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La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. A ceux qui désirent copier et publier des articles, je leur demande de mentionner le titre et le lien URL de l'article, ainsi que le nom de l'auteur. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture.

samedi 20 mai 2017

Pentecôte - Shavouot 2017

Cette année encore, la fête de la Pentecôte (Shavouot) sera célébrée à deux dates différentes par les croyants messianiques, selon la façon dont ils auront calculé le décompte des cinquante jours (le Omer).
Ainsi la fête tombera soit le dimanche 4 juin pour certains (dont je suis), ou le mercredi 31 mai pour d'autres qui se réfèrent à la date choisie par le judaïsme rabbinique.

D'emblée, permettez-moi de dire qu'il y a décidément des enseignements qui ont du mal à être accepté par certains croyants, malgré les études réalisées par quelques-uns sur ce sujet en particulier. Mais encore faudrait-il que ces croyants soient sincèrement à la recherche de la vérité, et surtout qu'ils soient prêts à changer leur point de vue quand il est avéré que celui-ci est manifestement faux !

Une espérance légitime

Quelques groupes messianiques en Israël et dans d'autres pays souhaitent vivement que le miracle de l'effusion de l'Esprit saint (Rouah HaKodesh), qui eut lieu lors de la fête de la Pentecôte en l'an 30 à Jérusalem, se déroule à nouveau aujourd'hui au sein de nos assemblées.

« 1 Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit (...) 4 Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon ce que l'Esprit leur donnait d'exprimer. » (Actes 2 : 1-4).

C'est ainsi que les responsables et pasteurs de ces groupes, dans l'attente de cet événement, invitent les croyants du monde entier à jeûner et prier ardemment pour que cette effusion ait lieu.
A n'en pas douter, ces gens sont certainement sincères dans leur démarche et leur espérance est tout à fait légitime. Mais ont-ils vraiment compris ce que représente cette solennité, et surtout, quelle est l'importance de la célébrer au bon moment ?

Signification de la fête

Dans plusieurs articles précédents, nous avons déjà expliqué de façon détaillée ce que représente la fête de la Pentecôte. Je vous suggère donc de vous reporter à ces articles pour une compréhension globale de la fête, si vous le désirez (1).
Rappelons néanmoins que si Shavouot (nom de la fête en hébreu) commémore pour le judaïsme le don de la Torah (le Pentateuque) au mont Horeb ; pour le christianisme, la fête de la Pentecôte (du nom grec « cinquantième ») représente le don de l'Esprit saint. Ces deux interprétations étant tout à fait complémentaires.

D'autre part, comme chacun sait, la fête porte plusieurs noms, ce qui nous donne une signification complète de la fête, en nous indiquant même le moment de sa célébration.
Son nom hébreu « Shavouot » est traduit par « Semaines » dans Lévitique 23 : 15-16 et Deutéronome 16 : 9-10 où il est écrit que les Israélites devaient compter sept semaines complètes dès le lendemain du shabbat tombant durant la fête des Pains azymes, pour arriver ensuite à la fête de Shavouot :

« 15 Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous compterez sept semaines entières. 16 Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième sabbat ... » (Lév. 23 : 15-16, version L. Segond).

« 9 Puis tu compteras sept semaines : aussitôt qu'on mettra la faucille aux blés, tu commenceras à compter ces sept semaines. 10 Et tu célébreras une fête des Semaines en l'honneur de l’Éternel, ton Dieu ... » (Deut. 16 : 9-10, version du Rabbinat français).

Le nom « Pentecôte », qui est d'origine grecque, signifie « cinquantième » (pentèkostè).
Ce nom rejoint la signification du nom hébreu « Shavouot » puisqu'en comptant sept semaines entières, on arrive au cinquantième jour :

« Cette période de cinquante jours s'étendra donc jusqu'au lendemain du septième sabbat, jour où vous me présenterez une nouvelle offrande. » (Lév. 23 : 16, version en français courant).

Importance de la célébrer à la bonne date

Vous êtes-vous jamais demandés ce qui se serait passé le jour de la Pentecôte de l'an 30, si les apôtres et les disciples ne s'étaient pas réunis tous ensemble le même jour à Jérusalem pour célébrer la fête ?
On pourrait en effet se demander si l'Esprit saint aurait été donné de la même façon sur des disciples assemblés lors de jours distincts ?

Réfléchissez à cela mes amis ! Nous ne pouvons pas avoir tous raison en déclarant que la fête de la Pentecôte tombe tel jour pour certains, ou tel autre jour pour d'autres ! Il y a forcément une interprétation erronée et une autre qui est correcte !
En toute humilité, il nous faut donc rechercher quelle est la bonne date de la fête, si nous voulons vraiment que l'Esprit saint soit donné à nouveau comme cela a été prophétisé dans le livre du prophète Joël :

« Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ... » (Actes 2 : 16-18, version L. Segond, corroboré par Joël 2 : 28 à 32 dans la version L. Segond, ou Joël 3 : 1 à 5 dans la version en français courant).

Si l'apôtre Pierre mentionna cette prophétie en son temps et pour ce qui était en train de se passer en ce jour de Pentecôte de l'an 30, il ne fait aucun doute que cette prophétie se réalisera à nouveau à notre époque, puisqu'il y ait fait mention des « derniers jours » et du retour du Seigneur.
Nous pouvons donc avoir l'assurance que l'Esprit saint se répandra à nouveau sur des véritables croyants gardant les Commandements et ayant la foi en Yéchoua le Messie, pourvu qu'ils soient réunis ensemble au jour choisi par le Seigneur pour le louer !

