrection du Christ, alors que la Pâque, qui a été instituée par l'Éternel Dieu, préfigurait la mort de notre Sauveur, l'Agneau de Dieu, et non Sa résurrection. C'est cette Pâque que le Christ a observée avec Ses disciples avant Son arrestation. C'est au cours de cette dernière Pâque qu'Il a changé les symboles, puisque le sacrifice de l'agneau de l'Ancien Testament allait être concrétisé par le sacrifice du Fils de Dieu. Voilà pourquoi Paul écrit: «Christ, notre Pâque, a été immolé» (1 Cor. 5:7). Remarquez bien qu'il est question de la Pâque, du mot «Pâque» au singulier, et non pas «des Pâques» au pluriel, qui ne tirent pas leur origine de la Bible mais du paganisme.

Le dimanche de Pâques, pour amuser les enfants, on cache des œufs dans le jardin. D'où vient cette coutume? Aux pages 49 et 50 du livre «La Cuisine Russe», nous lisons: «La tradition de l’œuf décoré, antérieure au christianisme, atteignit certainement son apogée en Russie au XIXe siècle. [...] L'archéologie a prouvé que l'on fabriquait déjà des œufs [décorés] en Ukraine des milliers d'années avant l'ère chrétienne [...]» (La Cuisine à travers le Monde, collections Time-Life).

De nombreuses civilisations anciennes considéraient les œufs comme sacrés et les utilisaient dans leurs cérémonies religieuses. C'était le cas en Égypte et en Orient. Les œufs faisaient également partie des rites secrets, des mystères, de l'ancienne religion babylonienne. Alexandre Hislop écrit: «Autrefois les œufs étaient en usage dans les rites religieux des Égyptiens et des Grecs, et on les suspendait dans les temples pour des cérémonies mystiques. [...] Voici l'histoire qu'en fait l'Égyptien Hyginus, [...] "On dit qu'un œuf de dimensions extraordinaires tomba du ciel dans l'Euphrate. Les poissons le poussèrent au rivage, là les colombes vinrent se fixer dessus, le couvèrent, et Vénus en sortit bientôt: elle fut appelée la déesse Syrienne", c'est-à-dire Astarté. De là vint l'emploi de l’œuf comme symbole d'Astarté ou Easter» (Les Deux Babylones, p. 159).
Après la mort du Christ, elle a été l'objet de nombreuses controverses, particulièrement au cours des IIe et IIIe siècles de notre ère, car cette fête n'est pas d'origine chrétienne.


N.B. Et pour ceux qui en douteraient encore, je tiens à leur rappeler que la véritable fête de la Pâque ne se limite pas à un bon repas bien arrosé ! La fête de la Pâque commémore le sacrifice de notre Sauveur pour nos péchés:

"En effet, jusqu'à ce que le Seigneur vienne, vous annoncez sa mort toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe." (I Cor. 11: 26).

Cette fête est aussi un signe, une marque d'appartenance au peuple saint:

"Cette célébration sera pour vous un rappel, tout aussi bien qu'une marque sur votre bras ou sur votre front ..." (Exode 13: 9 et 16).

Obéissons donc au Seigneur et pratiquons ce qu'il nous a enseigné au lieu de suivre les coutumes et traditions des hommes !

"Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Je vous ai donné un exemple pour que vous agissiez comme j'ai agi envers vous." (Jean 13: 14-15).

Jacquy Mengal

mercredi 1 mars 2017

Quand aura lieu la guerre de Gog et Magog ?

Introduction

Pour une grande majorité de croyants, il n'y a plus aucun doute que nous sommes à l'époque du temps de la fin. Or, il existe une prophétie dans la Bible qui nous annonce l'arrivée d'une guerre appelée "la guerre de Gog et Magog".
Alors que ce conflit futur est mentionné autant dans la Bible hébraïque (le Premier testament) que dans le Nouveau testament, il est surprenant de constater qu'il existe plusieurs interprétations, parfois contradictoires, quant au moment où aura lieu cette guerre.

Dans le Premier testament, ce conflit est décrit en détail dans les chapitres 38 et 39 du livre du prophète Ézékiel. L'Apocalypse, dans le Nouveau testament, nous parle également de cette guerre, mais plus brièvement. Néanmoins, le chapitre 20 de ce livre nous fournit une précision capitale quant au moment de son déclenchement.
Mais voyons d'abord qui sont Gog et Magog.

Que représentent Gog et Magog et d'où viennent-ils ?

D'après certains textes juifs (Guématrie), la valeur numérique du nom «Gog et Magog» totaliserait la somme de 70, (גוג ומגוג = Gog et Magog), soit le nombre de nations (non-juives) réparties dans le monde ; ce qui est effectivement corroboré par la Torah :

«Quand le Très-Haut donna un héritage aux nations, quand il sépara les enfants des hommes, il fixa les limites des peuples d'après le nombre des enfants d'Israël ...» (Deut. 32 : 8, version L. Segond).

«Avec les deux fils de Joseph nés en Égypte, le total des membres de la famille de Jacob qui s'installèrent dans ce pays était de soixante-dix.» (Gen. 46 : 27).

Ainsi, selon certains exégètes, «Gog et Magog» représenteraient l'ensemble des nations.
Le verset 8 d'Apocalypse 20 parle également de nations répandues dans le monde qui sont appelées «Gog et Magog».

«... et il s'en ira tromper les nations répandues dans le monde entier, c'est-à-dire Gog et Magog...» (Apoc. 20 : 8).

C'est du reste ce que le prophète Ézéchiel déclare également, tout en précisant qui sont ces nations et d'où elles viennent (Ezék. 38 : 5 à 6 et verset 15).

«Tu viendras de ton pays, de l'extrême nord, à la tête de troupes de toutes nationalités : tous montés sur des chevaux, vous formez une puissante armée.» (Ezék. 38 : 15).

On remarque donc que Gog et Magog représentent plusieurs peuples qui se ligueront contre Israël dans le futur. Et bien que l'identité de Gog et Magog ne soit pas encore établie avec certitude, le livre de la Genèse nous dit que Magog était le fils de Japhet, troisième fils de Noé (Gen. 10 : 2).
Si le nom de Magog désigne plutôt un pays, Gog serait en fait le nom du dirigeant suprême de la coalition de plusieurs peuples alliés à Magog :

«Le Seigneur m'adressa la parole : - Toi, l'homme, dit-il, dirige ton regard vers Gog, chef suprême des peuples de Toubal et de Méchek, au pays de Magog. ...» (Ezék. 38 : 2).

Toubal, Méchek et Gomer seraient aussi des peuples issus de Japhet (Gen. 10 : 2), et Bet-Togarma serait un peuple issu de Gomer (Gen. 10 : 3/Ezék. 38 : 6).

Si nous ignorons également les lieux précis où résident actuellement ces peuples, il ne fait aucun doute qu'ils se trouvent au nord d'Israël :

«Les soldats du pays de Gomer, ceux de Bet-Togarma, à l'extrême nord, iront avec toi par bataillons entiers, ...» (Ezék. 38 : 6).

«Je vais intervenir contre toi, Gog, chef suprême des peuples de Méchek et de Toubal. Je te ferai sortir de ton pays, je te forcerai à quitter l'extrême nord pour aller attaquer les montagnes d'Israël.» (Ezék. 39 : 2).

Pour certains historiens, ces peuples habiteraient de nos jours en Turquie. Méchek aurait donné son nom à l'ancien peuple de Mushki installé en Anatolie, et Toubal correspondrait à un autre peuple ancien d'Anatolie dont la capitale s'appelait Tabal. La maison de Togarma (Bet-Togarma) représenterait le peuple arménien.

Il s'agit bien-sûr, ici, d'une hypothèse, car d'autres érudits pensent que ces peuples se trouveraient plutôt en Russie, et même pour une partie en Mongolie !
Il est vrai que si la Turquie se situe bien au nord d'Israël, l'extrême nord appelé aussi Septentrion, se trouve bien plus au nord de la Turquie !
Ainsi, le nom de la ville de Moscou (Moskva) viendrait de Méchek et Toubal aurait donné son nom à la ville russe sibérienne de Tobolsk.