Controverse au sujet de la date

Cette différence de date pour la célébration de la fête provient de deux interprétations du texte biblique.

- Les partisans de la Pentecôte rabbinique (2) considèrent que le décompte du Omer (les 50 jours) doit commencer dès le lendemain du 1er jour des Pains azymes, qu'ils considèrent comme un shabbat annuel, et non le lendemain du shabbat hebdomadaire tombant pendant la fête des Pains azymes.
De cette façon, pour eux, comme pour le judaïsme rabbinique, Shavouot peut tomber un autre jour que le dimanche, même s'il arrive parfois que ce jour tombe un dimanche, comme ce fut le cas en 2015.
Cette année 2017, ils célébreront donc la fête le mercredi 31 mai, soit 50 jours après le balancement de la gerbe du 12 avril 2017.

- A l'instar des Juifs Karaïtes, nous considérons que le shabbat à prendre en compte est le shabbat hebdomadaire (samedi) tombant pendant la fête des Pains azymes et non le 1er jour des Pains azymes du 15 Nissan, qui n'est d'ailleurs pas à proprement parlé un shabbat (3).
C'est ainsi que nous fêterons la Pentecôte le dimanche 4 juin, soit 7 semaines complètes comptées dès le dimanche 16 avril (lendemain du shabbat hebdomadaire et jour du balancement de la gerbe).

Quelle est la date exacte ?

Dans les articles précédents concernant la Pentecôte, nous avions déjà donné plusieurs arguments confortant le choix du premier jour de la semaine (le dimanche) comme étant celui du jour de la Pentecôte.

En effet, puisque le balancement de la gerbe se faisait le lendemain du shabbat (samedi) tombant durant la fête des Pains azymes, soit le premier jour de la semaine (yom richon en hébreu), le cinquantième jour tombait, lui-aussi, toujours un autre dimanche, jour de la Pentecôte. De cette façon, nous avons bien nos sept semaines complètes plus un jour (7 x 7) + 1 = 50 jours.

A l'appui de ce choix du dimanche, nous avions aussi expliqué que l'épisode de la résurrection du Seigneur Yéchoua confirmait admirablement bien ce choix du premier jour de la semaine comme jour de la fête.

Nous savons, en effet, que le Messie est ressuscité un samedi soir, puisque son corps a été déposé dans le tombeau un mercredi soir et qu'il est resté trois jours et trois nuits dans ce tombeau (Matthieu 12 : 40).
Remarquez cependant que le Seigneur n'est pas monté auprès du Père immédiatement le samedi soir après sa résurrection. Dans le livre de Jean au chapitre 20, il est précisé que le Seigneur est apparu d'abord à Marie de Magdala, lorsqu'elle vint au tombeau le dimanche à l'aube (Jean 20 : 11-18). Or, dès qu'elle eut reconnu le Seigneur, elle voulut l'étreindre, mais Yéchoua l'empêcha et lui dit :

« - Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père ... »

Comprenez-vous donc cela mes amis ? Aussitôt après cette épisode, en ce premier jour de la semaine, le Seigneur monta aux Cieux pour se présenter devant Le Père Très-Haut, tel la Gerbe offerte, précisément au moment même où le Grand prêtre faisait l'offrande de la gerbe d'orge dans le Temple (Actes 2 : 33; Actes 5 : 31).
Ainsi, si le Seigneur est monté à la rencontre du Père le premier jour de la semaine, symbolisant ainsi la gerbe d'orge offerte, c'est bien à partir de ce jour-là, le lendemain du shabbat hebdomadaire de le fête des Pains azymes qu'il nous faut commencer à compter le Omer (les 50 jours), pour arriver à un autre dimanche, lendemain du septième shabbat et jour de célébration de la Pentecôte. (voir l'article : « L'offrande de la gerbe, image du Messie ressuscité »).

Notez que ce choix du premier jour de la semaine (dimanche) pour célébrer la fête n'annule absolument pas le respect du shabbat. Le samedi est toujours bien le jour du shabbat, jour d'adoration du Seigneur et de repos hebdomadaire.

Notes :

1) Voir sur ce blog les articles suivants :


2) Le judaïsme rabbinique (courant majoritaire) est l'héritier du mouvement pharisien. Or, les Pharisiens commençaient le décompte du Omer à partir du lendemain du 1er jour des Pains azymes. Pour les Juifs karaïtes (qui sont plus ou moins les héritiers des Sadducéens), c'est dès le lendemain du shabbat hebdomadaire (le samedi) qu'il faut commencer ce décompte du Omer.

3) On considère souvent les jours de fête comme des shabbats annuels, ce qui n'est pas tout à fait exact. A l'exception du Jour des Expiations (Yom Kippour) durant lequel aucun travail n'est permis (comme le shabbat ; Ex. 35 : 2-3 ; Lév. 16 : 29), certaines tâches sont autorisées lors des autres jours de fête.

« Le jour de la Pentecôte, lorsque vous apporterez au Seigneur une offrande de céréales nouvellement récoltées, vous vous rassemblerez pour adorer le Seigneur et vous n'accomplirez pas votre travail ordinaire. » (Nom. 28 : 26).

L'argument selon lequel le premier jour des Pains azymes est un shabbat n'est donc pas valide. Bien que ce soit un grand jour de fête, il est cependant moins contraignant que le shabbat (ou le Yom Kippour).

Salutations et bonne fête de la Pentecôte
Mai 2017
Jacquy Mengal

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