En fait, il est possible que ces peuples anciens aient migré, après le Déluge, d'abord en Asie Mineure où ils auraient laissé des traces de leur passage, puis qu'ils aient continué leur route vers l'extrême nord pour s'y établir définitivement ; car la Bible nous dit qu'ils se sont rendus dans les régions côtières au nord d'Israël dans un premier temps, puis qu'ils se trouveront à l'extrême nord à l'époque de la fin :

«D'eux sont issues les populations dispersées le long des côtes, réparties par pays selon la langue et par clans dans chaque nation.» (Gen. 10 : 5).

«Alors tu partiras de ton pays, des extrémités du septentrion, toi et de nombreux peuples avec toi, tous montés sur des chevaux, une grande multitude, une armée puissante.» (Ezék. 38 : 15, version L. Segond).

Les alliés de Magog

Le texte nous dit aussi que d'autres peuples se joindront au pays de Magog pour attaquer Israël :

« Les soldats de Perse, d’Éthiopie, de Pout, s'équiperont tous de boucliers et de casques et iront avec toi.» (Ezék. 38 : 5).

L'ancienne Perse correspond bien-sûr à l'Iran, ainsi que d'autres pays limitrophes comme l’Afghanistan. L’Éthiopie biblique désignerait le Soudan et à la Corne de l'Afrique, et le pays de Pout la Libye actuelle. Or, en observant une carte géographique du monde, nous remarquons que ces pays ligués contre Israël sont situés aux quatre coins du monde par rapport au pays d'Israël qui est au centre.

« ... Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre ... » (Apoc. 20 : 8, version L. Segond).

« ... Ils (Israël) se sont rassemblés en sortant des nations étrangères, ils ont acquis des troupeaux et des richesses et ils vivent au centre du monde. » (Ezék. 38 : 12).


Quand aura lieu cette guerre ?

Comme nous l'avons dit, il y a plusieurs interprétations, parfois contradictoires, quant au moment du déclenchement de cette guerre ultime. Il y a même des points de vue différents au sein d'une même religion, alors que la Bible nous donne pourtant plusieurs indices et détails précis sur l'époque de ce conflit.

- Pour le judaïsme rabbinique, la guerre de Gog et Magog a déjà commencé avec les différents conflits qui sévissent pour le moment au Moyen-Orient, et qui aboutiraient à une attaque frontale des nations coalisées contre Israël.
Cette confrontation finale des nations contre Israël devrait donc avoir lieu juste avant l'arrivée du Messie (Machia'h) qui y mettra fin en établissant une ère messianique de paix.

- Ce point de vue est partiellement partagé par quelques chrétiens évangéliques qui pensent qu'il y aura néanmoins deux guerres de Gog et Magog : une juste avant le retour du Messie (Jésus-Christ), puis une seconde à la fin du Millénium.

- Une troisième hypothèse suggère que ce conflit aura lieu uniquement à la fin du Millénium, comme cela est indiqué dans le livre de l'Apocalypse.

« Quand les mille ans seront passés, Satan sera relâché de sa prison, et il s'en ira tromper les nations répandues dans le monde entier, c'est-à-dire Gog et Magog. Il les rassemblera pour le combat, et ils seront aussi nombreux que les grains de sable au bord de la mer. » (Apoc. 20 : 7-8).

Analyse des textes

Permettez-moi de vous proposer ici le résumé d'une étude sur ce sujet réalisée collectivement par plusieurs frères et sœurs de notre assemblée.

Reprenons le texte des chapitres 38 et 39 du livre d'Ézékiel que nous commenterons en parallèle avec le chapitre 20 du livre de l'Apocalypse :

Ézékiel 38, versets 1 à 6 : Le Seigneur fera sortir plusieurs peuples coalisés de l'extrême nord et des quatre coins de la terre pour attaquer Israël.

Apoc. 20, versets 7 à 8 : Il est dit que Satan trompera les nations dans le monde entier (Gog et Magog) pour attaquer Israël.

Commentaire : Si c'est Satan qui séduit à nouveau ces nations, cela fera néanmoins partie du plan du Seigneur qui démontrera de cette façon sa gloire aux nations et à Israël (voir Ezék. 38 : 16 et 23). Notez bien que le nom « Gog et Magog », désignant ces nations et dont la valeur numérique totalise 70, figure bien dans ce passage d'Apocalypse 20, versets 7 à 8 (voir l'explication plus haut) !

Ézékiel 38, versets 8 à 16 : Il est dit que ces événements arriveront « après de nombreuses années ». Si cela peut se rapporter à notre époque actuelle, cette guerre peut aussi avoir lieu bien après, soit à la fin du Millénium.
Ensuite, le texte indique que le peuple d'Israël, qui sera attaqué, aura survécu aux guerres passées et qu'il sera revenu définitivement dans son pays pour y vivre en paix et en sécurité, après avoir quitté la diaspora. Les maisons ne seront plus fermées à clé et il n'y aura pas de murailles de protection.

Commentaire : Posons-nous alors la question : le peuple d'Israël a-t-il quitté définitivement les pays étrangers où il se trouve en diaspora depuis 2000 ans ? Israël et Juda sont-ils réunis comme cela est annoncé dans de nombreuses prophéties (ex. Jér. 3 : 18) ? Et enfin, les Israéliens d'aujourd'hui vivent-ils en parfaite sécurité dans leur pays sans murailles (le mur de séparation et le dôme de fer) ni portes fermées à clé ? Évidemment, la réponse est non !

Ézékiel 38, versets 17 à 23 : C'est bien le Seigneur lui-même qui interviendra contre cette coalition de peuples, et il y aura un grand tremblement de terre, des épidémies et des massacres entre ces peuples eux-mêmes. Le Seigneur leur enverra aussi des torrents de grêle et de pluie accompagnés de feu et de soufre.

Apoc. 20, verset 9 : Le feu et le soufre qui descendent du ciel pour anéantir les ennemis qui encerclent Israël et Jérusalem sont également confirmés dans ce passage.

Ézékiel 39, versets 1 à 5 : Le début du chapitre est une répétition de la menace du Seigneur. Mais le verset 4 nous livre un détail très important : c'est sur les montagnes d'Israël que l'armée de Gog et Magog sera anéantie. Ces montagnes peuvent très bien désigner le Golan, les collines de Samarie et/ou les hauteurs de la Jordanie !

Commentaire : Cela nous indique donc que cette bataille de Gog et Magog n'est pas la même que celle qui aura lieu à Harmaguédon ! En effet, c'est dans l'immense plaine de Jizréel, située aux pieds du mont Méguiddo, et dans la vallée de Josaphat que l'ennemi sera anéanti et non pas sur les collines où Gog et Magog seront détruits (Joël 3 : 1-2/Apoc. 16 : 16) !
Beaucoup de passages dans le Premier testament sont utilisés à tort pour affirmer que le conflit d'Harmaguédon est le même que celui de Gog et Magog. Mais il s'agit là d'un regrettable amalgame qui peut s'expliquer par le fait que le judaïsme n'a pas le livre de l'Apocalypse qui fournit ce détail si important du moment où aura lieu cette guerre de Gog et Magog !

Ézékiel 39, versets 6 à 7 : Le Seigneur interviendra jusque dans le pays de Magog pour les punir. Et ce sera pour Lui l'occasion ultime de manifester sa gloire et sa puissance face aux nations, mais également en Israël !

Commentaire : Ce passage pourrait laisser penser que le conflit aura lieu avant le retour du Messie, puisqu'il est dit que le peuple d'Israël reconnaîtra combien le Seigneur est saint. On pourrait se demander pourquoi une telle reconnaissance est nécessaire, si le conflit a lieu à la fin du Millénium, puisque le prophète Habacuc écrivit : « La connaissance du Seigneur glorieux remplira le pays aussi parfaitement que les eaux recouvrent le fond des mers » (Hab. 2 : 14) ?
Réfléchissons mes amis : si Satan est relâché à la fin du Millénium et qu'il séduit à nouveau les hommes, ne pensez-vous pas qu'il pourrait tout aussi bien tromper des Israélites qui auront pourtant été enseignés pendant des générations lors du Millénium ?
C'est probablement l'explication à donner à ce passage, car d'autres détails révélateurs vont nous prouver que c'est bien à la fin du Millénium que cette guerre aura lieu !

Ézékiel 39, verset 8 : Le Seigneur annonce que ces événements vont arriver et qu'ils commencent à se réaliser.

Commentaire : Cela veut dire que la prophétie concernant Gog et Magog était déjà en route à l'époque d'Ézékiel ! Effectivement, ces peuples existaient déjà depuis longtemps et ils étaient déjà en train de s'installer là où ils sont établis de nos jours.

Ézékiel 39, versets 9 à 10 : Après la bataille, les Israélites brûleront les armes de l'ennemi pendant sept ans et ils profiteront de ce butin comme combustible.

Commentaire : Il paraît évident que cette période de sept ans ne peut pas coïncider avec la dernière semaine de Daniel (d'une durée de sept ans également) pendant laquelle une tribulation prendra place en Israël comme dans le monde entier ! De nombreuses prophéties décrivent cette époque comme étant celle du temps de la fin, et nous y sommes déjà !
Mes amis, je vous mets au défi d'essayer de faire coïncider cette période post-Gog et Magog de sept années avec la chronologie du temps de la fin telle qu'expliquée dans de nombreux passages !
Par exemple : comment pourrait comprendre le passage dans Daniel 11 : 42 à 44 où il est dit que le roi du Nord (la Bête) soumettra les Libyens et les Éthiopiens pour ensuite faire face à une menace armée venant du Nord et de l'Est, alors que Gog et Magog auront comme alliés ces deux pays et que c'est le Seigneur qui les anéantira, et non pas le roi du Nord ? Cette contradiction est un exemple parmi beaucoup d'autres nous prouvant que la guerre de Gog et Magog n'aura pas lieu avant l'établissement du Millénium.

Ézékiel 39, versets 11 à 22 : Après la bataille, les ennemis d'Israël seront enterrés pendant sept mois dans un cimetière situé à l'est de la mer Morte. Ce lieu de sépulture se trouvera dans la Vallée des Passants et s'appellera la Vallée de la Multitude de Gog.

Commentaire : Si cette guerre a lieu avant le retour du Messie et l'établissement du Millénium, pensez-vous que la Jordanie accepterait que les Israéliens puissent enterrer une armée sur leur territoire, car l'Est de la mer morte est toujours en territoire jordanien ?
Il est évident que la réponse est à nouveau non !
Notez que certaines versions de la Bible écrivent « la mer » et d'autres « la mer Morte ». En effet, cette mer qui est de nos jours « morte » ne le sera plus dans le Millénium, et c'est peut-être la raison pour laquelle certaines versions écrivent simplement « la mer ».
D'autre part, nous savons par certaines prophéties que le pays d'Israël sera plus étendu durant le Millénium qu'il ne l'est aujourd'hui ; ce qui pourrait expliquer qu'il sera possible d'enterrer ces soldats morts sur l'ancien territoire de Ruben à l'est de la mer Morte.

Ézékiel 39, versets 23 à 29 : Ce passage est un récapitulatif qui résume pourquoi les Israélites ont été déportés et persécutés durant des siècles ! Mais le Seigneur leur donne cependant une exhortation à revenir à lui et leur promet de les rassembler et de les bénir sur la terre d'Israël.

Conclusion

Quoique ces peuples de Gog et Magog et leurs alliés existent depuis fort longtemps, une lecture attentive des prophéties du livre d'Ézékiel et de l'Apocalypse nous permet de penser que ce conflit ultime aura bien lieu à la fin du Millénium, lorsque Satan sera délié pour un peu de temps.

Au nom de notre assemblée,
Jacquy Mengal

mercredi 25 janvier 2017

Interruption ...

Je dois vous annoncer que ce blog est à l'arrêt pour raison de santé.
Au revoir et à bientôt !

Jacquy Mengal

dimanche 1 janvier 2017

Suffit-il au croyant d'être un Ben No'ah ?

En ces temps d'incertitudes et de confusions spirituelles, beaucoup de croyants s'interrogent sur la validité de leurs convictions et le bien fondé de leurs croyances. C'est ainsi que certains chrétiens, à la recherche des racines hébraïques de leur foi, se laissent séduire par l'enseignement rabbinique des sept lois noa'hides (ou noachides), et décident d'adhérer au mouvement des Bnei Noah (Enfants de Noé).
Si la plupart de ces chrétiens viennent du monde évangélique, on retrouve aussi parmi eux d'autres croyants déçus par l'enseignement qu'ils ont reçu dans leurs congrégations ou églises. Mais que représente ce mouvement et quelles sont ces sept lois noa'hides ?

Les Bnei Noah et les sept lois noa'hides

Selon les rabbins du Centre Noahide Mondial (Brit Olam), les non-juifs qui respectent les sept lois (ou commandements), données aux descendants de Noé par l'intermédiaire de Moïse, font la volonté du Créateur.
Pour le judaïsme rabbinique, il y aurait donc sept commandements qui auraient été donnés en particulier aux nations (les non-juifs) après le Déluge, et d'autres lois plus spécifiques qui ont été données au peuple d'Israël par Moïse.
Il suffirait donc aux non-juifs de respecter ces sept lois pour devenir un ben ou bat Noah (fils ou fille de Noé) et faire la volonté du Créateur, alors que le Juif serait tenu de respecter les 613 commandements (mitsvot), puisque Israël est le peuple élu et celui de la prêtrise.

Ces sept lois noa’hides sont :

L’obligation d’instaurer des tribunaux
L’interdiction du blasphème du Nom divin
L’interdiction de l’idolâtrie
L’interdiction du meurtre
L’interdiction des unions immorales
L’interdiction du vol
L’interdiction de consommer une partie arrachée d’un animal vivant.

De toute évidence, ces sept commandements sont des lois naturelles saines et bonnes qui confèrent à ceux qui les gardent le statut d'être humain évolué. Il est donc tout à fait logique de les retrouver inscrites dans le Décalogue et/ou dans les ordonnances de la Torah (le Pentateuque).

Certes, il n'est pas question, ici, de critiquer cette organisation juive (Brit Olam), puisque cet enseignement rabbinique destiné aux non-juifs est fidèle aux principes du judaïsme. On ne peut donc pas reprocher aux rabbins de vouloir l'enseigner, d'autant plus qu'ils ne font pas vraiment de prosélytisme pour convaincre les non-Juifs.

Par contre, permettez-moi de mettre en garde les croyants (chrétiens ou messianiques) qui souhaiteraient suivre cet enseignement rabbinique en le considérant comme suffisant à leur engagement spirituel.
Si le respect de ces sept lois noa'hides est bien sûr une bonne chose en soi, cela n'est certainement pas suffisant pour faire la volonté du Seigneur !

Un enseignement qui arrange beaucoup de monde !

Tout le monde sait que la plupart des chrétiens, qu'ils soient Catholiques, Protestants, Orthodoxes ou autres, ne croient pas en la nécessité de respecter le repos du shabbat ni les fêtes bibliques, qu'ils nomment d'ailleurs « les fêtes juives ».
De la même façon, le fait de manger des viandes impures et de consommer du sang ne représente pour eux aucune faute, et ils ne s'en privent évidemment pas, alors que les Juifs (religieux) se gardent bien d'y toucher.

Avec cet enseignement des sept lois noa'hides, nous avons donc d'une part des non-juifs qui se voient confortés dans leur conviction que le shabbat et d'autres prescriptions de la Torah ne les concernent absolument pas. Puis, d'autre part, certains rabbins qui estiment que les non-juifs n'ont pas besoin de respecter le repos du shabbat ou l'interdiction de consommer les aliments impurs mentionnés dans le livre du Lévitique, alors que le peuple juif y est tenu.

Pour rappel

Permettez-moi d'abord de rappeler que nous sommes tous (le peuple juif y compris) les enfants de Noé, puisque l'humanité s'est reconstruite après le Déluge avec la descendance de ce patriarche.
D'autre part, affirmer que le repos du shabbat aurait été institué par Moïse et qu'il serait réservé uniquement au peuple juif est tout à fait inexact !
Le repos du shabbat a été instauré par le Créateur lui-même au Jardin d’Éden pour que l'humanité se souvienne qu'il a fallu sept jours pour créer le monde que nous connaissons.

« Dieu, après avoir achevé son œuvre, se reposa le septième jour de tout son travail. Il fit de ce septième jour un jour béni, un jour qui lui est réservé, car il s'y reposa de tout son travail de Créateur. » (Genèse 2 : 2-3/Hébreux 4 : 4).

Il est donc certain que Noé, tout comme les autres patriarches, respectaient déjà le repos du shabbat, alors qu'ils n'étaient évidemment pas Juifs, puisque le peuple juif est né après la division du royaume de Salomon avec l'union des tribus de Juda, de Benjamin, de Lévi et d'une partie de la tribu de Siméon.

Le shabbat est donc un rappel pour tous les hommes (et pas seulement pour les Juifs) que le Créateur s’est reposé le septième jour après avoir tout créé. De ce fait, le shabbat a été institué bien avant le don de la Loi sur le mont Sinaï et, en l'incluant dans le Décalogue, Moïse n'a fait que confirmer l'importance de son respect.

« N'oublie jamais de me consacrer le jour du sabbat. Tu as six jours pour travailler et faire tout ton ouvrage. Le septième jour, c'est le sabbat qui m'est réservé, à moi, le Seigneur ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni tes enfants, ni tes serviteurs ou servantes, ni ton bétail, ni l'étranger qui réside chez toi. Car en six jours j'ai créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, puis je me suis reposé le septième jour. C'est pourquoi moi, le Seigneur, j'ai béni le jour du sabbat et je veux qu'il me soit consacré. » (Exode 20 : 8 à 11).

Le shabbat est-il réservé au seul peuple juif ?

Pour répondre aux détracteurs de tous bords, je dirais d’abord que la Bible déclare expressément que le shabbat a été fait pour l’homme, tous les hommes, même si la majorité d'entre-eux refusent de le respecter :

« Jésus leur dit encore : - Le sabbat a été fait pour le bien de l'homme; l'homme n'a pas été fait pour le sabbat. C'est pourquoi, le Fils de l'homme est maître même du sabbat. » (Marc 2 : 27-28).

Et, si ce passage n'est jamais lu dans la synagogue, puisqu'il provient du Nouveau testament, nous pouvons citer alors le livre d'Esaïe qui recommande aux non-Juifs de respecter le shabbat :

« 2 Heureux sera l'homme qui fait ce que j'ai dit, qui s'y tient fermement, qui respecte avec soin le sabbat et s'interdit de faire quelque mal que ce soit !'
3 Il ne faut donc pas que l'étranger qui s'est attaché au Seigneur aille s'imaginer : 'Le Seigneur me met à part, à l'écart de son peuple' Il ne faut pas non plus que l'eunuque se mette à dire : 'Je ne suis qu'un arbre sec'. 4 Car le Seigneur déclare : 'Si un eunuque respecte mes sabbats, (...) 5 alors je lui réserverai, sur les murs de mon temple, un emplacement pour son nom (...) 6 Quant aux étrangers (...) le Seigneur déclare : 'S'ils respectent avec soin le sabbat, s'ils se tiennent à l'engagement que j'attends de mon peuple, 7 alors je les ferai venir sur ma montagne sainte (...) 8 Celui qui a rassemblé les dispersés d'Israël, le Seigneur Dieu, ajoute : 'J'en ai déjà rassemblés, j'en rassemblerai d'autres encore. » (Esaïe 56 : 2-8).

Celui qui croit en Yéchoua est un Israélite spirituel

Vous, qui êtes baptisés (Juifs et non-Juifs), ne savez-vous pas que vous faites partie du peuple d'Israël spirituel ? Certes, le Juif est déjà un membre physique de ce peuple d'Israël, alors que le non-Juif deviendra par son baptême un membre spirituel du peuple saint. C'est ce que l'apôtre Paul nous a très bien expliqué :

« Le peuple d'Israël est comme un olivier cultivé dont quelques branches ont été coupées ... » (Rom. 11 : 17).

« Toi qui n'es pas juif, tu es la branche naturelle d'un olivier sauvage : on l'a coupée et greffée, contrairement à l'usage naturel, sur un olivier cultivé. Les Juifs, eux, sont les branches naturelles de cet olivier cultivé : il sera donc beaucoup plus facile de les greffer de nouveau sur l'arbre auquel ils appartenaient déjà. » (Rom. 11 : 24).

Ainsi, un non-Juif, considéré comme une branche d'olivier sauvage, peut très bien être greffé sur cet olivier cultivé (Israël). Tout comme un Juif qui renonce à son incrédulité serait greffé à nouveau sur l'arbre d'où il vient.
Le croyant non-Juif devient donc par son baptême un membre de l'Israël spirituel, et il bénéficiera des promesses faites au peuple de Dieu.

« Et si l'homme qui n'a pas été circoncis obéit aux commandements de la loi, Dieu ne le considérera-t-il pas comme s'il était circoncis ? L'homme qui n'est pas circoncis en sa chair, mais qui obéit à la loi, te jugera, toi qui désobéis à la loi, bien que tu possèdes la loi écrite et que tu sois circoncis. En effet, le vrai Juif n'est pas celui qui l'est seulement en apparence et qui es circoncis seulement de façon visible, dans sa chair. Mais le vrai Juif est celui qui l'est intérieurement, ... » (Rom. 2 : 26-29).

« Autrefois, vous n'étiez pas le peuple de Dieu, mais maintenant vous êtes son peuple... » (I Pierre 2 : 10).

« Car nous sommes ceux qu'il a appelés, non seulement d'entre les Juifs mais aussi d'entre les autres peuples. » (Rom. 9 : 24)

Le plus important !

Attention mes amis ! Ceux qui veulent adhérer au mouvement des Bnei Noah doivent savoir qu'ils devront renoncer à croire en la divinité de Yéchoua (Jésus-Christ), puisque le judaïsme ne Le reconnaît pas (encore) comme le Fils du Tout-Puissant et le Messie annoncé par les prophètes. Pour les rabbins du mouvement Brit Olam, l'adoration de Yéchoua, Fils du Tout-Puissant, est considéré comme de l'idolâtrie ! Ce qui est bien évidemment tout à fait contraire à ce qu'affirme l’Écriture :

« Jésus lui répondit : - Je suis le chemin, je suis la vérité, je suis la vie. Personne ne peut aller au Père autrement que par moi. » (Jean 14 : 6).

« En effet, celui qui rejette le Fils, rejette également le Père ; celui qui reconnaît le Fils a également le Père. » (I Jean 2 : 23).

Il n'est certes pas question de dénigrer le judaïsme qui est la source du christianisme, ni le peuple juif qui est le gardien des oracles de Dieu (la transmission de la Bible), mais il est évident que l'on peut très bien aimer Israël et son peuple, sans pour autant rejeter son Messie qu'ils n'ont pas (encore) reconnu !

« Y a-t-il alors un avantage à être Juif ? La circoncision a-t-elle une valeur. L'avantage est grand, à tous égards. Et d'abord, c'est aux Juifs que Dieu a confié ses paroles. » (Rom. 3 : 1-2).

« ... Ils regarderont à moi, à cause de celui qu'ils ont transpercé. Ils pleureront sur lui comme on pleure la mort d'un fils unique, ils se lamenteront amèrement comme lorsqu'on perd un fils premier-né. » (Zach. 12 : 10/Jean 19 : 37).

« ... une partie du peuple d'Israël est devenue incapable de comprendre, mais cela ne durera que jusqu'à ce que l'ensemble des autres peuples soit parvenu au salut. Et voilà comment tout Israël sera sauvé, comme le déclare l'Écriture ... » (Rom. 11 : 25-26).

Janvier 2017
Jacquy Mengal